-
Cancer du sein: plusieurs mesures pour améliorer l'accès et l'offre de dépistage
-
La remise à l'Allemagne de "Gino", "antifa" albanais, entérinée par la Cour de cassation
-
La Bourse de Paris sous les 8.000 points, le taux français continue de flamber
-
Bardella accusé d'antisémitisme: Macron enjoint au RN de "clarifier" sa ligne
-
Au Maroc, Fatima Ezzahra El Mansouri devient la première cheffe du gouvernement
-
Ukraine : Moscou cible massivement l'énergie, Kiev de nouveau endeuillé
-
Rafles à Marseille en 1943: la justice reconnaît des "crimes contre l'humanité"
-
Macron et Sanchez font front commun pour un budget de l'UE "ambitieux"
-
Vol flydubai: Netanyahu accuse l'un des pilotes d'avoir voulu provoquer un crash
-
Corée du Sud : un requin égaré devient la mascotte de Busan
-
ATP 500 de Tokyo: Fils gagne au 1er tour et s'explique sur ses problèmes d'inscription
-
ATP 500 de Tokyo: Fils gagne sau 1er tour et s'explique sur ses problèmes d'inscription
-
Manchester City: Guardiola assure être "derrière" son ancien club, accusé d'infractions financières
-
Chaos à bord d'un vol pour Tel-Aviv après une possible tentative d'attaque-suicide
-
Dangote pose au Kenya la première pierre de sa seconde mégaraffinerie en Afrique
-
Le Parlement roumain rejette un troisième candidat au poste de Premier ministre
-
WRC: en Sardaigne, trois candidats pour un premier titre et une dernière
-
Taxe sur les produits sucrés: le gouvernement ouvre la porte, les industriels s'alarment
-
Brandt : près de la moitié des salariés des usines ont retrouvé un emploi
-
Pluie diluvienne sur le Gard et l'Hérault, en vigilance rouge
-
Foot: de Mbappé à Lamine Yamal, une campagne pour le Ballon d'Or "inédite"
-
Ligue des champions féminine: premier test pour Lyon, encore un choc pour le PFC
-
Blocus des lycées: la mobilisation continue, appel à un "acte deux" jeudi
-
Un avion à destination de Tel-Aviv dérouté, les pilotes blessés après une possible bagarre
-
Lecornu agite le chiffon rouge d'une crise financière avant un budget de "redressement"
-
Andy Burnham rouvre le débat risqué sur un retour du Royaume-Uni dans l'UE
-
Sécu : le gouvernement veut "diviser quasiment par deux" le déficit en 2027, dit Farandou
-
Marathon: "Je sais qu'il est possible de courir sous 1h59", estime Sabastian Sawe
-
Macron annonce un dernier sommet Choose France en janvier, avant son départ
-
Intempéries: deux départements du Sud en vigilance rouge pour pluie-inondations
-
La Bourse de Paris décroche en Europe comme la France
-
Sénat : Gérard Larcher, l'insubmersible homme du contre-pouvoir à l'épreuve du RN
-
L'inflation grimpe à 3% en France, au plus haut depuis début 2024
-
Les cosmétiques, un luxe plus accessible qui résiste à la crise
-
Pensions, âge de départ, déficit: les retraites en chiffres
-
Indonésie: à Bornéo, un groupe de femmes lutte contre le feu et le sexisme
-
Dangote va poser au Kenya la première pierre de sa seconde mégaraffinerie en Afrique
-
Allemagne: chômage stable en septembre, la relance automnale reste poussive
-
Dans la Drôme, un élevage de poules se débarrasse de ses cages, à l'image de la filière
-
Le kérosène cher compromet l'avenir de compagnies aériennes à prix bas
-
Gims, le promoteur immobilier marocain et les soupçons de blanchiment monstre
-
Les lanceurs d'alerte cyber à la poursuite des fuites de données
-
Les violences en Cisjordanie attisées par une nouvelle génération radicale de colons
-
Budget 2027: une taxe sur les produits sucrés est "sur la table", annonce le ministre du Commerce
-
Les ministres du Commerce du G20 réunis aux États-Unis, les droits de douane en embuscade
-
Les Bourses européennes en hausse
-
France : l'inflation grimpe à 3% sur un an en septembre, selon l'Insee
-
Trump-Lula, une relation en dents de scie
-
Remboursement des culottes menstruelles : un "défi industriel" pour le made in France
-
Somalie : la Turquie, partenaire majeur, happée dans les rivalités internes
La croissance française surprend en faisant mieux que prévu au deuxième trimestre
La croissance française a fait bien mieux que prévu au deuxième trimestre grâce à des exportations dynamiques, mais cette embellie inattendue risque de tourner court, selon des économistes, dans un environnement marqué par une remontée des taux d'intérêt qui réfrène l'activité.
Après une progression de 0,1% (révisée en baisse) au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) a fait un bond de 0,5% entre avril et juin, a indiqué vendredi l'Institut national de la statistique (Insee), qui tablait sur une faible hausse de 0,1%.
Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a salué une "performance remarquable". "Pour la première fois, la croissance française est tirée beaucoup plus par les exportations que par la consommation", a-t-il avancé sur RTL.
"Cela engage un cercle vertueux où c'est la production qui finance notre modèle social et la redistribution", a ajouté le ministre qui se fait régulièrement fort de vouloir réindustrialiser la France.
Cette embellie printanière repose sur la bonne tenue des exportations (+2,6%), surtout des matériels de transport, alors que les importations rebondissent moins fortement (+0,4%). Ainsi, le commerce extérieur a contribué positivement à la croissance trimestrielle.
Cette dernière a aussi bénéficié du dynamisme de l'industrie manufacturière, du secteur des services marchands et de la production d'énergie, soutenue par la réouverture de centrales nucléaires.
"Cette forte progression est un peu en trompe-l'oeil", a relativisé Maxime Darmet, économiste chez Allianz Trade, citant des "effets d'une normalisation" dans le nucléaire ou "exceptionnels" comme la livraison d'un paquebot.
- Croissance "poussive" -
Pour les trimestres suivants, "il y a encore du potentiel de rattrapage dans les matériels de transport", qui avaient souffert de la perturbation des chaînes d'approvisionnement post-Covid. "Mais à part ça, il n'y a pas beaucoup d'éléments pour se réjouir", a-t-il ajouté auprès de l'AFP.
Ainsi, la consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance, a fléchi de 0,4% au deuxième trimestre, avec un repli marqué (-2,7%) dans l'alimentaire. Celui-ci recule pour le sixième mois consécutif, toujours affecté par une inflation à deux chiffres malgré une détente sur ce front.
Après avoir passé son pic, l'inflation a continué à décélérer en juillet, atteignant 4,3% sur un an après 4,5% en juin et plus de 6% en début d'année, mais elle s'élevait toujours à 12,6% pour les produits alimentaires.
La consommation des ménages risque de continuer à souffrir ces prochains mois, mais l'accalmie de l'inflation ainsi que le rattrapage des salaires devraient leur permettre de regagner progressivement du pouvoir d'achat, avec à la clé un rebond attendu de la consommation vers la fin d'année.
En revanche, dans le même temps, le durcissement des conditions financières devrait fortement peser sur la demande, selon les économistes.
Déjà, le crédit se tarit en raison de la hausse des taux d'intérêt opérée à marche forcée par la Banque centrale européenne (BCE) pour tenter de juguler l'inflation et la ramener vers 2% à l'horizon 2025.
Au deuxième trimestre, les investissements des ménages ont ainsi reculé de 1,6%, pénalisant en premier lieu la construction et l'immobilier.
"Cela risque d'être un segment d'activité qui va continuer à souffrir dans les trimestres à venir", a prédit Sylvain Bersinger, chef économiste chez Asterès, tandis que les exportations pâtiraient de la conjoncture morose chez les partenaires commerciaux de la France, comme l'Allemagne.
La volonté de l'exécutif de rétablir des finances publiques minées par les crises en déployant une politique budgétaire plus restrictive - avec notamment la réduction du bouclier tarifaire - devrait peser. Ainsi, les tarifs réglementés de l'électricité augmenteront de 10% au 1er août.
Pour l'économiste, la croissance serait "au mieux poussive" durant l'été.
Pour l'ensemble de 2023, l'Insee table sur un net coup de frein de l'activité, avec une hausse de 0,6%, loin des 2,5% de 2022.
Le gouvernement est jusqu'à présent plus optimiste, misant sur une croissance de 1%, mais il pourrait revoir ses prévisions à l'occasion de la présentation du budget 2024 en septembre.
P.Cavaco--PC