-
Rush à Pékin pour revendre son drone avant l'interdiction totale
-
Paris appelle Moscou à "revenir" sur sa prise de contrôle d'entreprises françaises
-
Ed Sheeran remonte sur scène à Philadelphie après la polémique autour de Gaza
-
Cuba : nouvelle panne de courant massive, la septième de l'année
-
Trump annonce avoir obtenu un "contrôle permanent" sur la sécurité du Groenland
-
Ligue 1: Monaco et Brunner poursuivent leur été indien en battant Lens
-
Wall Street termine en ordre dispersé, entre Fed et taux élevés
-
Trump veut empêcher CNN et d'autres médias de venir à la Maison Blanche
-
Nouveau bilan d'une attaque jihadiste au Mali: au moins 100 militaires tués (sources concordantes)
-
Mbappé tourne le dos à Nike et choisit On pour en devenir le personnage central
-
Equipe de France: Zidane joue l'ouverture à tout-va pour sa première liste
-
Sécheresse : les stations de lavage auto sont "la seule profession à qui on interdit de travailler", s'insurgent-elles
-
En difficulté, le secteur audiovisuel cible "l'apathie" des pouvoirs publics
-
La Bourse de Paris dans le rouge, les taux d'emprunts français flambent
-
Chef de l'ONU: la Costaricaine Grynspan en tête lors d'un nouveau vote
-
Lidl France change soudainement de patron, une "surprise totale" pour les syndicats
-
Fin de la conférence Travail Emploi Retraites, des pistes sur la table pour candidats et partenaires sociaux
-
Othman Garrido, l'itinéraire presque trop parfait d'un ex-jihadiste "en reconstruction"
-
Netflix premier financeur privé de la production française selon les indicateurs légaux (Arcom)
-
Pakistan: sursis pour des étudiants en médecine afghans menacés d'expulsion
-
Wall Street ouvre en baisse, digère ses gains de la veille
-
En Suède, la cheffe des sociaux-démocrates chargée de former un gouvernement
-
"2,1 Top boules!" La FDJ ouvre pour la première fois au public les studios du Loto
-
La sécheresse fait bouillir l'éternelle bataille du prix du lait
-
Marchés: les Etats dans l'étau de la hausse des taux
-
Conflits et carburant: Macron dresse le tableau d'une crise durable, des candidats réclament des aides "massives"
-
Netflix premier financeur privé de la production française (Arcom)
-
Patrimoine: un rapport inédit imagine les monuments nationaux dans une France à +2,7°C
-
Zelensky inaugure en Ukraine le premier sommet des pays des Carpates
-
Macron a reçu les candidats à sa succession ou leur bras droit sur des crises qui risquent de "durer"
-
Violences conjugales: peine alourdie en appel pour Stéphane Plaza
-
Budget: les fonctionnaires, à nouveau mis à contribution, dénoncent leur "appauvrissement"
-
Quelque 1.700 migrants transférés des plages de Ceuta vers le port de l'enclave espagnole
-
Ed Sheeran, superstar de la pop percutée par l'onde de choc de Gaza
-
Berlin plaide pour une taxe européenne sur les superprofits pétroliers
-
"Complètement fou": un navire de guerre de Louis XIV en chantier dans le Nord
-
Russie : Moscou prend le contrôle des actifs de Nestlé, Auchan et de l'ex-Leroy Merlin
-
Warren Buffett quitte la présidence de Berkshire, reste président émérite
-
Japon: des poubelles robotisées mobiles à la rescousse d'une gare de Tokyo
-
Un an après la Déclaration de New York, l'Etat de Palestine reste introuvable
-
Budget: 5% de déficit pour 2027, un objectif "ambitieux" mais "réalisable", dit Lescure à l'AFP
-
En Suède, la cheffe des sociaux-démocrates "prête" à tenter de former un gouvernement
-
La France appelle l'Europe à "des mesures concrètes et rapides" pour l'industrie chimique
-
L'Unesco peut être un "modérateur" dans le "débat global" sur l'IA, affirme son chef
-
L1: L'OM et Genesio entre résignation et mince espoir avant le PSG
-
Retour triomphal d'une célèbre chanteuse à Damas, après 15 ans d'exil
-
Optique-audition: un projet d'interdiction de la publicité divise le secteur
-
Carburants à un prix record: le gouvernement ouvre la porte à de nouvelles aides
-
La Bourse de Paris en léger recul
-
Equateur : les pompiers luttent contre des feux de forêt dans la capitale
Peur, colère mais aussi soutien à Wilders parmi les musulmans néerlandais
Les dirigeants de la communauté musulmane néerlandaise ont exprimé leur colère et leur crainte après la victoire électorale de Geert Wilders, un fervent opposant à l'islam, mais des musulmans se montrent aussi pragmatiques et sont même prêts à lui donner "sa chance".
Ni mosquées, ni foulards, ni corans : le manifeste du parti PVV de Wilders est ouvertement anti-islam. "Nous voulons moins d'islam aux Pays-Bas", peut-on lire dans le programme du PVV.
Wilders a traité les Marocains de "racaille", comparé le Coran à "Mein Kampf" d'Hitler et reçu des menaces de mort après avoir menacé d'organiser un concours de caricatures du prophète Mahomet.
Muhsin Koktas, dirigeant de l'association musulmane CMO, se dit néanmoins "inquiet pour ce pays". "Je ne sais pas si les musulmans sont encore en sécurité aux Pays-Bas", dit-il.
"Certains ont peur, d'autres s'inquiètent pour leur avenir, se demandant ce que le résultat signifie pour leur citoyenneté et leur place dans la société néerlandaise", affirme à l'AFP Habib el Kaddouri, de l'association SMN des Marocains néerlandais.
"En même temps, j'ai remarqué que les gens sont aussi combatifs. Nous ne nous laisserons pas chasser par M. Wilders ou par un gouvernement de droite", fait-il valoir.
- "Il mérite d'avoir sa chance" -
Des musulmans interrogés par l'AFP à Amsterdam et à Venlo (est), la ville natale de Wilders, à la ftontière allemande, ont brossé cependant un tableau plus nuancé, certains attachant plus d'importance aux questions économiques qu'à ses commentaires passés sur l'islam.
"Je suis d'origine turque et musulman. Pourtant, j'ai voté pour Geert Wilders", a déclaré un habitant de Venlo sous couvert d'anonymat.
"Nous sommes tous pauvres et que nous pensons qu'il peut changer les choses", explique-t-il.
"Toutes ces déclarations sur la fermeture des mosquées ne sont que de la politique", résume ce chômeur de 41 ans en grignotant un sandwich au fromage grillé.
Burak Cen, un chauffeur de taxi de 40 ans, n'a pas voté. Mais s'il l'avait fait, il aurait également voté pour Wilders, assure-t-il dans un café d'Amsterdam.
"Je pense qu'il mérite d'avoir sa chance", dit-il à l'AFP. "Il essaie juste de récolter des voix avec sa propagande sur les mosquées et les musulmans. Mais pour le reste, ce qu'il dit sur les Néerlandais et la pauvreté est juste".
"Les réfugiés sont prioritaires pour le logement alors que nous devons attendre 20 ans pour avoir une maison", poursuit M. Cen, évoquant un thème clé de la campagne : la pénurie criante de logements abordables.
- "Jan, Piet, Mustafa, Ahmed" -
Cherchant à apaiser les craintes des minorités après le vote, Geert Wilders a souligné qu'il voulait être "le Premier ministre de tous les Néerlandais, indépendamment de leur religion, de leur sexualité, de leur couleur, de leur sexe ou de quoi que ce soit d'autre".
"Lorsque vous êtes Premier ministre, votre rôle est différent de celui du chef de l'opposition", a-t-il plaidé.
Pour Hasan Bensaid, un ouvrier du bâtiment de 49 ans originaire d'Amsterdam, les fanfaronnades de Geert Wilders à propos de la communauté musulmane du pays, qui compte près d'un million de personnes, ne sont que de la poudre aux yeux.
"Cela fait 20 ans qu'il crie au parlement, cela ne m'impressionne pas. Nous sommes des extrémistes, nous sommes des voleurs, nous sommes tout", déplore Hasan Bensaid.
En revanche, "tout est cher et je pense que les ministres ont fait n'importe quoi". "Je lui donnerai sa chance. Il peut être Premier ministre", conclut-il.
Pour Mustafa Ayranci, de l'association des travailleurs turcs HTIB, sa communauté doit respecter la décision des électeurs, même si elle est décevante.
Il veut prendre au mot Geert Wilders quand il parle d'être le Premier ministre de tous les Néerlandais.
"Il ne sera pas seulement le Premier ministre de Jan et Piet, dit-il, mais aussi celui de Mustafa et Ahmed".
R.Veloso--PC