-
NBA: Wembanyama enchaîne, les cadors se baladent à l'Est
-
La France sous les rafales de la tempête Nils, des rafales de plus de 160 km/h
-
Législatives au Bangladesh: les favoris exhortent la population à voter en masse
-
Après la tuerie au Canada, les enquêteurs s'interrogent sur le profil de l'assaillante de 18 ans
-
Au procès des réseaux sociaux, le patron d'Instagram se défend de nourrir l'addiction des jeunes
-
JO: La lueur d'espoir Miradoli, Cavet après Laffont sur les bosses
-
JO: Federica Brignone juste à temps, Chloé Kim pour un triplé historique
-
L'UE veut accélérer ses réformes économiques pour résister à la Chine et à Trump
-
Cinéma: la Berlinale ouvre pour examiner la complexité du monde
-
L'administration Trump va abroger le fondement des règlementations climatiques américaines
-
Ariane 6: compte à rebours pour un vol de toutes les premières pour Amazon
-
En visite au Venezuela, un ministre de Trump prône une hausse "spectaculaire" de la production de pétrole
-
Le Congrès américain inflige un revers à Trump sur ses droits de douane
-
Dans la troisième ville d'Argentine, la police toutes sirènes hurlantes pour ses salaires
-
Angleterre: Manchester City met la pression, Liverpool se reprend
-
JO: Cizeron et Fournier Beaudry hypnotisent Milan et s'offrent l'or olympique
-
Un incendie ravage un camp de déplacés au Soudan, un mort et des blessés
-
Procès des réseaux sociaux: le patron d'Instagram rejette l'idée d'addiction
-
Wall Street en demi-teinte après l'emploi américain
-
Mort de James Van Der Beek, héros de la série "Dawson", à 48 ans
-
Argentine: heurts entre manifestants et police pendant un débat au Sénat sur la réforme du travail
-
WTA 1000 de Doha: Swiatek et Rybakina en quarts, après quelques ratés
-
Colombie: le favori de la droite à la présidentielle promet de bombarder les narcotrafiquants avec le soutien des Etats-Unis
-
Paris: la police blesse grièvement un homme armé d'un couteau, deux enquêtes ouvertes
-
Trump "insiste" auprès de Netanyahu sur le dialogue avec l'Iran
-
L'OMS demande aux Etats-Unis de partager leurs informations sur l'origine du Covid-19
-
Au Congrès américain, les démocrates accusent la ministre de la Justice d'"étouffer" l'affaire Epstein
-
Tempête Nils: alerte rouge aux crues dans le Sud-Ouest, au vent sur l'Aude
-
Procès réseaux sociaux: le patron d'Instagram refuse la notion d'"addiction clinique"
-
Pétition contre la loi Duplomb: le débat, inédit, loin de réconcilier les deux camps à l'Assemblée
-
Paris: un homme armé d'un couteau menace un chauffeur de bus, la police le blesse grièvement
-
La Bourse de Paris termine en baisse, débâcle pour Dassault Systemes
-
Réformes de l'UE: constat d'urgence partagé, divergences Macron-Merz sur les recettes
-
Le ministre américain de l'Énergie au Venezuela pour débloquer les freins à l'investissement pétrolier
-
La Cour des comptes, une "vieille dame" qui veille sur les deniers publics
-
Cyclone à Madagascar: plus de 30 morts, la deuxième ville du pays "détruite à 75%"
-
La Réunion: prison ferme requise contre un homme d'affaires et un chef d'entreprise jugés pour corruption
-
Le projet de loi-cadre sur les transports sur les rails
-
Les Bourses européennes dispersées à la clôture
-
JO: des "montagnes russes" d'émotions et le bronze pour Laffont
-
Faire de l'Europe une "puissance indépendante" est la "seule" solution, dit Macron
-
xAI perd plusieurs responsables clés, mais Musk promet la Lune
-
Mondial-2026: beIN chipe la retransmission en France aux dépens de Ligue 1+
-
Pas d'immunité pour Albert II de Monaco dans une plainte en diffamation
-
Tempête Nils: vigilance rouge aux crues dans le Sud-Ouest et au vent sur l'Aude
-
TotalEnergies voit son bénéfice annuel 2025 chuter, lesté par les cours du pétrole
-
Espagne: des milliers d'agriculteurs avec leurs tracteurs à Madrid contre l'accord UE-Mercosur
-
Mort d'Adama Traoré: non-lieu définitif, la famille se tourne vers la justice européenne
-
JO: la biathlète française Julia Simon sacrée championne olympique de l'individuel, Lou Jeanmonnot en argent
-
Pétition contre la loi Duplomb: débat inédit mais sans vote à l'Assemblée
Dans le Nord, la lutte antidrones est synonyme de "made in France"
"Le contexte géopolitique actuel nous donne raison": près de Lille, l'entreprise MC2 Technologies, spécialisée dans la lutte antidrones, revendique une maîtrise totale de sa production, un avantage dans une Europe "très dépendante des technologies américaines et asiatiques".
"Quand on dit qu'on est souverain dans nos technologies, qu'on maîtrise vraiment toute la chaîne de valeur, c'est une réalité", assure Nicolas Vellas, cofondateur et président de cette société basée à Villeneuve-d'Ascq (Nord).
Associé à Christophe Gaquière, qui était le directeur de sa thèse dans le domaine des hyperfréquences, M. Vellas a créé en 2004 cette entreprise initialement spécialisée dans la microélectronique, et désormais à la pointe de la lutte antidrones, contre lesquels elle développe détecteurs et brouilleurs.
Dans ce domaine, l'Europe "a laissé partir des technologies aux Etats-Unis ou en Asie" qu'elle n'aurait pas dû abandonner, et a en conséquence "une forme de dépendance à des fournisseurs américains ou asiatiques", déplore M. Vellas.
Chez MC2, "du composant électronique jusqu'au système, on maîtrise vraiment toute la chaîne de l'informatique, tout ce qui est système embarqué, tout ce qui est mécanique, électronique, hyperfréquence, etc.", énumère-t-il.
"Tout ça est maîtrisé en interne. Et c'est ça qui fait notre force", assure l'entrepreneur, avant de souligner, dans un sourire: "Le contexte géopolitique actuel nous donne raison".
- "Bulle de protection" -
MC2 Technologies compte près d'une centaine de salariés, contre une quinzaine en 2015. Une expansion rapide qui a déjà obligé la société à déménager plusieurs fois ces dernières années, pour agrandir ses locaux.
Ses "fusils" brouilleurs de drones NEROD RF, des armes semblant tout droit sortir d'un épisode de Star Wars, ont été utilisés pour la sécurisation de grands événements tels que le 14-Juillet et les JO de Paris-2024.
L'entreprise fabrique aussi de gros équipements comme son MAJES, imposant brouilleur de drones de près de 2 mètres de haut pour plus de 400 kgs, qui peut aussi fonctionner en réseau avec plusieurs unités.
De quoi "permettre de générer une bulle de protection de plusieurs kilomètres autour d'un site sensible à défendre" tel qu'un "palais présidentiel, une base militaire, un aéroport, un stade", selon Alexandre Massonnet, responsable commercial chez MC2.
Les technologies anti-drones sont devenues "absolument indispensables", relève Léo Péria-Peigné, chercheur au Centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri).
Trois ans après le début de l'invasion russe de l'Ukraine, "le drone est partout, tout le temps, dans tous les domaines et, surtout, le drone est maintenant un outil consommable", souligne ce chercheur.
L'armée française ne compte actuellement que quelques milliers de drones dans ses équipements, quand les Ukrainiens en ont utilisé plus d'un million et demi l'an passé et comptent en utiliser 4,5 millions cette année pour faire face à la Russie.
- "Six semaines" de développement -
L'explosion de l'usage du drone s'est accompagnée d'une accélération du cycle de développement. "Il y a 15 ou 20 ans", ces cycles "étaient de plusieurs années", rappelle Nicolas Vellas. En Ukraine, leur durée est à présent de "six semaines", selon Léo Péria-Peigné.
MC2, qui réalise déjà 85% de ses ventes sur le marché de la défense, se dit prêt à tripler voire quadrupler sa production, et à passer d'un chiffre d'affaires actuel d'environ 15 millions d'euros à 50 millions d'euros, sur fond de la volonté affichée par la France et l'Europe de se réarmer massivement.
Mais le développement des dispositifs anti-drones en France est ralenti par un coût bien plus élevé qu'en Russie. Entre ce que produit MC2 Technologies et ce qui peut se faire là-bas, "vous pouvez avoir un facteur 10 sur le coût", reconnaît Nicolas Vellas.
Il y a aussi des contraintes normatives, et la rareté des exercices lors desquels MC2 peut faire tester ses technologies.
"Si on veut faire des essais de nos équipements, on doit le faire dans le cadre d'exercices organisés par les autorités régaliennes" telles que l'armée et la police, explique Nicolas Vellas.
"En six mois de temps, il n'y a eu qu'une (fenêtre)", regrette-t-il. "Il aurait fallu en faire dix".
P.Queiroz--PC