-
Ligue Europa: L'OM "logiquement sanctionné", selon Genesio
-
Ligue Europa: L'OM trop fragile pour résister à Besiktas
-
Meta épinglé pour ses mesures de protection "insuffisantes" contre les deepfakes
-
La copie d'articles pour l'IA était un "vol sans précédent", selon un responsable de Microsoft, poursuivi par le New York Times
-
Wall Street clôture en nette hausse, salue le ton de la Fed
-
Russie : début des législatives, en pleine guerre en Ukraine
-
Russie: les actifs de Nestlé, Auchan et de l'ex-Leroy Merlin transférés à une même société russe
-
Fed: le monde économique décerne un bon point à Warsh, s'interroge sur l'influence de Trump
-
Jugée pour "un pacte de corruption" avec Ghosn, Dati assène avoir "exercé comme avocate"
-
Le frère de la princesse Diana lance de nouvelles attaques contre Charles III
-
Le pétrole recule un peu, les exportations saoudiennes dans le viseur
-
Première sortie publique pour le prince Harry depuis son retour au Royaume-Uni
-
Lecornu présente un budget "offensif", avec 54 milliards d'économies
-
Budget 2027: effort de 54 milliards, retraités ciblés, débats au Parlement... Les principales annonces de Lecornu
-
L'après-Finul et le renforcement de l'armée libanaise sur la table à Paris
-
Carburants: la colère des pêcheurs retombe après des engagements du gouvernement
-
Fibre Excellence : d'ex-salariés relancent les machines au nom de "la sécurité"
-
Réseaux sociaux: quels changements en vue pour les jeunes Européens?
-
Les Bourses européennes terminent en hausse après la décision de la Fed
-
A bord de l'Itsas-Bellara, le bateau pêcheur de déchets flottants au Pays basque
-
Ligue 1: Toppmöller parti, à Cahuzac de jouer à Lens
-
Deux candidats à la reprise de Duralex veulent sauver la moitié des emplois
-
Le trouble de la personnalité borderline, entre stigmatisation et manque de prise en charge
-
L'administration Trump s'en prend à la protection des espèces menacées
-
Nestlé sera rejugé pour ses décharges sauvages dans les Vosges
-
Charles Sapin sur France Inter: la direction fait des propositions mais la grève est maintenue
-
Micron Technology à Taïwan: après des propositions de la direction, les salariés réclament davantage
-
Andersson promet de faire "avancer la Suède" après sa victoire aux législatives
-
Information inexacte sur Rima Hassan: Laurent Nuñez se défend, LFI veut sa démission
-
En Ecosse, Charles III met en garde les géants de la tech contre les "risques existentiels" de l'IA
-
Carburants: la colère des pêcheurs enfle, réunion au ministère
-
Carburant: les pêcheurs lèvent les blocages à Nice et à Frontignan
-
Apologie du terrorisme: Dieudonné condamné à six mois sous bracelet électronique
-
T-shirt de soutien à Ceuta : de Madrid à Paris, Mbappé attaqué par la droite et l'extrême droite
-
Foot: Yannick Cahuzac sera l'entraîneur de Lens au-delà du match à Monaco
-
Turquie : Erdogan briguera un nouveau mandat lors d'une élection anticipée, affirme un conseiller
-
Peut-on "éteindre" une intelligence artificielle ?
-
Mark Carney balaie les menaces de Trump et salue une "nouvelle alliance" avec l'UE
-
Allemagne: un groupe de 44 joueurs et 16 novices pour la première liste de Klopp
-
Remaniement au Japon, les principaux ministres restent en poste
-
Indonésie/incendies: l'épaisse fumée entrave l'intervention des secours japonais
-
Carburants: la colère des pêcheurs enfle, ports bloqués et réunion au ministère
-
Modi promeut l'Inde comme futur hub mondial de la fabrication de puces
-
Charles III réunit les poids lourds de l'IA en Ecosse pour réclamer des garanties
-
Après les menaces de Trump, l'UE cherche à rassurer sur son rapprochement avec le Canada
-
La Bourse de Paris dans le vert, soutenue par le recul des prix du pétrole
-
Macron reçoit le président libanais et le roi de Jordanie Abdallah II pour des réunions sur le Liban
-
En Inde, une loi inquiète les personnes transgenres et leurs médecins
-
Top 14: "Être sélectionné, ce n'est pas une fin mais une étape", juge le Toulousain Graou
-
Top 14: Couilloud, un retour et déjà une influence au LOU
L'avortement au Kenya, un tabou qui tue des milliers de femmes
Loin des données officielles, une étude révèle que le taux d'avortement au Kenya est l'un des plus élevés du monde. Pourtant, la religion et l'influence américaine font que le sujet y est tabou jusqu'au sein du gouvernement, entraînant la mort de milliers de femmes chaque année.
Dans ce pays d'Afrique de l'Est, majoritairement chrétien et profondément religieux, conservateur sur les questions de société, l'avortement est illégal. Mais la Constitution l'autorise lorsque "la vie ou la santé de la mère sont en danger", permettant à des cliniques privées d'interrompre légalement des grossesses.
L'Office national des Statistiques (KNBS) recense environ 11.000 avortements par an, pour environ 11 millions de femmes en âge de procréer. Mais une étude du Centre de recherche sur la population et la santé en Afrique (APHRC), une ONG ayant son siège à Nairobi, a récemment provoqué la stupeur en estimant, à partir de données de cliniques et d'entretiens avec des médecins et des patientes, que 793.000 avortements avaient été réalisés en 2023 au Kenya.
Un chiffre, rapporté aux nombre de Kényanes en âge de procréer, parmi les plus élevés au monde.
Associé au tabou social et religieux, les conséquences sont parfois mortelles. L'APHRC évalue à plus de 300.000 le nombre des Kényanes qui avortent clandestinement chaque année. Et à 2.600 celui des femmes qui en étaient mortes en 2023, soit plus de sept par jour.
Dans sa clinique de Nairobi, le Dr Samson Mwita traite chaque mois entre 60 et 90 cas de complications : "on constate des ruptures de l'utérus, des déchirures du col, des infections graves, de l'anémie, parfois même des débuts d'insuffisance rénale", confie-t-il à l'AFP.
- "Sous déclarations" -
Le flou juridique expose médecins et infirmiers au racket de la police : quatre médecins ont reconnu auprès de l'AFP avoir versé des pots-de-vin pour éviter des poursuites après des avortements qu'ils affirment parfaitement légaux.
La jurisprudence reste peu claire. En 2022, un tribunal a annulé les poursuites contre une adolescente de 16 ans et un médecin l'ayant traitée pour de graves complications présumées liées à un avortement, qualifiant ce soin de "droit fondamental" garanti par la Constitution et jugeant illégales les arrestations de patientes ou de professionnels de santé.
Mais, en avril, une cour d'appel a infirmé cette décision et l'affaire doit désormais être examinée par la Cour suprême.
Un puissant groupe de pression antiavortement, mené par le Forum des professionnels chrétiens du Kenya (KCPF), refuse d'admettre l'ampleur du phénomène.
L'avortement est "contraire à la sensibilité de l'Africain ordinaire", certifie Charles Kanjama, un ancien dirigeant du KCPF et actuel président de l'Ordre des avocats du Kenya (LSK), mettant en avant les données du KNBS.
Des chiffres que cette institution minimise elle-même : le KNBS a expliqué à l'AFP que ses données reposaient sur des entretiens individuels avec des femmes, entraînant "une forte probabilité de sous-déclarations" et jugé celles de l'APHRC "plus réalistes".
Le ministère kényan de la Santé a officiellement autorisé l'étude de l'APHRC mais n'aborde le sujet qu'à demi-mot. Il a fallu des dizaines de demandes de l'AFP pour que le directeur général du ministère finisse par accorder un entretien téléphonique qui a duré moins de cinq minutes avant qu'il ne raccroche.
"Nous ne pouvons pas juste nous voiler la face", a admis Patrick Amoth, assurant simplement que son ministère investissait dans la prévention des grossesses non désirées et préparait "des directives pour former les professionnels de santé aux soins post-avortement".
- "Archaïques" -
Avocat du Réseau pour la Santé reproductive au Kenya (RHNK), qui fournit du matériel médical dans les zones isolées mais aussi une protection juridique aux médecins pratiquant des avortements, Martin Onyango considère que le gouvernement ne "déploie aucune énergie pour informer".
Il "préfère rester discret et ne pas proposer" d'interruptions de grossesses "dans les établissements publics, laissant perdurer la désinformation, l'intimidation, voire le harcèlement à l'encontre de ceux qui les pratiquent", déplore-t-il.
La dépendance du Kenya à l'aide américaine en matière de santé empêche toute réforme, Washington interdisant tout financement aux entités pratiquant des avortements, souligne Nelly Munyasia, la directrice exécutive du RHNK.
"Nos dirigeants reçoivent systématiquement des consignes explicites du gouvernement américain", affirme-t-elle, avant de déplorer des politiques "inadaptées" et "archaïques" ayant des "conséquences néfastes sur la santé des femmes", notamment "la stigmatisation qui les expose à des risques de mortalité".
Malgré l'opposition affichée de l'Eglise à l'avortement, le Dr Mwita compte, parmi les patientes "régulières" de sa clinique, des religieuses.
La première qui est venue "m'a dit que le prêtre attendait dans la voiture et réglerait la note", dit-il. "Les gens peuvent être totalement opposés à l'avortement... jusqu'au jour où ils en ont besoin".
F.Carias--PC