-
PIB français : repli de 0,1% au troisième trimestre et craintes récession
-
L'État français débloque un milliard d'euros pour les prêts garantis
-
Hausse des assurances habitation : +7% prévus pour 2027
-
Le gouvernement vise un déficit social réduit à 12,7 milliards d'euros en 2027
-
Près de 90 % des PDG américains prévoient d'embaucher malgré l'IA
-
Plafond des retraites du privé : le nouveau montant pour 2027
-
SCANDIC FINANCE ने एलेक्स बोडी को समूह का उपाध्यक्ष नियुक्त किया
-
SCANDIC FINANCE แต่งตั้งอเล็กซ์ โบดี เป็นรองประธานกลุ่มบริษัท
-
SCANDIC FINANCE Grubu, Alex Bodi’yi başkan yardımcılığına atadı
-
Alex Bodi wiceprezesem grupy SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди е назначен за вицепрезидент на групата SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi a SCANDIC FINANCE vállalatcsoport új alelnöke
-
Ο Άλεξ Μπόντι νέος αντιπρόεδρος του ομίλου SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi byl jmenován viceprezidentem skupiny SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi utsedd till vicepresident för SCANDIC FINANCE-koncernen
-
تعيين أليكس بودي نائبًا لرئيس مجموعة SCANDIC FINANCE
-
SCANDIC FINANCEグループ、アレックス・ボディ氏を副社長に任命
-
SCANDIC FINANCE 그룹, 알렉스 보디 부사장 선임
-
亞歷克斯・博迪獲任命為 SCANDIC FINANCE 集團副總裁
-
Алекса Боді призначено віцепрезидентом групи SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди назначен вице-президентом группы SCANDIC FINANCE
Génocide rwandais: comparution au Cap de Fulgence Kayishema
Fulgence Kayishema, soupçonné d'avoir joué un rôle capital lors du génocide au Rwanda en 1994, a comparu vendredi devant un tribunal du Cap, deux jours après son arrestation dans une exploitation agricole sud-africaine, point final d'une cavale qui aura duré une vingtaine d'années.
M. Kayishema, 62 ans, qui était jusqu'à son arrestation l'un des quatre derniers fugitifs recherchés pour leur rôle dans le génocide qui a causé la mort de 800.000 Rwandais, en majorité tutsi, par des extrémistes hutu, est apparu impassible sur le banc de accusés.
Silhouette trapue enveloppée dans une parka bleue, chauve et portant de fines lunettes, le sexagénaire, entouré d'officiers armés portant casques et gilets pare-balles, a reconnu être l'homme recherché par la justice et la police internationale. Passé maître dans l'emprunt d'identités, il utilisait dernièrement le nom de Donatien Nibashumba.
M. Kayishema était visé par un mandat d'arrêt émis par le Mécanisme international (MICT) chargé depuis 2015 d'achever les travaux du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) mis en place par l'ONU après le génocide.
Il aurait bénéficié, pour brouiller les pistes des enquêteurs, de l'aide de parents ainsi que de membres des ex-Forces armées rwandaises et des Forces démocratiques de libération du Rwanda et de personnes adhérant à l'idéologie génocidaire du Hutu Power.
Au cours de cette première comparution, la question de son extradition vers le Rwanda n'a pas été abordée. L'accusé a été placé en détention provisoire dans la prison de haute sécurité de Pollsmoor près du Cap; la prochaine audience est prévue le 2 juin.
- "Planification et exécution" -
Fulgence Kayishema était inspecteur de police judiciaire pendant le génocide au Rwanda. Il était "l'un des fugitifs les plus recherchés au monde pour génocide", selon la justice internationale.
L'accusé a "directement participé à la planification et à l'exécution" du massacre de plus de 2.000 Tutsi réfugiés dans l'église de Nyange, dans la commune de Kivumu (nord-est), "notamment en se procurant et en distribuant de l'essence pour incendier l'église avec les réfugiés à l'intérieur", selon les procureurs de l'ONU.
"Lorsque cela a échoué, M. Kayishema et d'autres ont utilisé un bulldozer pour que l'église s'effondre, enterrant et tuant les réfugiés à l'intérieur", selon l'acte d'accusation.
Il aurait également, dans les jours suivants, participé à la supervision du macabre transfert des cadavres de l'église vers des fosses communes.
L'ex-fugitif est inculpé par la justice internationale de génocide, complicité de génocide, complot en vue de commettre le génocide et de crimes contre l'humanité.
Le TPIR a condamné au total 62 personnes. D'autres, comme Augustin Bizimana, l'un des principaux architectes du génocide, sont morts sans avoir affronté la justice internationale.
Le procès de Félicien Kabuga, financier présumé du génocide, s'est ouvert en septembre 2022, mais été suspendu en mars le temps de décider s'il est en assez bonne santé pour rester sur le banc des accusés.
L'association de survivants du génocide, Ibuka, très active dans les recherches pour faire arrêter les responsables, a dit espérer que lors du procès de Fulgence Kayishema, "les rouages de la justice ne connaîtront pas les types de retards que le procès Kabuga a connus".
Trois fugitifs sont toujours recherchés par la justice internationale pour leur rôle présumé dans le génocide rwandais.
E.Raimundo--PC