-
Au Muséum d'Histoire naturelle, fossiles et squelettes déménagent
-
Une plateforme de cryptos sud-coréenne envoie accidentellement 620.000 bitcoins à des utilisateurs
-
"La partie continue !": malgré l'arrêt de Game One, l'animateur Marcus refuse le Game Over
-
"Des débris tombaient du toit": des témoins racontent l'attentat contre une mosquée d'Islamabad
-
"Don Colossus": une statue dorée de Trump paralysée par un différend financier
-
A la frontière avec la Thaïlande, des Cambodgiens de retour "à la case départ"
-
Cuba adopte la semaine de quatre jours pour faire face à la crise énergétique
-
Trump se défend de tout racisme, après la vidéo montrant les Obama en singes
-
Trump salue de "très bonnes" discussions avec l'Iran
-
Affaire Epstein: Jack Lang pressé de démissionner, convoqué au quai d'Orsay et visé par la justice
-
Andiamo! L'Italie lance ses JO d'hiver avec une cérémonie qui célèbre l'harmonie
-
Wall Street en forte hausse pour terminer une semaine agitée
-
Le Liban et la Syrie signent un accord sur le transfert de prisonniers syriens
-
Première visite à Moscou du président de l'OSCE depuis l'invasion de l'Ukraine
-
Pour les données de santé, le gouvernement renonce à Microsoft
-
Sonia Mabrouk démissionne de CNews, en pleine tourmente avec le maintien de Morandini
-
La Bolivie accélère son rapprochement avec Washington tout en maintenant ses liens avec Pékin
-
Un journaliste du Parisien cyberharcelé, le journal met en cause Rima Hassan
-
Trump diffuse puis retire une vidéo raciste montrant les Obama en singes
-
Affaire Epstein: pressé de démissionner, Jack Lang convoqué dimanche aux Affaires étrangères
-
Sonia Mabrouk annonce à l'AFP sa démission de la chaîne CNews
-
Après un répit, Espagne et Portugal se préparent pour de nouvelles intempéries
-
Danone rappelle de nouveaux lots de lait infantile au Royaume-Uni et en Espagne notamment
-
MaPrimeRénov': "rendez-vous personnalisé" obligatoire pour les rénovations d'ampleur
-
La Bourse de Paris finit en hausse une semaine dominée par la thématique de l'IA
-
Grève dans les transports maritimes: la direction de Corsica Linea appelle à la reprise de l'activité
-
Affaire Epstein: la police britannique perquisitionne à deux adresses liées à Mandelson
-
Clonage de voix: une société d'IA visée par des doubleurs français a retiré ses contenus litigieux
-
Affaire Epstein: Macron ciblé par une opération de désinformation liée à la Russie
-
Cambodge : les stigmates de récents combats constellent les murs millénaires du temple de Preah Vihear
-
Nouvelle plainte visant Jean-Marc Morandini pour "tentative de corruption de mineurs", mais prescrite
-
Rapt d'une magistrate et de sa mère pour une rançon en cryptomonnaies à son conjoint
-
Désarmement nucléaire: Washington réclame des négociations incluant la Chine, accusée de mener des essais
-
L'UE propose de nouvelles sanctions contre Moscou, ciblant énergie et secteur bancaire
-
JO-2026: comme son genou gauche, le rêve olympique de Lindsey Vonn tient bon
-
Wall Street tente un rebond après les déboires de la tech
-
Cyclisme: "Forcément quand on suit ces gars-là, cela donne beaucoup de confiance", confie Seixas à l'AFP
-
Intempéries en Espagne: Pedro Sánchez appelle à la prudence avant une nouvelle dépression
-
Pakistan : un attentat-suicide fait au moins 31 morts et plus de 130 blessés dans une mosquée chiite
-
Pour redémarrer, Stellantis passe des charges colossales et ralentit sur l'électrique
-
Elton John, en colère, accuse le Daily Mail d'atteintes "odieuses" à sa vie privée
-
Fin de campagne présidentielle au Portugal, frappé par des intempéries "dévastatrices"
-
En colère, Elton John accuse le tabloïd Daily Mail d'atteintes "odieuses" à sa vie privée
-
JO: la star américaine Lindsey Vonn a bouclé sa première descente d'entraînement
-
Désarmement nucléaire: Washington réclame des négociations incluant la Chine, Moscou pose ses conditions
-
Affaire Epstein: pressé de démissionner, Jack Lang convoqué dimanche au Quai d'Orsay
-
Russie: un haut responsable militaire blessé dans une attaque imputée à l'Ukraine
-
Pakistan: un attentat-suicide fait plus de 30 morts et 130 blessés dans une mosquée chiite
-
L'UE demande à TikTok de changer son interface "addictive"
-
L'Iran et les Etats-Unis ont entamé des pourparlers à Oman
Une série de Wong Kar-wai ravive l'engouement pour Shanghai et son dialecte
Une série télévisée chinoise de Wong Kar-wai, située dans le Shanghai des années 1990, a déclenché un engouement nostalgique pour le passé de la ville et son dialecte qui se raréfie.
Avec le très attendu "Blossoms Shanghai", le cinéaste hongkongais fait ses débuts sur le petit écran, en racontant l'ascension d'un inconnu devenu magnat des affaires en pleine ouverture économique de la Chine.
Les superstars chinoises Hu Ge et Ma Yili sont au casting, mais c'est la langue locale shanghaïenne, parlée par leurs personnages, qui leur vole la vedette.
La langue locale de Shanghai était autrefois un marqueur distinctif entre les locaux et les étrangers dans le centre financier chinois.
Encore parlée par environ 14 millions de personnes, elle a largement disparu de l'usage quotidien et professionnel, après des décennies d'efforts du gouvernement pour promouvoir le mandarin.
"Regarder (la série) m'a rappelé des sentiments familiers et je me suis sentie très heureuse que nous, les Shanghaïens, ayons désormais notre propre série télévisée", indique à l'AFP Xie Niyun, 22 ans, en photographiant une exposition consacrée à la série devant le Peace Hotel de Shanghai.
Le mandarin est la langue officielle de la Chine, mais ses 1,4 milliard d'habitants parlent aussi des dizaines d'autres langues régionales. Pékin les qualifie officiellement de dialectes, même si les linguistes considèrent que beaucoup d'entre-elles peuvent être considérées comme des langues autonomes.
La série "Blossoms Shanghai", sortie le mois dernier, fait sensation car elle peut être regardée en mandarin ou en shanghaïen.
Sur les réseaux sociaux, des tutoriels sur des expressions en shanghaïen et des discussions sur l'exactitude du vocabulaire employé dans la série, sont apparus.
Ce buzz rappelle celui provoqué par la comédie romantique "B for Busy" de 2021, qui avait des dialogues en shanghaïen.
Mais la notoriété de Wong Kar-wai et de ses acteurs a encore amplifié le phénomène.
Les fans affluent vers les lieux de tournage du centre de Shanghai, du Peace Hotel, presque centenaire, au théâtre Cathay de style Art déco. Dans toute la ville, des visites et des menus thématiques cherchent à profiter de la popularité de la série, tandis que les plats consommés à l'écran s'arrachent, selon les sites de livraison.
En regardant "Blossoms", "j'ai l'impression de revivre les jours heureux de nos parents, quand ils avaient notre âge", souligne Duan, trentenaire vivant de longue date à Shanghai, interrogée par l'AFP. Même si elle a besoin de sous-titres, elle dit préférer la version en shanghaïen, parce que "la version en mandarin n'a pas tout à fait la même saveur".
- "Crise du patrimoine" -
Il en faudrait plus cependant pour relancer la pratique du shanghaïen. Le Parti communiste au pouvoir considère le mandarin comme un outil unificateur pour promouvoir ses valeurs politiques et son idéologie, et cherche à brider les langues régionales.
Cette politique suscite des protestations du Guangdong, dans le sud, jusqu'en Mongolie intérieure, et les ONG de défense des droits de l'homme soulignent que la langue ouïghoure du Xinjiang est progressivement remplacée par le mandarin.
Même si les dialectes ne sont pas totalement interdits, le mandarin est utilisé en priorité dans les écoles, les affaires et les communications officielles, prenant le pas sur les langues locales, en particulier auprès des jeunes.
A Shanghai, la décision du gouvernement en 1992 d'interdire le shanghaïen dans les écoles a provoqué une "crise du patrimoine", selon Qian Nairong, un éminent linguiste.
Le mandarin est désormais la langue principale de la ville, malgré des efforts récents pour réintroduire la langue locale dans les annonces des transports publics et des activités parascolaires.
Dans une petite école de langues de l'ancienne concession française, Jason Wang avec une poignée d'enseignants, propose des cours de shanghaïen à des étudiants, qui sont cependant principalement étrangers.
Le manque de manuels scolaires modernes est un problème ainsi que le manque de méthode standard pour transcrire les sons du shanghaïen, regrette-t-il.
Jason Wang espère entendre plus de shanghaïen dans les films et la musique, car, relève-t-il, la grande popularité de la culture de Hong Kong a poussé certains à "apprendre le cantonais parce qu'ils aimaient tellement la musique cantonaise".
Dans les rues de Shanghai, Yu, un soixantenaire, se dit optimiste sur un retour progressif au dialecte. "C'est une culture enracinée à Shanghai, elle ne doit pas être perdue", assure-t-il
F.Ferraz--PC