-
Le chef de la diplomatie française au Proche et au Moyen-Orient
-
Le vote de la loi olympique 2030, une éclaircie en pleine crise du Cojop
-
BCE: l'euro fort et l'inflation au ralenti en ligne de mire jeudi
-
C'est la fin du dernier traité nucléaire entre Moscou et Washington
-
Le crooner Barry Manilow annule ses concerts à Las Vegas
-
Iran et Etats-Unis officialisent la tenue de discussions vendredi
-
La fumée des feux de forêt tue plus de 24.000 Américains par an, selon une étude
-
La fumée des feux de forêt tue plus de 24.000 Américains par an (étude)
-
Wall Street: le désintérêt pour la tech profite aux secteurs traditionnels
-
Téhéran confirme des discussions vendredi avec Washington, Trump maintient la pression
-
La CGT alerte sur des libertés syndicales "en danger"
-
Iran: Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix, en grève de la faim en prison, selon son avocate
-
Le Washington Post de Jeff Bezos, en difficulté, taille dans sa rédaction
-
Maroc: plus de 100.000 personnes évacuées préventivement face aux intempéries
-
Minneapolis: retrait de 700 policiers de l'immigration, Trump envisage d'être plus "délicat"
-
La dépression Leonardo met à l'arrêt l'Andalousie en Espagne, un mort au Portugal
-
Le propriétaire de Telegram attaque Pedro Sánchez sur ses projets de régulation des réseaux sociaux
-
La Russie "plus liée" par le traité moribond New Start
-
Merz dans les pays du Golfe pour de nouveaux partenariats stratégiques
-
L'envoi d'astronautes autour de la Lune pas avant mars, annonce la Nasa
-
Xi s'entretient avec Poutine et Trump, plaide pour la "stabilité mondiale"
-
Le Commerce Equitable veut plus de transparence dans nos tasses de thé
-
La justice hongroise condamne l'antifasciste Maja T. à huit ans de prison
-
Minerais critiques: face à la Chine, Washington joue le multilatéralisme
-
Le "visage d'ange" de Meloni effacé d'une fresque à Rome
-
Nouvelles frappes israéliennes meurtrières à Gaza
-
Un documentaire revient sur l'histoire de Lucy Letby, l’infirmière britannique tueuse de nouveaux-nés
-
JO-2026: skier sans ligament croisé, le pari osé de Lindsey Vonn
-
Bourses: Paris et Londres terminent en hausse, Francfort en retrait
-
Minneapolis: l'émissaire de Trump annonce le retrait de 700 policiers de l'immigration
-
JO-2026: l'Italie déjoue une série de cyberattaques russes
-
XV de France: Dupont, nouveau retour mais toujours mêmes attentes
-
Xi et Poutine louent une relation bénéfique à la "stabilité" mondiale
-
La dépression Leonardo met à l'arrêt l'Andalousie en Espagne, le Portugal aussi touché
-
Le "visage d'ange" de Meloni retiré d'une fresque à Rome
-
Canal de Panama : CK Hutchison va en justice après l'annulation de sa concession
-
Le général Zhang Youxia, ou la chute d'un "prince rouge" chinois
-
Washington inaugure la diplomatie du minerai
-
Affaire Epstein: Jack Lang défend son intégrité et son poste
-
Wall Street sur une note contrastée, scrute les résultats d'entreprises
-
JO-2026: Julia Simon "dans les temps" pour décrocher une médaille
-
JO-2026: avec Vonn et Shiffrin, le ski alpin attend ses superstars
-
Agression sexuelle: l'animateur Vincent Cerutti condamné à 8 mois de prison avec sursis
-
Serbie : procès du ministre de la Culture dans le cadre d'un projet hôtelier lié au gendre de Trump
-
Au procès en appel du RN et de ses cadres, parole à la défense
-
Affaire Epstein: Keir Starmer "regrette" d'avoir nommé Mandelson ambassadeur aux Etats-Unis
-
JO-2026/ski alpin: l'Américain Cochran-Siegle en tête du premier entraînement de descente
-
Enseignante poignardée en classe: le collégien explique qu'il avait "trop de haine"
-
Arnaud Rousseau candidat à un deuxième mandat à la tête de la FNSEA
-
Après le rejet du Sénat, les députés valident en commission le "droit à l'aide à mourir"
Equateur: la "colline blanche", le poumon vert de Guayaquil menacé par l'urbanisation
En bordure de la ville équatorienne de Guayaquil, la forêt de la "colline blanche" est un îlot de faune et de flore exceptionnelles menacé par l'industrie minière, l'urbanisation et la déforestation.
La "colline blanche", ou "Cerro blanco" selon sa dénomination locale, plus de 6.000 hectares de forêt tropicale sèche et de couvert végétal, se détériore peu à peu, conséquence de la croissance de Guayaquil, deuxième ville d'Equateur, un port maritime et fluvial de plus de 3 millions d'habitants.
En quinze ans, l'expansion de l'agglomération a transformé Cerro blanco en un "îlot enfermé et acculé par la ville", explique à l'AFP Eliana Molineros, créatrice d'une fondation en charge de la protection de la faune sauvage.
Ce fragile et riche écosystème déclaré en danger critique par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) abrite des centaines d'espèces d'oiseaux, une soixantaine de mammifères, dont des jaguars, le plus grand félin du continent, et des dizaines de plantes endémiques.
Dans le monde, il ne reste que 10% de la forêt tropicale sèche originelle, et le Cerro Blanco est l'un des rares vestiges en Amérique latine.
Mais cette réserve est également une mine de calcaire, matériau principal dans la fabrication du ciment, dont la couleur blanchâtre a donné son nom à l'endroit.
Environ 36 carrières de calcaire, dont dix gérées par la municipalité, jouxtent et mordent sur la forêt.
Elles sont en théorie autorisées par l'agence nationale des mines, mais les populations environnantes affirment que certaines carrières sont illégales, comme celles abandonnées qui parsèment les versants du massif forestier.
Quatre associations locales ont demandé la création d'une zone protégée et samedi des dizaines de manifestants se sont rassemblés aux cris de "Dehors les carrières", ou "Protégez les poumons de Guayaquil de la prédation".
Avant d'être une réserve privée, Cerro Blanco était exploité dans les années 1950 par un important propriétaire terrien.
En 1989, l'Etat l'exproprie et vend les terrains au cimentier suisse Holcim. Pour respecter les engagements pris dans le cadre d'un plan de compensation environnementale, l'entreprise décide alors de protéger 2.000 hectares de forêt et la Fondation Probosque se voit déléguer la gestion de l'aire protégée.
- "Doigt de l'homme mort" -
Des papillons blancs virevoltant au-dessus de la tête, le biologiste Paul Cun, technicien de Probosque, s'arrête devant un imposant figuier de 40 mètres de haut.
"On se trouve dans la zone de forêt tropicale sèche la mieux conservée d'Equateur", souligne-t-il, expliquant qu'ici nichent plus de 250 espèces d'oiseaux, notamment le milan des marais, un rapace rare, reconnaissable à son chant semblable à un éclat de rire.
Les grands cuipos, arbre typique de ces forêts tropicales sèches, abritent eux le perroquet de Guayaquil, l'un des symboles de la ville dont seuls 60 individus vivent encore en liberté, selon les experts.
Les champignons foisonnent. Certains sont pourpres ou gluants, d'autres noirs et fins, affublés du surnom de "doigt de l'homme mort" du fait de leur ressemblance avec des griffes semblant sortir de terre.
Au sud, la colline blanche est bordée d'une trentaine de lotissements d'un quartier de classes supérieures.
Sur le versant nord, c'est un autre monde, celui des bidonvilles du "Mont Sinaï" et de la "Cité de Dieu", les enclaves les plus pauvres d'une ville particulièrement inégalitaire, en proie aux violences du narcotrafic.
Ce secteur est le plus dangereux et les deux uniques gardes forestiers, sans armes, chargés de sa surveillance sont impuissants face aux incendies volontaires et aux squatteurs qui grignotent inexorablement la forêt avec leurs habitations de fortune.
Si le poumon vert de la ville peine toujours plus à respirer sous la pression urbaine, ses visiteurs continuent à s'émerveiller de sa biodiversité.
"On est tombés sur un chat géant", s'éblouit Saul Vivero, chanceux vététiste qui a aperçu au hasard d'un sentier un jaguarondi, félin à longue queue et à la fourrure brune.
Aujourd'hui, touristes et promeneurs parcourent les sentiers de la réserve en tentant de photographier sa faune insaisissable.
En 2022, environ 13.000 personnes, dont 15% d'étrangers, ont visité la forêt, selon la Fondation Probosque.
La responsable du tourisme de la fondation, Romina Escudero, regrette cependant le manque de soutien de la municipalité. "Tout ce qu'ils ont fait, c'est mettre un panneau sur la route avec le nom de la forêt".
H.Silva--PC