-
Wall Street ouvre en baisse, digère ses gains de la veille
-
En Suède, la cheffe des sociaux-démocrates chargée de former un gouvernement
-
"2,1 Top boules!" La FDJ ouvre pour la première fois au public les studios du Loto
-
La sécheresse fait bouillir l'éternelle bataille du prix du lait
-
Marchés: les Etats dans l'étau de la hausse des taux
-
Conflits et carburant: Macron dresse le tableau d'une crise durable, des candidats réclament des aides "massives"
-
Netflix premier financeur privé de la production française (Arcom)
-
Patrimoine: un rapport inédit imagine les monuments nationaux dans une France à +2,7°C
-
Zelensky inaugure en Ukraine le premier sommet des pays des Carpates
-
Macron a reçu les candidats à sa succession ou leur bras droit sur des crises qui risquent de "durer"
-
Violences conjugales: peine alourdie en appel pour Stéphane Plaza
-
Budget: les fonctionnaires, à nouveau mis à contribution, dénoncent leur "appauvrissement"
-
Quelque 1.700 migrants transférés des plages de Ceuta vers le port de l'enclave espagnole
-
Ed Sheeran, superstar de la pop percutée par l'onde de choc de Gaza
-
Berlin plaide pour une taxe européenne sur les superprofits pétroliers
-
"Complètement fou": un navire de guerre de Louis XIV en chantier dans le Nord
-
Russie : Moscou prend le contrôle des actifs de Nestlé, Auchan et de l'ex-Leroy Merlin
-
Warren Buffett quitte la présidence de Berkshire, reste président émérite
-
Japon: des poubelles robotisées mobiles à la rescousse d'une gare de Tokyo
-
Un an après la Déclaration de New York, l'Etat de Palestine reste introuvable
-
Budget: 5% de déficit pour 2027, un objectif "ambitieux" mais "réalisable", dit Lescure à l'AFP
-
En Suède, la cheffe des sociaux-démocrates "prête" à tenter de former un gouvernement
-
La France appelle l'Europe à "des mesures concrètes et rapides" pour l'industrie chimique
-
L'Unesco peut être un "modérateur" dans le "débat global" sur l'IA, affirme son chef
-
L1: L'OM et Genesio entre résignation et mince espoir avant le PSG
-
Retour triomphal d'une célèbre chanteuse à Damas, après 15 ans d'exil
-
Optique-audition: un projet d'interdiction de la publicité divise le secteur
-
Carburants à un prix record: le gouvernement ouvre la porte à de nouvelles aides
-
La Bourse de Paris en léger recul
-
Equateur : les pompiers luttent contre des feux de forêt dans la capitale
-
Claude dirige plus d'un quart des recherches sur les futurs modèles d'Anthropic, dit la firme
-
Carburants: l'aide aux "gros rouleurs" ne "s'arrêtera pas le 30 septembre" annonce le ministre du Commerce
-
Italie: Malen, l'Oranje qui redonne des couleurs à la Roma
-
La fronde s'organise contre le projet de centre de données Google près de Châteauroux
-
Un policier, acquis à une idéologie d'ultradroite, écroué à Paris pour préparation d'acte terroriste
-
Les Bourses européennes débutent en légère baisse
-
Thaïlande: les séparatistes musulmans promettent de se battre "jusqu'à la fin des temps"
-
"EA Sports FC": cinq choses à savoir sur l'édition 27 du jeu de football
-
La Guinée interdit la diffusion de France 24 pour un commentaire sur le président
-
Au Kenya, la politique sida de l'administration Trump tue déjà
-
France Télé devra économiser 90 millions d'euros en 2027, selon sa présidente
-
En Cisjordanie, des Palestiniens trouvent refuge dans des grottes
-
Aux Etats-Unis, la diaspora iranienne profondément divisée sur la guerre
-
En Amazonie brésilienne, rêve d'or noir et crainte de marée noire
-
Des bébés orangs-outans symptômes du bond du trafic d'animaux en Inde
-
Equipe de France: Zidane rend sa première copie
-
Ligue 1: Monaco-Lens en entrée, Lyon-Rennes en plat et le "Classique" en dessert
-
Ligue 1: entre buts et polémiques, Paris Brunner au centre de l'attention
-
Coupe Davis: la France orpheline de Fils défie le Canada d'Auger-Aliassime
-
Crises et carburant: Macron reçoit les candidats à sa succession ou leur bras droit
A son procès pour viol, le chanteur marocain Saad Lamjarred vante son "grand respect" des femmes
Soupçonné d'avoir violé et frappé une jeune femme en 2016, le chanteur star marocain Saad Lamjarred a insisté au premier jour de son procès à Paris sur son "grand respect" pour les femmes, tout en refusant de s'exprimer sur d'embarrassantes précédentes accusations de viol.
Saad Lamjarred, petite barbe, pull marine sur chemise blanche, écoute attentivement la présidente de la cour d'assises rappeler les faits qui lui sont reprochés.
"Vous contestez toujours ?", demande Frédérique Aline. Saad Lamjarred confirme.
"J'ai attendu ce moment pendant presque sept ans, pour dire tout ce que vous voulez entendre sur cette affaire qui nous a fait beaucoup de mal à moi et à mes proches", dit-il, s'exprimant en arabe ou en anglais via une interprète, parfois en français qu'il maîtrise moins.
De l'autre côté de la petite salle d'audience, Laura P., costume sombre, cheveux châtains lâchés sur les épaules, détourne le regard dès qu'il prend la parole. Quand elle l'a aperçu en arrivant, elle a été prise d'une crise de larmes.
Les faits qu'elle dénonce remontent à octobre 2016. Âgée de 20 ans, elle avait accompagné Saad Lamjarred à son hôtel sur les Champs-Élysées après une soirée chargée en alcool et cocaïne.
Ils s'étaient embrassés mais quand il était devenu plus entreprenant, elle avait tenté de l'arrêter, avait-elle raconté aux enquêteurs. Il l'aurait alors frappée et violée.
La cour commence par s'intéresser au parcours de vie de Saad Lamjarred, 37 ans aujourd'hui.
Patient, poli - il commence toutes ses réponses par "Madame la présidente" -, le chanteur, adulé au Maroc et connu dans dans tout le monde arabe, retrace son enfance heureuse dans une famille d'artistes respectée dans son pays - son père chanteur très populaire, sa mère comédienne.
A 16 ans, il part poursuivre sa scolarité aux Etats-Unis mais abandonne vite l'école. "I followed my dreams" (j'ai suivi mes rêves"), justifie-t-il. Il enchaîne les petits boulots, espérant percer dans la musique.
- "Un problème" -
Il commence à se faire connaître en 2007 en participant à un télé-crochet libanais avant de devenir célèbre vers 2015 - ses clips accumulent des centaines de millions de vues sur Youtube.
"Je profite de ma célébrité pour transmettre des choses positives aux gens, tout ça dans un esprit de respect, de grand respect pour la femme", dit-il spontanément à la cour.
"Mais ces dernières années avec cette histoire...", souffle la pop star, "j'ai vécu un gros stress, une grosse dépression".
La cour veut en savoir plus sur les "valeurs" qu'il véhicule dans ses chansons. "Je veux montrer la culture de mon pays, la femme marocaine moderne et libre", répond-t-il, évoquant la "beauté", "l'intelligence" de la femme arabe et sa "complémentarité de l'homme".
Sur d'autres sujets, il est nettement moins prolixe. "Pourquoi être parti des Etats-Unis en 2010 ?", demande innocemment la présidente.
"J'ai eu un problème, j'ai décidé de rentrer", balaie Saad Lamjarred, dont le visage s'est fermé. "Je ne souhaite pas évoquer cette affaire", rétorque-t-il quand la présidente insiste.
Car planent sur ce procès l'ombre d'embarrassantes et similaires accusations de viol d'autres jeunes femmes, même si le casier judiciaire de Saad Lamjarred demeure vide.
Il a été mis en cause pour viol à New York en 2010 mais les poursuites ont été abandonnées après un arrangement financier avec la victime. Une Franco-Marocaine l'a accusé d'un viol à Casablanca en 2015 avant de se mettre en retrait de la procédure, évoquant de lourdes pressions familiales, et un non-lieu avait été ordonné.
Il a enfin été mis en examen pour viol à Saint-Tropez, en 2018.
Quand l'accusation revient à la charge sur l'affaire new-yorkaise, l'un des avocats du chanteur, Me Jean-Marc Fedida, se lève et s'emporte: "Si vous avez l'intention de faire des procès qui n'ont pas eu lieu, on ne va pas s'entendre !"
La cour n'aura pas plus de chances avec la femme du chanteur, qui élude les questions sur les précédentes accusations. "Je sais qu'il est innocent, c'est mon mari, je le connais".
Le procès est prévu jusqu'à vendredi.
A.Silveira--PC