-
Le Nobel de physique consacre une nouvelle façon d'observer l'Univers
-
Wall Street en route pour de nouveaux sommets grâce à la détente des taux
-
7-octobre : une élue de la gauche radicale sous le feu des critiques au Parlement européen
-
Vaste opération des secours bulgares après le naufrage d'un cargo attaqué par des drones en mer Noire
-
Un ex-chef du renseignement extérieur allemand arrêté pour espionnage et trahison
-
Le Nobel de physique au Belge Francis Halzen pour ses travaux sur les neutrinos en Antarctique
-
Mouvement lycéen: plusieurs dizaines de milliers de manifestants en France, le cortège s'élance à Paris
-
Tennis: à 39 ans, Djokovic décroche à Pékin son 102e titre après l'abandon d'Alex de Minaur
-
Plus rien ne s'oppose au retour en Espagne du dirigeant catalan Carles Puigdemont
-
Alex Bodi își continuă expansiunea: planuri pentru deschiderea unui showroom ALIX LASERS la București
-
Cuba: le carnet de rationnement, symbole de la révolution, en voie de disparition
-
Alcool, drogue, sédatifs et mauvaise santé à l'origine du décès de Loana
-
États-Unis: décès de Jim Bakker, célèbre télévangéliste à la chute sulfureuse
-
Santé mentale au travail: les eurodéputés réclament de nouvelles règles dans l'UE
-
A Reykjavik, Rubio affirme que l'Islande est un "avant-poste crucial" pour la sécurité
-
Top 14 : face à la crise à Toulon, Pierre Mignoni endosse le rôle du fusible
-
Le dirigeant birman attendu en Malaisie après le renvoi d'un premier contingent de migrants
-
"140 milliards" d'économies : ce qu'il faut retenir de l'intervention de Marine Le Pen
-
Tennis: Alcaraz remporte à Tokyo son premier tournoi depuis son retour de blessure
-
Les Houthis ciblent l'aéroport de Ryad et contestent céder du terrain au Yémen
-
Soupçon de peste en Russie: les autorités nient l'instauration de mesures sanitaires
-
Deux navires frappés par des drones en mer Noire au large de la Bulgarie, des marins portés disparus
-
Comment la lumière combinée à la génétique permet-elle de percer les mystères du cerveau ?
-
Judo: "Je suis humaine", Agbégnénou teste son corps aux Mondiaux de Bakou
-
Le Kenya annonce un mort d'Ebola, le premier jamais recensé sur son sol
-
Pour ou contre l'IA pour les devoirs? Dans certaines universités américaines, la question fait débat
-
Soupçon de peste en Russie : risque "faible" pour le pays et "très faible" pour l'Europe, selon l'OMS
-
Premières manifestations lycéennes d'un "acte III" sous très haute surveillance
-
La Bourse de Paris va de l'avant, Alstom sur les rails
-
Le prix moyen du gazole à la pompe atteint un record au Royaume-Uni
-
L'Europe peut-elle vraiment protéger ses citoyens des dérives de l'IA?
-
Tennis: Sinner, toujours blessé à un genou, fait une croix sur 2026
-
La chasse au grand tétras interdite en France
-
La dette de l'IA explose et accélère la hausse des taux d'intérêt
-
Des vents contraires soufflent sur Trump et les républicains à un mois des élections
-
Les principaux thèmes des élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Les élections américaines de mi-mandat en chiffres
-
Face aux prix du gazole, la tentation de l'huile de friture dans le moteur
-
Les lycéens se préparent à manifester pour un "acte III" sous très haute surveillance
-
Trump approuve la mise à mort par peloton d'exécution de l'auteur d'une tuerie sur une base militaire
-
Climat : quinze jeunes Canadiens défient l'État devant la justice
-
Patrick Sabatier, le retour d'une star de la télé des années 80
-
Train, bus, covoiturage: les solutions face à la hantise de la pompe à essence
-
OpenAI s'excuse devant le Parlement australien pour l'infiltration de sites gouvernementaux
-
La mode de l'ube, un défi pour les agriculteurs philippins
-
Foot : Lionel Messi, dernier tango avec l’Argentine
-
Ligue des nations: Kane-Bellingham, le présent et le futur de l'Angleterre
-
Le Québec "mérite" d'être "un pays", dit son nouveau dirigeant indépendantiste
-
Arabie saoudite : les Houthis du Yémen disent avoir frappé l'aéroport de Ryad
-
Canada : les indépendantistes remportent les élections au Québec, un défi pour Carney
Des agriculteurs misent sur l'habitat léger pour s'installer, non sans mal
Yourte, tiny house ou caravanes: contraints par le coût du foncier et des revenus limités, mais aussi par envie, de jeunes agriculteurs décident de vivre en habitat léger sur leurs exploitations, un choix pas toujours bien accepté.
Quand François Postel et Sandra Govin ont voulu acheter une ferme dans la Drôme avec un budget de 100.000 euros, ils se sont rendus compte que celles à vendre valaient trois ou quatre fois plus.
"Ce qui faisait beaucoup grimper le prix, c'était les maisons", explique à l'AFP l'agriculteur de 40 ans. Pour lancer leur élevage de chèvres et de poules pondeuses, ils ont choisi un terrain agricole sans habitation à Bouvières, un hameau de 150 habitants, et y ont installé une yourte.
En Bretagne, Jérôme, 33 ans (qui a requis l'anonymat), a fait un choix similaire pour se lancer en élevage et en maraîchage. Non issu du monde agricole, il considère la yourte comme "une situation transitoire pour limiter les frais" de logement et privilégier l'investissement dans l'outil agricole.
Quand près de la moitié des agriculteurs devraient partir à la retraite d'ici 2030, "le foncier agricole est devenu inaccessible pour les jeunes", avec des prix trop élevés ou des fermes à reprendre trop grandes, déplore Alice Vallet, présidente de la Fédération de l'habitat réversible (F-HR).
Vivre en yourte ou en caravane permet de limiter le coût du logement à quelques milliers d'euros, un peu plus pour une minimaison amovible (tiny house), bien loin du prix d'un logement classique.
"Si on veut vraiment aider des jeunes à s'installer, il faut trouver une solution de logement", insiste François Postel. "On est sur des activités peu rémunératrices, commencer avec des fermes à 300-400.000 euros et des prêts importants, c'est s’installer avec de fortes contraintes."
- "Une forme de réticence" -
La Confédération paysanne défend cette "solution transitoire" le temps de l'installation, indique Vincent Delmas, porte-parole de ce syndicat agricole dans la Drôme.
Elle permet aussi aux agriculteurs de vivre sur leur exploitation. "Quand vous avez un tuyau d'irrigation qui casse ou une bête qui s'échappe, c'est un atout important d'être sur place", relève le maraîcher.
Mais vivre en habitat léger reste une gageure et les permis de construire difficiles à obtenir.
La loi Alur de 2014 reconnaît les logements légers et démontables comme habitat permanent. Leur installation est "dérogatoire" via la création de zones dites STECAL dans des zones naturelles, agricoles ou forestières et ces secteurs ne sont autorisés "qu'à titre exceptionnel", explique Béatrice Mesini, chercheuse au CNRS.
Dix ans après l'entrée en vigueur de cette loi, "la notion de STECAL n'est pas vraiment connue ni utilisée" par les élus, constate Michel Maya de l'Association des maires ruraux de France. "Il peut aussi y avoir une forme de réticence", poursuit le maire de Tremayes (Saône-et-Loire).
"Ce sont tous les stéréotypes sur les +cas sociaux+ qui vivraient de l'assistanat", abonde Béatrice Mesini.
Pourtant, "ces habitats légers et mobiles correspondent parfaitement à tous ces préceptes d'urbanisme aujourd'hui", entre la lutte contre l'artificialisation des sols et le besoin de nouveaux agriculteurs, estime la chercheuse.
- "Géniale" -
La F-HR et l'association Habitants de logements éphémères ou mobiles (Halem) souhaiteraient voir la loi agricole amendée pour faciliter les installations.
"La loi est très vague et les chambres d'agriculture (qui sont consultées pour les installations en agriculture) l'interprètent différemment", regrette Jérôme.
Certains agriculteurs ont ainsi vu leur habitat déclaré illégal et se sont retrouvés à ferrailler devant les tribunaux pour éviter l'expulsion. Mais dans certains cas, l'installation en habitat léger se passe bien.
Jean-Baptiste Favrichon fait partie d'un collectif qui a repris la ferme de la Tournerie (Haute-Vienne) et dont les membres ont vécu en caravanes ou yourtes quelques années.
"Nous sommes arrivés au moment où la commune se dotait d'un plan local d'urbanisme, ça a été assez simple", raconte-t-il. "Ça nous a permis de nous concentrer sur la tâche agricole" et "contribué à la solidité du groupe", poursuit l'architecte de formation.
Si l'expérience de vivre en caravane a été "géniale", il ne veut pas l'idéaliser. "La vie en habitat léger est quand même dure. Les hivers, on les sent bien."
C.Cassis--PC