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A Guayaquil, ville la plus violente d'Equateur, règne la "psychose" (maire à l'AFP)
L'explosion d'une voiture piégée dans une zone commerciale et des valises abandonnées dans les rues alimentent une "psychose collective" à Guayaquil (sud-ouest), affirme dans un entretien à l'AFP Aquiles Alvarez, maire de cette ville, la plus violente d'Equateur.
Âgé de 41 ans, ce passionné de football au look décontracté exerce ses fonctions dans la ville portuaire avec un bracelet électronique à la cheville, depuis que la justice a ouvert une enquête contre lui pour des soupçons de trafic de carburant.
Le maire, qui possède la nationalité équatorienne et espagnole, se dit innocent et accuse le président Daniel Noboa de "persécution politique".
Il attribue également au gouvernement une grande partie de la "faute" pour la crise sécuritaire que connaît sa ville. Elle enregistre le taux d'homicides le plus élevé du pays, lui-même devenu en quelques années l'un des plus dangereux d'Amérique latine.
De janvier à septembre, 1.900 personnes ont été tuées dans cette cité de 2,8 millions d'habitants. Plus de 3.000 plaintes pour extorsion y ont été enregistrées sur les sept premiers mois de l'année.
À Guayaquil, capitale économique du pays, "on vit sous tension", admet l'élu interviewé mercredi. La semaine dernière, sept fausses alertes à la bombe ont été recensées.
"Des sacs à dos avec des vêtements sales à l'intérieur sont abandonnés et les gens s'affolent en croyant que ce sont des bombes", explique M. Alvarez depuis une salle municipale.
Cette peur intervient après une série d'attentats que le gouvernement considère comme des représailles des bandes criminelles contre son offensive militaire. Mi-octobre, un homme est mort et 26 personnes ont été blessées par l'explosion d'une voiture piégée à l'extérieur du plus grand centre commercial de Guayaquil.
- "Bienvenue" aux bases étrangères -
La ville est marquée par de profondes inégalités. Les zones les plus pauvres sont à la merci du crime organisé. Les narcotrafiquants y imposent des zones de surveillance, des écoles pour tueurs à gage et des centres de stockage de drogue et d'armes, selon les autorités.
Dans les quartiers populaires, les attaques armées sont fréquentes, tandis que les zones riches sont protégées par des gardes privés.
Le président Daniel Noboa, 37 ans, impose une politique de fermeté contre le crime organisé lié à l'explosion du trafic de drogue, avec le déploiement de militaires dans les rues.
"Nous considérons qu'il ne faut pas lutter contre la criminalité avec plus d'armes, de gilets, de casques et de balles, mais avec des politiques publiques axées sur la prévention des violences pour réduire les délits", estime au contraire le maire, un protestant évangélique père de trois enfants.
Le quadragénaire a vécu aux États-Unis où il a travaillé comme livreur de pizzas. Il a été missionnaire et dirigeant du Barcelona, l'équipe de football la plus populaire du pays.
En 2023, c'est sous l'égide du parti de l'ancien président socialiste Rafael Correa (2007-2017) que Aquiles Alvarez a arraché la mairie au PSC, un parti de droite qui a gouverné la ville pendant plus de 30 ans.
S'il cherche à se distancier du courant corréiste, M. Alvarez ne tarit pas d'éloges sur l'ancien dirigeant dont le gouvernement a interdit les bases militaires étrangères que l'actuel président de droite envisage de réinstaller par le biais d'une consultation populaire.
"Toute aide est la bienvenue" mais "en aucun cas nous ne devons perdre notre souveraineté", souligne-t-il.
X.Matos--PC