-
La justice polonaise décide de reconnaître les mariages homosexuels conclus dans l'UE
-
Abandon du procès contre Gerry Adams après un accord avec trois victimes d'attentats de l'IRA
-
Villeroy de Galhau souligne que la BCE ne prévoit pas de "récession" en zone euro
-
Athlétisme: l'Ukrainienne Yaroslava Mahuchikh championne du monde en salle à la hauteur
-
IA: le patron de Mistral propose une "contribution obligatoire" pour rémunérer les créateurs
-
Génocide des Yazidis: réclusion criminelle à perpétuité requise contre le jihadiste Sabri Essid
-
Le nouvel an en Iran assombri par la guerre, une raffinerie incendiée au Koweït
-
Municipales: dernier jour de campagne, les yeux déjà rivés sur 2027
-
Méga-coupure en Espagne et au Portugal: les experts pointent un phénomène de surtension incontrôlé
-
Génocide des Yazidis: réclusion criminelle à perpétuité requise à Paris contre le jihadiste Sabri Essid
-
L'Allemagne veut criminaliser les "deepfakes" à caractère sexuel
-
Ski: duel final entre Shiffrin et Aicher à Lillehammer pour le gros globe
-
A Jérusalem, un Aïd "triste et douloureux" sans accès à la mosquée Al-Aqsa
-
Séries Mania 2026 : la montée des pouvoirs autoritaires au coeur des nouvelles créations
-
Soupçon de violence conjugale: la prochaine saison de "The Bachelorette" annulée
-
Japon: à Niseko, le paradis du ski face aux tensions du succès international
-
La Bourse de Paris avance prudemment avec la baisse des prix de l'énergie
-
Derrière le retour de BTS, la face sombre de la K-Pop
-
Washington songe à lever ses propres sanctions sur le pétrole iranien, en pleine guerre avec Téhéran
-
Le groupe sud-coréen phénomène BTS ressort un album, avant son grand retour sur scène
-
Milan-Sanremo: Pogacar face à son obsession
-
Norvège: la princesse Mette-Marit dit avoir été "manipulée et trompée" par Epstein
-
IA: le géant chinois Xiaomi va investir 7,5 milliards d'euros sur trois ans
-
Au Somaliland, un refuge pour guépards sauvés d'un trafic vers le Golfe
-
Le live-shopping, grand bazar numérique à portée de clic
-
NBA: Wembanyama qualifie les Spurs pour les play-offs, James égale un record avec les Lakers
-
Ligue 1: une nouvelle chance pour Lens, un choc Lyon-Monaco
-
Athlétisme: cinq chances de médailles françaises aux Mondiaux en salle
-
Athlétisme: Duplantis et Hodgkinson attendus pour briller aux Mondiaux en salle de Torun
-
En Inde, la fin d'un brevet va doper la lutte contre l'obésité et son juteux marché
-
BTS sort son premier album studio depuis 2020 avant son grand retour sur scène
-
La reprise du verrier Arc sur le point d'être actée
-
BTS sort un nouvel album à la veille de son grand retour sur scène
-
Ligue Conférence: Strasbourg se fait peur mais file en quarts
-
A la veille des législatives, Kolding ville miroir des défis du Danemark
-
Italie : Umberto Bossi, fondateur de la Ligue du Nord, est mort à 84 ans
-
Ligue Europa: Lille prend la porte face à Aston Villa, encore
-
A Grandpuits, TotalEnergies vante le recyclage plastique chimique malgré les critiques
-
Entre angoisse et espoir, les Iraniens célèbrent leur Nouvel an
-
Wall Street termine dans le rouge, lestée par le pétrole
-
Ligue Europa : à dix puis neuf, Lyon éliminé par le Celta
-
Le bébé macaque Punch s'adapte avec courage et attire les foules dans son zoo au Japon
-
L'acteur Chuck Norris hospitalisé à Hawaï
-
Les réseaux sociaux affectent le bien-être des jeunes dans le monde, selon un rapport
-
Attaqué, Accor "dément fermement" être impliqué dans "la traite d’êtres humains ou d'enfants"
-
Jeux vidéo: Ubisoft coupe dans sa filiale américaine Red Storm Entertainment
-
Biathlon: la revanche de Lou Jeanmonnot, sacrée à deux courses de la fin
-
Le Royaume-Uni et le Nigeria concluent un accord pour faciliter les expulsions de migrants
-
La Bourse de Paris termine en forte baisse, emportée par les prix de l'énergie
-
"Autorévélation": quand les entreprises se dénoncent à la justice pour corruption
Peines aggravées requises contre les deux auteurs de la campagne de haine ciblant Samuel Paty
L'accusation a demandé vendredi d'alourdir à vingt ans de réclusion criminelle les peines en appel des deux initiateurs d'une campagne de haine contre Samuel Paty, lancée avant sa décapitation par un jihadiste tchétchène pour avoir montré des caricatures du Prophète lors d'un cours sur la liberté d'expression.
Contre deux proches de l'assassin, Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, "compagnons de route" d'Abdoullakh Anzorov, le parquet général a en outre demandé seize ans de réclusion pour complicité d'assassinat.
Bien qu'ils s'en défendent, ils avaient "conscience du projet terroriste de leur ami" même s'ils "n'avaient pas connaissance" de ses modalités, estime une des deux avocates générales. Elle a demandé à la cour d'assises spéciale de Paris d'ordonner une période de sûreté des deux-tiers durant laquelle aucun aménagement de peine ne serait envisageable.
Cette mesure a également été requise contre Brahim Chnina, 54 ans, et le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, rejugés depuis fin janvier par la cour d'assises spéciale de Paris pour cette cabale en ligne ciblant le professeur du collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).
Les deux hommes avaient interjeté appel de leur condamnation en première instance à 13 et 15 années de réclusion criminelle.
Ils ne connaissaient pas Anzorov, tué après son crime par la police qu'il menaçait. Mais ils n'avaient mis un terme à leur cabale en ligne qu'après la décapitation du professeur d'histoire-géographie le 16 octobre 2020 près de son établissement.
"On ne reproche pas à Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui des actes préparatoires à l'attentat commis par Anzorov. Ce qu'on leur reproche, c'est des actes préparatoires à tous les Anzorov potentiels", déclare une des deux avocates générales.
Leur action et la désignation d'une cible ne peut être mise sous le coup de l'impulsion vite réprimée. Elle "dure dix jours, du 7 octobre au 16 octobre", relève la magistrate, dans un réquisitoire minutieux, s'employant, point par point, à priver d'oxygène la défense qui doit plaider vendredi et samedi.
La cabale a semé au collège une "terreur" qui "était là avant même l'entrée en scène du terroriste Anzorov": "On leur reproche eux d'avoir créé les conditions d'un passage à l'acte terroriste."
- L'école, "fondement de la République" -
"Jamais un dossier de terrorisme n'aura revêtu autant d'enjeux sociétaux", poursuit la magistrate, insistant sur la nécessaire protection de l'école, "fondement de la République".
"L'accusation cherche à faire un exemple et à ce que la cour d’assises répondent à des enjeux sociétaux, là où elle ne devrait être tenue que par le droit", a commenté un des avocats d'Abdelhakim Sefrioui, Me Vincent Brengarth.
Le crime a traumatisé la communauté enseignante et avait jeté l'effroi dans un pays sous tension, avec notamment des menaces d'Al-Qaïda après la republication de ses caricatures par Charlie Hebdo à l'occasion du procès des attentats de janvier 2015.
Les deux hommes affirment n'avoir eu ni conscience de l'assassinat à venir ni intention qu'il advienne. Ils disent également n'avoir pas été mus par la question du blasphème et des caricatures, invoquée par Anzorov dans la revendication de son crime.
Brahim Chnina a parlé du sentiment d'injustice d'un père à qui sa fille avait dit avoir dû quitter la classe parce que Samuel Paty aurait fait sortir les musulmans au moment de montrer les caricatures. Elle avait menti: exclue pour indiscipline, elle n'assistait pas à ce cours.
Quant à Abdelhakim Sefrioui, qui avait contacté Brahim Chnina au début de la campagne en qualité revendiquée de représentant du Conseil des imams de France, il n'aurait été animé que par sa conviction que le professeur avait stigmatisé les élèves musulmans.
Une ligne de défense, balayée par l'accusation: "On est bien sur la question du blasphème", tranche l'avocate générale, rappelant témoignages et propos passés des deux accusés.
Si Brahim Chnina a exprimé "honte" et regrets, Abdelhakim Sefrioui s'est posé en héraut des droits des musulmans, qui aurait été livré à la "vindicte" publique par les autorités françaises avec la complicité de "médias aux ordres".
Secouant parfois la tête ou esquissant un sourire ironique, l'ancien dirigeant du Collectif Cheikh Yassine, du nom du fondateur du Hamas palestinien, militant depuis plus de trois décennies, a écouté l'avocate générale le décrire comme un "manipulateur", intervenu en croyant déceler une occasion "de relancer sa carrière d'islamiste politique qui était en déshérence".
Le verdict est attendu lundi.
L.Mesquita--PC