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La facture d'électricité de millions de Français augmente de 10% le 1er août
Le tarif régulé de l'électricité augmente de 10% à compter du 1er août, une première étape vers la sortie progressive du bouclier tarifaire voulue par le gouvernement pour alléger la charge sur les finances publiques.
La facture annuelle d'un consommateur moyen chauffé à l'électricité passera de 1.640 à 1.800 euros par an, selon les calculs du gouvernement.
Il rappelle toutefois que l'État continuera de prendre en charge plus d'un tiers de la facture des ménages (37% contre 43% actuellement), garantissant aux Français un tarif parmi les plus bas en Europe.
La mesure concerne les ménages et petites entreprises raccordés à un compteur d'une puissance inférieure 36 kilovoltampères.
Les clients du tarif régulé d'EDF ou d'un fournisseur historique local représentaient encore fin 2022 la majorité des quelque 39,3 millions d'abonnés à l'électricité, soit 23,1 millions de clients résidentiels et non résidentiels, les autres étant en offres de marché, selon la commission de régulation de l'énergie (CRE).
La hausse sera effective le 1er août malgré la promesse du gouvernement de contenir les prix de l'électricité à une hausse de 15% en 2023 dans le cadre du bouclier tarifaire mis en place pour atténuer les effets de la crise énergétique depuis l'automne 2021.
En pleine flambée des prix de l'énergie et avant même la guerre en Ukraine, le gouvernement avait annoncé un gel des tarifs du gaz et une hausse limitée à 4% du prix réglementé de l'électricité.
Avec cette nouvelle hausse, le tarif régulé de l'électricité aura donc progressé de 25 % en 2023.
L'association pour l'information et la défense des consommateurs salariés Indecosa-CGT a dénoncé un "reniement, par le gouvernement, de la parole donnée aux français en matière de hausse des tarifs" de l'énergie.
La note aurait pu être plus salée, puisque le régulateur de l'énergie (CRE) recommandait une hausse de 74,5% taxes comprises. "On paie encore le prix de la crise énergétique de l'année dernière", a notamment expliqué la présidente de la CRE Emmanuelle Wargon sur France info la semaine dernière.
Gabriel Attal, alors ministre délégué aux Comptes publics, avait prévenu début juillet que sortir "progressivement du bouclier tarifaire" d'ici à 2024 était nécessaire pour "faire des économies".
Le gouvernement a évalué son coût à 110 milliards d'euros de 2021 à 2023. Pour le budget 2024, sa réduction doit dégager des économies de près de 14 milliards d'euros, selon Bercy.
La prochaine réévaluation du tarif réglementé est prévue en février 2024.
A.Silveira--PC