-
Affaire Epstein/Mandelson: Starmer s'excuse mais entend rester à Downing Street
-
La BCE maintient ses taux face à l'euro fort et l'inflation ralentie
-
Dépression Leonardo: la situation reste "difficile" en Andalousie, risque "maximal" de crue du Tage au Portugal
-
Rugby: les Bleus veulent donner le ton et envoyer un message contre l'Irlande
-
Biathlon: Julia Simon conclura le relais mixte français aux JO-2026 dimanche
-
Lyon: Aulas accusé de "trier" les médias par le club de la presse
-
L'Ukraine et la Russie échangent des prisonniers, pas d'autres avancées à Abou Dhabi
-
Jérôme Guedj, l'ex-frondeur PS devenu l'incarnation des gauches irréconciliables
-
Le bitcoin au plus bas depuis l'élection de Trump
-
Polémique sur l'épandage du sel à Berlin, paralysée par le verglas
-
La lutte contre l'EI, "priorité absolue", dit le chef de la diplomatie française à Damas
-
JO-2026: à Milan, Maxim Naumov patine en mémoire de ses parents
-
Adèle Van Reeth quitte la direction de France Inter en pleins remous pour l'audiovisuel public
-
Emoi aux Etats-Unis après l'enlèvement de la mère d'une journaliste télé
-
Le Parlement entérine la loi olympique 2030, une éclaircie en pleine crise du Cojop
-
Japon: le premier parc à thème permanent "Pokémon" ouvre ses portes à Tokyo
-
Norvège: jugé pour viols, le fils de la princesse Mette-Marit nie avoir drogué quiconque
-
Peur et détermination sur le rail ukrainien pilonné par les attaques russes
-
MaPrimeRénov' va rouvrir pour tous "dans quelques jours", annonce le ministre du Logement
-
Russie: un grand morceau de météorite découvert dans un conteneur en partance pour le Royaume-Uni
-
Dépression Leonardo: fin de l'alerte rouge en Andalousie, où une femme est portée disparue
-
La Bourse de Paris prudente avant la BCE
-
"La Malaisie m'a volé 909 jours": le Français Tom Félix est arrivé à Paris
-
Nucléaire: Pékin renvoie Russes et Américains dos à dos, l'Otan appelle à la retenue
-
L'Ukrainien Aonishiki, étoile montante du sumo japonais au plus près du firmament
-
"La Malaisie m'a volé 900 jours": le Français Tom Félix est arrivé à Paris
-
Londres-Heathrow premier aéroport européen, Istanbul en embuscade
-
Malgré son déclin, le plus puissant clan de Thaïlande entend se poser en faiseur de roi
-
JO-2026: "c'est un lion", la Stelvio, piste mythique et redoutée
-
Pour Milei, un exercice d'équilibriste entre le commerce avec la Chine et l'allégeance à Trump
-
Aux Etats-Unis, la "galère" du quotidien pour les foyers modestes
-
NBA: les Knicks doivent en passer par deux prolongations pour dominer Denver
-
Gestion de l'eau: les collectivités reprennent la main sur "le bien le plus précieux"
-
NBA: gros coup pour Washington qui reçoit Anthony Davis, de Dallas, dans un énorme transfert (presse)
-
Sophie Adenot, une vie à rêver d'espace
-
Anutin Charnvirakul, un caméléon politique déterminé à rester Premier ministre de Thaïlande
-
Des grandes surfaces au gouvernement, Serge Papin nouveau chantre du "Made in France"
-
JO-2026: Romain Allemand pour un premier frisson bleu en snowboard
-
JO-2026: les Bleues du hockey en quête de visibilité et des quarts pour leur grande première
-
L'est de Cuba privé de courant à la suite d'une panne
-
Le président du Nigeria ordonne le déploiement de l'armée après le massacre de 162 personnes
-
Ukraine et Russie poursuivent leurs pourparlers à Abou Dhabi
-
Le chef de la diplomatie française au Proche et au Moyen-Orient
-
Le vote de la loi olympique 2030, une éclaircie en pleine crise du Cojop
-
BCE: l'euro fort et l'inflation au ralenti en ligne de mire jeudi
-
C'est la fin du dernier traité nucléaire entre Moscou et Washington
-
Le crooner Barry Manilow annule ses concerts à Las Vegas
-
Iran et Etats-Unis officialisent la tenue de discussions vendredi
-
La fumée des feux de forêt tue plus de 24.000 Américains par an, selon une étude
-
La fumée des feux de forêt tue plus de 24.000 Américains par an (étude)
L'atrocité des crimes reprochés à Joseph Kony exposée devant la CPI
Villages incendiés, enfants réduits en esclaves sexuels, bébés abandonnés : l'atrocité des crimes reprochés à l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony en Ouganda a été exposée mardi devant la Cour pénale internationale.
Joseph Kony, en cavale depuis deux décennies, est visé par 39 chefs d'accusation de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, dont meurtre, viol, torture et esclavage sexuel. Les exactions auraient été commises entre juillet 2002 et décembre 2005 dans le nord de l'Ouganda.
Sarah Pellet, avocate représentant les victimes, a exposé devant les juges les horreurs subies par les civils ougandais.
Les victimes "n'avaient pas le choix lorsqu'elles ont été contraintes d'assister à des massacres. Elles n'avaient pas le choix lorsqu'on les a forcées à tuer. Elles n'avaient pas le choix lorsque leurs corps ont été transformés en armes de guerre", a déclaré Mme Pellet.
L'avocate a cité le cas d'une fillette de 11 ans enlevée par des combattants de la LRA pour devenir "l'épouse" de l'un d'entre eux.
Cette fillette comme tant d'autres kidnappées étaient "des enfants réduits en esclavage, soumis à des violences sexuelles jour après jour, leur humanité réduite aux caprices d'hommes qui les traitaient comme des biens", a souligné Mme Pellet.
Elle a cité une autre victime qui a témoigné: "les rebelles m'ont tiré dessus, m'obligeant à jeter mon bébé par terre pour fuir. Je ne sais toujours pas où il est".
La CPI a ouvert mardi une audience de mise en accusation, la première à être tenue en l'absence de l'accusé.
Elle ne tient toutefois pas lieu de procès. Lors de cette audience dite de "confirmation des charges" qui doit durer trois jours, l'accusation expose les qualifications retenues contre Joseph Kony.
Les juges décideront ensuite, dans un délai de deux mois, si les accusations sont suffisamment étayées pour ouvrir un procès.
Or le règlement de la cour interdit tout procès par contumace. Un procès ne pourra donc avoir lieu que si Kony est retrouvé et transféré à La Haye.
- "Absolument pas satisfaisant" -
Selon le procureur Mame Mandiaye Niang, "les répercussions des violences inouïes continuent à se faire sentir aujourd'hui encore".
"Marquées dans leur chair et leur esprit, les survivants peinent encore à se remettre des dures épreuves qu'ils ont traversées", a-t-il déclaré devant les juges.
"Le tissu social et culturel du nord de l'Ouganda a été déchiré et le pays peine encore à se reconstruire", a-t-il ajouté.
Environ 200 personnes ont suivi l'audience depuis le hall du lycée de Gulu, en Ouganda.
"Regarder l'écran sans voir le visage de Kony n'est absolument pas satisfaisant. Notre rêve est que Kony soit jugé, qu'il nie ou confirme avoir tué des gens", a déclaré à l'AFP Richard Ochola, un paysan âgé de 34 ans.
"Ce que nous regardons en ce moment n'est pas différent d'un film produit à l'étranger, car dans la salle d'audience, il n'y a personne que nous connaissons ou qui peut s'identifier à notre souffrance", a-t-il ajouté.
Peter Haynes, avocat de Kony, compte démontrer devant la cour que "les accusations, ou du moins certaines d'entre elles, sont formellement inadmissibles ou juridiquement incorrectes".
L'accusation estime que la tenue de cette audience accélérera tout procès potentiel en cas d'arrestation de Kony, né en septembre 1961.
- Guérilla mystique -
L'ancien enfant de chœur catholique était à la tête de la redoutable LRA, qui a terrorisé pendant 30 ans de larges zones d'Afrique centrale.
Guérilla mystique et enracinée dans le nord-ougandais, la LRA est un mouvement millénariste qui a mué au fil des années en un groupe armé régional incontrôlable, se singularisant par son extrême violence contre les civils, y compris les Acholis, ethnie du nord de l'Ouganda qu'elle prétendait défendre.
En Ouganda, mais aussi en RDC, en Centrafrique et au Soudan du Sud, la LRA est accusée d'être responsable de la mort de plus de 100.000 personnes et de l'enlèvement de quelque 60.000 enfants, convertis en soldats ou esclaves sexuels, selon les Nations unies.
Chassé en 2006 du nord de l'Ouganda avec la LRA, Kony avait établi des bases notamment au Soudan, pays qu'il a dû quitter en raison de la guerre civile qui y sévissait. Il s'est ensuite installé dans une région reculée de la République centrafricaine, a établi un groupe d'experts de l'ONU en juin 2024.
Sa dernière apparition connue remonte à 2006, lorsqu'il a déclaré à un journaliste occidental qu'il n'était "pas un terroriste" et que les témoignages relatant les horreurs de la LRA relevaient de la "propagande".
burs-cvo/sba
E.Ramalho--PC