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Retraites: Binet (CGT) réclame un vote du Parlement ou un référendum
La numéro un de la CGT, Sophie Binet, demande lundi que la réforme des retraites de 2023, dont un ajustement est discuté par une partie des partenaires sociaux, soit votée au Parlement ou fasse l'objet d'un référendum, relevant qu'"une large majorité de salariés sont pour (son) abrogation".
"La solution en matière de retraite, c'est la démocratie, le Parlement doit pouvoir voter ou les Françaises et les Français doivent pouvoir voter", a déclaré la patronne de la deuxième centrale syndicale, lundi sur France Inter.
Elle estime que "les Françaises et les Français n'ont pas du tout tourné la page" depuis leur mobilisation contre la réforme très controversée adoptée en 2023 sans le vote des députés et qu'"il y a toujours une large majorité de salariés qui sont pour l'abrogation de la réforme des retraites".
S'appuyant sur un sondage réalisé par l'Ifop pour la CGT, Sophie Binet souligne que "61% des salariés sont pour la retraite à 60 ans".
"Il y a quasiment 40% des métiers qui sont pénibles, il n'y a aucune mesure de prévention ni aucune mesure de départ anticipé en retraite, le scandale est là", regrette-t-elle encore.
Le 19 mars, la CGT a claqué la porte du conclave sur les retraites lancé par le Premier ministre François Bayrou, après le refus répété de celui-ci de revenir aux 62 ans.
La centrale syndicale a choisi de concentrer ses efforts sur les mobilisations, avec en ligne de mire celle du 1er-Mai.
C'est "une date de convergence au niveau international pour gagner la réduction du temps de travail" et la CGT, aux côtés de Solidaires et FSU, portera "très fortement l’exigence d’abrogation de la réforme des retraites" notamment, a-t-elle détaillé dans une interview au journal Libération publiée lundi.
Jeudi, lors d'une nouvelle séance de négociations à laquelle ne participent plus que cinq organisations syndicales et patronales, une nouvelle feuille de route pour négocier des "évolutions" du système de retraites a été adoptée.
Ils chercheront désormais à se mettre d'accord sur "un mécanisme" pour piloter à l'avenir le système des retraites et chercheront des "voies de progrès" pour la prise en compte de l'usure professionnelle, l'égalité homme-femmes", sans "détourner l'attention" de l'âge effectif de départ à la retraite "qui est la principale question de notre système".
Les négociateurs conviennent que le "rétablissement de l'équilibre du système est une nécessité" et s'autoriseront au passage à "réinterroger de manière plus large le financement de la protection sociale", ce qui a crispé la CFTC, qui se dit prête à quitter les discussions à son tour.
O.Gaspar--PC