-
La mode de l'ube, un défi pour les agriculteurs philippins
-
Foot : Lionel Messi, dernier tango avec l’Argentine
-
Ligue des nations: Kane-Bellingham, le présent et le futur de l'Angleterre
-
Le Québec "mérite" d'être "un pays", dit son nouveau dirigeant indépendantiste
-
Arabie saoudite : les Houthis du Yémen disent avoir frappé l'aéroport de Ryad
-
Canada : les indépendantistes remportent les élections au Québec, un défi pour Carney
-
Canada : les indépendantistes remportent les élections au Québec, défi à venir pour Carney
-
Pour le lauréat américain du Nobel de médecine, l'espoir d'une nouvelle psychiatrie
-
Canada : les indépendantistes remportent les élections au Québec, selon de premières estimations
-
Mobilisation lycéenne : un "acte III" sous très haute surveillance
-
Physique des particules, "cape d'invisibilité" et astrophysique cités pour le Nobel de physique
-
L'extrême droite allemande en passe de présider son premier Parlement régional
-
Bruxelles présente ses propositions pour faire passer la "pilule" de l'élargissement
-
Arabie saoudite : les Houthis du Yémen disent avoir touché l'aéroport de Ryad
-
Marchés mondiaux: les incertitudes politiques en ligne de mire, Sao Paulo jubile
-
Canada: test pour Carney au Québec, les indépendantistes favoris des élections
-
Ligue des nations : les Bleus de Zidane sont renversants
-
Ligue des nations : l'Italie, trop forte pour la Turquie, retrouve des couleurs
-
Cas supposé de peste: la Russie se veut rassurante, Trump offre son aide
-
Wall Street clôture en hausse, record du Nasdaq
-
Election au Brésil : Flavio Bolsonaro en position de force, Trump salue "une grande victoire"
-
Mobilisations lycéennes : un jeune gravement blessé à la veille d'un "acte III" mardi
-
Conflit avec les Houthis: la Turquie et le Pakistan vont envoyer des forces militaires en Arabie saoudite
-
Des dirigeants à Tuvalu pour constater les dégâts du changement climatique
-
Sénat : la sénatrice LR Christine Lavarde désignée rapporteure générale du budget
-
Ebola en RDC : MSF alerte à son tour sur une "flambée inquiétante" au Nord-Kivu
-
Canicules: l'été a coûté 16 milliards d'euros, selon une mission parlementaire
-
Air Liquide veut davantage rémunérer ses actionnaires d'ici 2030
-
Lycées : plusieurs mineurs blessés à la suite d'interventions des forces de l'ordre
-
La Confédération paysanne appelle les agriculteurs à rejoindre les lycéens
-
À Kiev, le quotidien bouleversé par l'évolution des attaques russes
-
Mobilisations lycéennes: un jeune gravement blessé à la veille d'un "acte 3" mardi
-
Covid: la circulation actuelle ne nécessite pas d'avancer la vaccination, selon le ministère de la Santé
-
Le secteur ne sait pas comment empêcher l'IA de se fixer ses propres objectifs, avertit un lanceur d'alerte
-
NHL : l'attaquant russe Ovechkin annonce qu'il dispute sa dernière saison
-
Données personnelles: la ministre du Numérique saisit la justice contre BrixHub
-
L'ancienne porte-parole de Trump devient commentatrice sur Fox News
-
Au Danemark, la Garde nationale s'entraîne face à une menace plus réelle
-
Ukraine : des frappes russes de bombes guidées font au moins cinq morts à Kharkiv
-
Les marchés financiers évoluent au gré des turbulences politiques, Sao Paulo jubile
-
Tennis : Medvedev disqualifié, l'éternel Djokovic jouera le titre à Pékin
-
Afghanistan : la CPI publie deux mandats d'arrêt visant des ministres chargés de l'éducation
-
Éthiopie : Abiy reconduit Premier ministre, des frappes au Tigré tuent des déplacés
-
Mondiaux de judo : Kelvin Ray bouscule Abe mais les Bleus restent à quai
-
L'Ukraine dit utiliser des mitrailleuses robotisées pilotées par l'IA contre des drones russes
-
Présidentielle au Brésil : Flavio Bolsonaro en position de force
-
Cas supposé de peste en Russie : "situation sous contrôle", dit le gouverneur d'Irkoutsk
-
Concurrencés sur leur droite, les conservateurs britanniques veulent croire en leur avenir
-
Afghanistan : le CDH de l'ONU dénonce "l'oppression" des femmes par les talibans
-
Wall Street en ordre dispersé, les taux au centre de l'attention
Fusion de l'audiovisuel public: déjà contestée, la réforme désormais retardée
Le projet de fusion de l'audiovisuel public porté tambour battant par Rachida Dati prend du retard: son examen à l'Assemblée nationale a été repoussé jeudi, alors que tout le secteur est en grève pour s'y opposer.
Les députés devaient débattre de cette réforme éclair en première lecture jeudi et vendredi. Mais face à l'encombrement de l'ordre du jour, le gouvernement a pris la décision de le reporter. Le texte pourrait n'être examiné qu'en juin.
Et ce alors que le calendrier voulu par la ministre de la Culture était déjà très contraint, avec une fusion de l'audiovisuel public programmée dès le 1er janvier 2026.
Des réseaux régionaux de France 3 ou France Bleu aux sièges parisiens, tout le secteur a fait grève jeudi et doit faire de même vendredi.
Les antennes de Radio France ont été très perturbées et les émissions habituelles remplacées par de la musique. Côté télévision, la chaîne Franceinfo a rediffusé des programmes.
Pour assurer la retransmission du débat dans la soirée sur France 2 entre le Premier ministre Gabriel Attal et le président du RN Jordan Bardella, la direction a prévu de recourir à des prestataires externes, d'après les syndicats.
Selon la direction de France Télévisions, il y a eu 12% de grévistes, tous métiers confondus. A Radio France, le syndicat SNJ a assuré qu'il y avait 72% de grévistes chez les journalistes.
- "Agenda politique" -
En plus de la grève, plusieurs rassemblements ont eu lieu en France, dont le principal à Paris, près du ministère de la Culture. Sous le slogan "Non à la casse de l'audiovisuel public", il a réuni plusieurs centaines de salariés et une délégation a été reçue au ministère.
"Votre grève très forte aujourd'hui fait déjà bouger les lignes, puisque l'agenda parlementaire a miraculeusement été décalé d'un mois", a lancé la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, venue "apporter le soutien" de son syndicat.
Les inquiétudes sont particulièrement fortes à Radio France, où l'on craint que la radio soit phagocytée par la télé.
"On n'est pas contre une évolution de nos médias mais on ne veut pas que ça se fasse de manière précipitée pour satisfaire l'agenda politique de notre ministre", a pour sa part déclaré à l'AFP Mathilde Goupil, déléguée syndicale SNJ (Syndicat national des journalistes) à France Télévisions.
Selon elle, la moindre mobilisation à France Télévisions s'explique par une "forme de fatigue" après plusieurs projets de réorganisation ces dernières années.
- "Très mal parti" -
Pour "rassembler les forces" de l'audiovisuel public, Mme Dati prévoit une phase transitoire avec une holding commune au 1er janvier 2025, puis la fusion un an après. Quelque 16.000 salariés sont concernés.
Outre France Télévisions et Radio France, le mastodonte comprendrait également l'Ina (Institut national de l'audiovisuel) et France Médias Monde (RFI, France 24). L'intégration de ce dernier groupe fait cependant débat jusque dans le camp présidentiel.
Au sein de ces quatre sociétés publiques, les craintes sont vives pour les moyens et les emplois.
Aux personnels, Rachida Dati a assuré dimanche: "Je veux vous garantir non seulement une pérennité mais (aussi) votre force" dans un univers de "concurrence exacerbée", entre plateformes et réseaux sociaux.
"Évidemment, on ne va uniformiser ni les métiers, ni les activités", a-t-elle martelé mercredi devant le Sénat.
La société géante, dénommée "France Médias", aurait un budget de quatre milliards d'euros.
Pour accélérer ce projet, la ministre issue de LR s'est appuyée sur une proposition de loi du sénateur Laurent Lafon (Union centriste) programmant une holding, déjà adoptée en juin 2023 par la chambre haute.
"Nous ne sommes pas opposés à la fusion" mais "on peut s'interroger sur le calendrier", avait souligné M. Lafon avant l'annonce du report, qui a contrarié les plans du gouvernement.
"C'est très mal parti pour faire passer cette réforme", prophétise même un député de la majorité. "La mobilisation sociale sera très forte. C'est difficile, même si ça n'enlève rien à la nécessité de la réforme".
Le sort de France Médias Monde ne paraît pas tranché. Le ministre des Affaires étrangères Stéphane Séjourné a affirmé que le gouvernement était finalement pour son exclusion de l'entreprise unique. Mais les discussions pourraient être serrées avec la droite, qui est à l'inverse attachée à son inclusion.
reb-ac-gge-pr/pel/lbx
G.M.Castelo--PC