-
Mondial-2026: les Bleus sont arrivés à Boston, l'aventure peut commencer
-
Le gouvernement canadien veut interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans
-
Patrick Bruel mis en examen pour viol, tentative de viol et agression sexuelle
-
Aide à mourir: les députés suppriment en commission les délits d'entrave et d'incitation
-
Tech en berne et inquiétudes géopolitiques pèsent sur Wall Street
-
Athlétisme: Lutkenhaus impressionne à Oslo, Gout Gout battu pour sa première Ligue de Diamant
-
Netanyahu repart en campagne, dans un paysage politique incertain
-
L'inflation continue de déraper aux Etats-Unis
-
Liban: au moins 12 morts dans des frappes israéliennes dans le sud
-
Bolivie: des milliers de manifestants à La Paz contre le gouvernement, qui envisage l'état d'exception
-
La Bourse de Paris termine en léger recul, entre inflation américaine et Moyen-Orient
-
Mort du sociologue et homme de gauche suisse Jean Ziegler à 92 ans
-
Malgré les appels au calme, Belfast craint une nouvelle nuit de violences
-
Léon XIV à la Sagrada Familia pour un des moments marquants de son séjour en Espagne
-
Finale NBA: Wembanyama et les Spurs pour égaliser contre New York
-
L'inflation continue de déraper aux Etats-Unis, le pouvoir d'achat fond
-
Fibre Excellence: le gouvernement émet des réserves sur le projet de reprise
-
Tour Aura: le cow-boy Simmons plus fort que la cavalerie
-
Quais de gare désertés, la SNCF fait le dos rond après la mobilisation des cheminots
-
Rachat de SFR: l'opération "ne va pas de soi", selon le président de l'Autorité de la concurrence
-
Au fond de l'océan Indien, un stupéfiant cimetière de baleines
-
Les Bourses européennes terminent dans le rouge, entre Moyen-Orient et inflation américaine
-
L’ONU affirme qu’un garçon a été abattu lors d’une manifestation pour les droits des femmes afghanes
-
Lyhanna: pour Macron, "la confiance dans nos institutions" ébranlée
-
SpaceX: les chiffres de l'arrivée en Bourse
-
Wall Street recule, entre désintérêt pour la tech et inflation américaine
-
SpaceX: Wall Street oscille entre ferveur et doutes avant une entrée en Bourse titanesque
-
Belfast redoute de nouvelle violences, au lendemain d'émeutes anti-immigrés
-
Geste viral "six-seven", échange avec Bad Bunny, blagues sur le foot: quand le pape parle aux jeunes
-
Bosch parie sur les robots humanoïdes pour se relancer
-
Une alliance menée par Airbus officialisée jeudi après l'échec d'un avion de combat franco-allemand
-
Ouzbékistan: une première au Mondial-2026 qui consacre l'essor du football
-
Mondial-2026: l'Angleterre, des Lions affamés sous la griffe de Tuchel
-
Mondial-2026 - Groupe L: l'Angleterre veut enfin ramener la Coupe, la Croatie en embuscade
-
Mondial-2026/Groupe K: le Portugal attend son heure, la Colombie veut soigner son retour
-
Mondial-2026: Infantino attendu à la veille du jour-J, sur fond de tensions diplomatiques
-
La Nasa sert-elle des pâtes? L'astronaute italien prépare une mission al dente
-
Le Pakistan mène de nouvelles frappes meurtrières sur l'Afghanistan
-
Mondial et produits dérivés: un jeu simple avec un ballon et à la fin, c'est le commerce chinois qui gagne
-
Le suspect de l'attaque de Belfast devant un juge, au lendemain d'émeutes anti-immigrés
-
Un ostéopathe condamné à 17 ans de réclusion pour des viols et agressions sexuelles en série
-
Appels à la retenue après de nouveaux échanges de tirs entre l'Iran et les Etats-Unis
-
Patrick Bruel, l'idole d'une génération rattrapée par des soupçons d'agressions sexuelles
-
SNCF: grève des cheminots contre la filialisation, les quais de gare désertés
-
Le suspect de l'attaque de Belfast devant un juge, au lendemain de violences anti-immigrés
-
Indonésie: prison ferme contre des militaires pour une attaque à l'acide contre un militant des droits humains
-
L'Arabie saoudite lance sa nouvelle compagnie nationale Riyadh Air sur fond de guerre au Moyen-Orient
-
Eric Trappier, le Français du "faire seul" qui a fait basculer le Scaf européen
-
Venezuela: sans la main de fer de Maduro, la rue renaît
-
"Vallée de l'IA": comment la région Hauts-de-France séduit les investisseurs
Coups de canon et décorations, la Libye renoue avec les traditions du ramadan
Au coeur de la vieille ville de Tripoli, un coup de canon retentit. Il n'annonce pas le retour de la guerre en Libye, mais d'une tradition du ramadan que les autorités veulent raviver après des décennies de dictature et de chaos.
Sur la grande place des Martyrs, le tapis rouge est déroulé jeudi soir pour un canon vieux de 600 ans, jalousement gardé par des officiers coiffés d'un béret. Quelques minutes avant l'appel à la prière, qui annonce la fin du jeûne musulman, la poudre explose, en ce début du mois de ramadan.
Cette vieille tradition répandue dans le monde musulman n'avait pas revu le jour depuis la fin des années 1970 et le début de la dictature de Mouammar Kadhafi, qui tenait à faire table rase de l'histoire libyenne. Mais pour les nouvelles autorités, "rien ne s'oppose" au "canon de l'iftar", le repas de rupture du jeûne.
"C'est une manière d'apporter de la joie aux habitants de Tripoli", se félicite Akram Dribika, conseiller municipal chargé de superviser l'événement. Pour lui, il s'agit de faire passer le "message d'un retour à la vie" en Libye.
- "Très important" -
Depuis la mort de Kadhafi en 2011, en plein Printemps arabe, la Libye a connu le chaos politique et des violences armées entre camps rivaux. Mais la société a aussi retrouvé son goût pour la culture, l'histoire et les traditions d'un pays au patrimoine très riche.
L'origine du canon de l'iftar reste incertaine. Elle serait née dans l'Egypte ottomane il y a deux siècles, avant la démocratisation des montres puis des technologies. Le coup de canon permettait alors aux autorités de prévenir les fidèles de l'imminence de la fin du jeûne au soleil couchant.
En djellaba pourpre, Nouri Sayeh ne faisait que "passer" par la place des Martyrs avant de tomber sur cette "belle surprise" du canon de l'iftar remis à l'honneur.
"Pour le ramadan, notre patrimoine, nos traditions, c'est quelque chose de très important qui doit continuer d'exister", estime ce commerçant de 32 ans.
L'événement s'inscrit dans le cadre des efforts des autorités et de la société civile pour redonner vie à la vieille médina de Tripoli, aujourd'hui en pleine rénovation, après avoir été maltraitée durant les 40 ans de règne de Kadhafi.
Artistes, artisans et autres commerçants redonnent vie aux allées pavées et aux bâtiments qui rappellent le passage en Libye des civilisations romaines, grecques et ottomanes.
- "Admirer la vue" -
Après le repas de l'iftar, la médina se remplit de familles qui achètent des barbes à papa et de jeunes qui causent sur des bancs en buvant un café, pendant que d'autres se prennent en selfie devant les décorations du ramadan.
Pour la deuxième année consécutive, la municipalité a orné les places et ruelles principales de guirlandes illuminées, de lanternes traditionnelles et autres grandes installations en forme de croissant de lune, symbole de l'islam.
Ayant grandi dans le quartier, Racha ben Ghara se réjouit de voir la foule et les lumières alors qu'elle devait auparavant "utiliser l'ampoule du téléphone pour marcher" dans les ruelles autrefois non pavées de la vieille ville.
"Les gens ne venaient que pour faire des emplettes au souk mais pas comme aujourd'hui pour admirer la vue et le patrimoine", se souvient cette fonctionnaire de 35 ans.
Même les plus jeunes, présents en nombre, expriment par leur forte présence leur attachement à la médina. A 20 ans, Motassam Hassan espère même que toute la Libye, y compris les périphéries les moins développées, suivra cette "évolution".
Pour cet étudiant en informatique, "ce que l'on voit dans la médina doit aussi se produire dans tous les autres endroits, même en dehors de Tripoli, qui doivent être illuminés de cette façon".
X.Brito--PC