-
Avec le rachat de la Plenitude Arena, Live Nation s'offre la plus grande salle d'Europe
-
Scandale financier en Turquie: les avoirs d'une ex-ministre gelés
-
Blocus des lycées : le mouvement s'étend, une "plateforme de concertation" bientôt lancée
-
Londres annonce la fin de l'accord d'échange de migrants entre la France et le Royaume-Uni
-
Les collectivités dénoncent une potion amère de plus de 5 milliards d'effort budgétaire
-
Le groupe CMA Media renonce à vendre les chaînes BFM locales
-
Foot: les Mancuniens sous le choc après le verdict contre City
-
Cancer du sein: plusieurs mesures pour améliorer l'accès et l'offre de dépistage
-
La remise à l'Allemagne de "Gino", "antifa" albanais, entérinée par la Cour de cassation
-
La Bourse de Paris sous les 8.000 points, le taux français continue de flamber
-
Bardella accusé d'antisémitisme: Macron enjoint au RN de "clarifier" sa ligne
-
Au Maroc, Fatima Ezzahra El Mansouri devient la première cheffe du gouvernement
-
Ukraine : Moscou cible massivement l'énergie, Kiev de nouveau endeuillé
-
Rafles à Marseille en 1943: la justice reconnaît des "crimes contre l'humanité"
-
Macron et Sanchez font front commun pour un budget de l'UE "ambitieux"
-
Vol flydubai: Netanyahu accuse l'un des pilotes d'avoir voulu provoquer un crash
-
Corée du Sud : un requin égaré devient la mascotte de Busan
-
ATP 500 de Tokyo: Fils gagne au 1er tour et s'explique sur ses problèmes d'inscription
-
ATP 500 de Tokyo: Fils gagne sau 1er tour et s'explique sur ses problèmes d'inscription
-
Manchester City: Guardiola assure être "derrière" son ancien club, accusé d'infractions financières
-
Chaos à bord d'un vol pour Tel-Aviv après une possible tentative d'attaque-suicide
-
Dangote pose au Kenya la première pierre de sa seconde mégaraffinerie en Afrique
-
Le Parlement roumain rejette un troisième candidat au poste de Premier ministre
-
WRC: en Sardaigne, trois candidats pour un premier titre et une dernière
-
Taxe sur les produits sucrés: le gouvernement ouvre la porte, les industriels s'alarment
-
Brandt : près de la moitié des salariés des usines ont retrouvé un emploi
-
Pluie diluvienne sur le Gard et l'Hérault, en vigilance rouge
-
Foot: de Mbappé à Lamine Yamal, une campagne pour le Ballon d'Or "inédite"
-
Ligue des champions féminine: premier test pour Lyon, encore un choc pour le PFC
-
Blocus des lycées: la mobilisation continue, appel à un "acte deux" jeudi
-
Un avion à destination de Tel-Aviv dérouté, les pilotes blessés après une possible bagarre
-
Lecornu agite le chiffon rouge d'une crise financière avant un budget de "redressement"
-
Andy Burnham rouvre le débat risqué sur un retour du Royaume-Uni dans l'UE
-
Sécu : le gouvernement veut "diviser quasiment par deux" le déficit en 2027, dit Farandou
-
Marathon: "Je sais qu'il est possible de courir sous 1h59", estime Sabastian Sawe
-
Macron annonce un dernier sommet Choose France en janvier, avant son départ
-
Intempéries: deux départements du Sud en vigilance rouge pour pluie-inondations
-
La Bourse de Paris décroche en Europe comme la France
-
Sénat : Gérard Larcher, l'insubmersible homme du contre-pouvoir à l'épreuve du RN
-
L'inflation grimpe à 3% en France, au plus haut depuis début 2024
-
Les cosmétiques, un luxe plus accessible qui résiste à la crise
-
Pensions, âge de départ, déficit: les retraites en chiffres
-
Indonésie: à Bornéo, un groupe de femmes lutte contre le feu et le sexisme
-
Dangote va poser au Kenya la première pierre de sa seconde mégaraffinerie en Afrique
-
Allemagne: chômage stable en septembre, la relance automnale reste poussive
-
Dans la Drôme, un élevage de poules se débarrasse de ses cages, à l'image de la filière
-
Le kérosène cher compromet l'avenir de compagnies aériennes à prix bas
-
Gims, le promoteur immobilier marocain et les soupçons de blanchiment monstre
-
Les lanceurs d'alerte cyber à la poursuite des fuites de données
-
Les violences en Cisjordanie attisées par une nouvelle génération radicale de colons
Affaire Altice : Drahi se défend en se disant "trahi" et promet un grand ménage
Le patron d'Altice, Patrick Drahi, est monté au créneau lundi pour défendre son groupe de télécoms et médias, cible d'accusations de corruption au Portugal, se disant "trahi" par quelques-uns et minimisant l'impact de l'affaire, tout en annonçant une vaste enquête interne.
Pour rassurer les marchés, alarmés par l'affaire autant que par le lourd endettement du groupe, l'homme d'affaires a profité d'une conférence d'analystes pour expliquer qu'il se sentait "trahi et trompé par un petit groupe d'individus", après l'arrestation au Portugal de son bras droit et cofondateur d'Altice, Armando Pereira.
Ce dernier a été arrêté à Lisbonne le 13 juillet et mis en examen dans le cadre d'une enquête pour corruption et blanchiment.
Le propriétaire et patron d'Altice, qui s'exprime rarement en public, n'avait jamais encore pris la parole sur cette affaire qui éclabousse l'ensemble du groupe.
"Nous avons immédiatement suspendu une quinzaine de personnes au Portugal, en France et aux Etats-Unis", suite à une enquête interne, a annoncé Patrick Drahi, en promettant de faire "toute la transparence" sur cette affaire
"Il est très désagréable de voir le mot corruption à côté du nom de notre groupe et la plupart du temps, dans la presse, à côté de mon nom, mais notre groupe est victime et non pas accusé", a ajouté le patron de cet empire des télécoms, présent surtout en Europe et aux Etats-Unis et qui emploie au total près de 100.000 personnes.
Patrick Drahi a expliqué que l'enquête judiciaire, qui porte sur des achats du groupe, ne visait que le Portugal mais reconnu que "des entités d'Altice hors du Portugal ont fait des affaires avec certains des fournisseurs identifiés par les autorités portugaises".
"Mais cette affaire ne concerne qu'une très petite partie de nos achats globaux", moins de 5%, a-t-il fait valoir.
Autre argument, le rôle d'Armando Pereira : il n'était que "responsable des approvisionnements techniques", sans être impliqué dans "les opérations d'aucune des entités d'Altice international", maison mère d'Altice Portugal.
Patrick Drahi, qui aura 60 ans le 20 août, a aussi assuré que ce scandale n'aurait "aucun impact" sur les finances de sa branche Altice International, dont les résultats étaient présentés lundi.
- Marchés inquiets -
"Quelques individus, surtout dans la branche achat, ont soigneusement dissimulé leurs actions vis-à-vis de moi, de leurs collègues et de l'ensemble du groupe", s'est défendu le milliardaire franco-israélien.
"Nous menons de vastes enquêtes internationales (...) afin de procéder à un examen indépendant", a-t-il dit.
Le groupe a notamment suspendu Tatiana Agova-Bregou, la directrice exécutive des contenus, acquisitions et partenariats, mise en cause dans des écoutes de la justice portugaise, ainsi qu'Alexandre Fonseca, co-PDG d'Altice, ex-président exécutif d'Altice Portugal. Yossi Benchetrit, patron des achats aux Etats-Unis et gendre d'Armando Pereira, a été licencié.
Cette affaire intervient au plus mauvais moment pour le groupe, dont l'endettement global de près de 60 milliards d'euros inquiète en période de hausse des taux.
L'intervention de l'homme d'affaires risque de ne pas suffire à rassurer les investisseurs.
A Wall Street, l'action Altice USA - seule entité cotée du groupe - a chuté de 7% après sa prise de parole. En revanche, le taux d'intérêt de l'obligation à échéance janvier 2025 d'Altice France est passé de 8,66% avant la conférence analystes à 6,79% peu après son intervention, un signe positif.
"Aucune surprise : il pouvait difficilement dire autre chose", a commenté à l'AFP Lionel Melka, associé chez Swann Capital.
"Dans le meilleur des cas, c'est une énorme carence de gouvernance, dans le pire, une fraude organisée. La seule chose qui peut calmer les inquiétudes est que du cash remonte par des cessions d'actifs", a tranché l'analyste, rappelant que le groupe est en train de vendre ses pylônes et data center. "Le marché voudra davantage", a-t-il estimé.
"Même en l'absence de la fraude suspectée, la situation est très tendue en raison de la hausse des taux, même si le groupe n'a pas de grosses échéances tout de suite. Mais l'affaire peut entraîner une perte de confiance des créanciers et précipiter la chute", a-t-il relevé.
Altice doit présenter mardi les résultats de sa branche Altice France, maison mère de SFR, endettée à hauteur d'environ 23 milliards d'euros. Outre les télécoms, Altice est aussi présent dans les médias, où il possède en France notamment RMC et BFMTV.
T.Resende--PC