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Un "permis de tuer"? La légalité des frappes antidrogue américaines dans les Caraïbes contestée
L'administration Trump s'est affranchie de tout cadre légal en frappant des trafiquants de drogue présumés dans les Caraïbes, selon des experts qui dénoncent même "un permis de tuer".
L'armée américaine a récemment détruit au moins deux bateaux accusés de transporter de la drogue vers les Etats-Unis, tuant 14 personnes présentées par le président Donald Trump comme des "narcoterroristes" vénézuéliens.
Une opération antidrogue en mer passe d'habitude par l'arraisonnement du navire, l'arrestation de ses occupants et la saisie de son chargement.
Mais Donald Trump a choisi la manière forte, accusant les équipages de menacer la sécurité et les intérêts nationaux des Etats-Unis.
Il "semble s'octroyer un permis de tuer en dehors de la loi", alerte auprès de l'AFP Brian Finucane, ancien conseiller auprès du gouvernement américain sur ces questions et désormais chercheur à l'International Crisis Group.
Le 2 septembre, l'armée américaine a tiré sur un bateau désigné comme appartenant à des trafiquants, tuant 11 personnes qui avaient quitté le Venezuela.
Les Etats-Unis ont mené lundi une nouvelle opération de ce type et tué trois personnes, selon Donald Trump, qui a évoqué le lendemain une troisième frappe.
Des attaques "très étonnantes et sans précédent", reprend l'expert Brian Finucane. Selon lui, le gouvernement américain "n'a pas démontré que c'était légal et n'a même pas vraiment essayé de défendre ses arguments sur ce terrain".
- "Intérêts vitaux" -
Ces frappes ont encore fait monter les tensions entre les Etats-Unis et le Venezuela, déjà au plus haut à cause du déploiement militaire américain d'une ampleur rare dans la région.
Washington est engagé dans un bras de fer avec le gouvernement de Nicolas Maduro, accusé d'être la tête d'un réseau de trafic de drogue, ce dont Caracas se défend véhément.
Selon Brian Finucane, ces opérations diffèrent de celles menées par les Etats-Unis pour lutter contre les jihadistes au Moyen-Orient, elles-même très contestées: elles ont été menées après les attaques du 11-Septembre sur le sol américain et les adversaires étaient des "groupes armés" et hiérarchisés.
"Les cartels violents qui font du trafic de drogue MENACENT la sécurité des Etats-Unis, sa politique étrangère et ses intérêts vitaux", a affirmé Donald Trump.
"Balancer ici et là des termes de droit" ne constitue pas "un argumentaire juridique solide", tance Brian Finucane.
Ces opérations dans les Caraïbes ont aussi été vivement critiquées au Congrès américain, par nombre de parlementaires de l'opposition de gauche, mais pas uniquement.
"Le président n'a légalement pas le droit de tuer des gens dans les eaux internationales en se fondant simplement sur des accusations dénuées de preuves, sans procédure en bonne et due forme", a ainsi écrit sur X l'élu démocrate Don Beyer.
Le républicain Rand Paul s'en est pris lui au vice-président JD Vance, qui défend les opérations. "Quel sentiment ignoble et irréfléchi que de glorifier le fait de tuer quelqu'un sans procès", a écrit le sénateur.
- "Manipulation du droit" -
Mardi, des experts indépendants mandatés par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU ont critiqué des frappes militaires "illégales".
"Le droit international ne permet pas aux gouvernements d'assassiner purement et simplement des narcotrafiquants présumés", ont-ils écrit.
"L'usage de la force potentiellement mortelle n'est autorisé qu'en cas de légitime défense personnelle ou pour défendre autrui contre une menace de mort imminente", ajoutent ces experts, qui ne parlent pas au nom des Nations unies.
Or, selon la professeur de droit Mary Ellen O'Connell, les embarcations visées par l'armée américaine ne remplissent "aucune condition justifiant légalement la légitime défense".
"Il est temps de cesser de manipuler le droit pour autoriser un permis de tuer", insiste auprès de l'AFP cette spécialiste de la question à l'université américaine Notre-Dame. "Le droit à la vie humaine exige le respect du droit en temps de paix, sauf s'il existe des conditions d'hostilités bien réelles."
P.Mira--PC