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Le surprenant succès des spiritueux au Bangladesh
A l'heure où les islamistes font un retour en force au Bangladesh, des vapeurs d'alcool flottent au-dessus de la seule distillerie agréée de ce pays à majorité musulmane et qui affiche des bénéfices record.
Carew and Co, fondée il y a 87 ans sous l'Empire britannique, fabrique des spiritueux, de l"Imperial Whiskey" à la "Tsarina Vodka", particulièrement prisés, produits à partir de canne à sucre et des arômes importés des Pays-Bas.
La distillerie publique, unique fournisseur d'alcool réglementé du Bangladesh, a réalisé un bénéfice de 10 millions de dollars (8,65 millions d'euros) en 2024–2025, et versé autant en taxes, selon son directeur général Rabbik Hasan.
Shah Alam, un musulman employé depuis 38 ans dans l'unité d'embouteillage, n'a jamais goûté d'alcool, mais se félicite de l'existence de cette distillerie qui emploie des centaines d'habitants.
Un succès qui a de quoi surprendre dans le quatrième pays musulman le plus peuplé au monde, où la grande majorité des 170 millions d'habitants n'a pas le droit d'acheter de l'alcool.
"C'est le bénéfice le plus élevé depuis la création de l'entreprise", se félicite M. Hasan.
"Nous anticipons une hausse de la croissance l'an prochain", a expliqué à l'AFP le responsable de cette entreprise propriété de l'Etat.
Il explique ces bons résultats notamment par les mesures de restrictions sur les importations et un meilleur contrôle qualité.
Dans un pays où les empoisonnements liés à l'alcool frelaté ou à la falsification de bouteilles importées sont un problème de longue date, les spiritueux de Carew représentent une valeur sûre.
- Permis de boire -
Prince Mamun, un poissonnier de 42 ans, consomme des produits issus de la distillerie depuis une vingtaine d'années.
"C'est moins cher et plus sûr que les marques importées", affirme ce commerçant qui possède un permis et dit boire de l'alcool environ 20 jours par mois.
Un permis du gouvernement est nécessaire pour acheter de l'alcool au Bangladesh et il n'est délivré qu'aux personnes de plus de 21 ans, et principalement accordé aux non-musulmans. Pour l'obtenir, les musulmans ont besoin d'une prescription médicale.
"L'alcool est interdit", rappelle Hasan Maruf, directeur général du Département de contrôle des stupéfiants, tout en précisant que certaines communautés bénéficient d'"exemptions".
Sur cette liste figurent les ressortissants étrangers et les quelque 150.000 ouvriers, principalement hindous, travaillant dans les plantations de thé du pays et qui apprécient l'alcool bon marché de Carew.
Environ 10% de la population du pays n'est pas musulmane et les hindous représentent la plus grande minorité.
La révolte d'août 2024 qui a conduit à la chute de l'ex-Première ministre autoritaire Sheikh Hasina, a enhardi les islamistes, cible favorite de la répression de la "bégum de fer".
Jusqu'à présent, l'alcool, dont la consommation est interdite par la religion musulmane pour des raisons de santé et de moralité, a échappé à leurs fourches caudines.
Les islamistes s'en sont pourtant pris à de nombreuses activités culturelles qu'ils jugent "anti-islamiques", des festivals de musique et de théâtre en passant par des matchs de football féminin et des rassemblements de cerfs-volants.
Mais dans l'immense usine de Darsana, proche de la frontière avec l'Inde, des machines continuent de remplir des bouteilles dans un immense vacarme.
"Nous n'encourageons personne à boire – nous ne vendons qu'à ceux qui le font déjà", tient à préciser M. Hassan.
A.Magalhes--PC