-
Liban: Israël n'a pas pu "briser la résistance" du Hezbollah, dit son chef
-
Equipe de France: sans Mbappé, à Dembélé de jouer
-
Malgré le rejet de Trump, l'Iran maintient ses conditions pour rouvrir Ormuz
-
Euro de volley: les Bleus ont l'argent, et des problèmes de riches
-
Londres appelle au calme face aux tensions liées à une marche protestante en Irlande du Nord
-
A Lourdes, les pèlerins séduits par un pape "simple" et proche des plus vulnérables
-
Royaume-Uni: l'antiterrorisme enquête après un incident près d'une base aérienne, cinq arrestations
-
A Lourdes, Léon XIV contre l'aide à mourir et le "fléau" des violences sexuelles
-
อเล็กซ์ โบดี และศาสตราจารย์ ดร. ดีเทอร์ ลาซิก ลงนามสัญญาสำหรับ ALPHA WHEY และ BODI เครื่องดื่มให้พลังงาน
-
एलेक्स बोडी और प्रो. डॉ. डायटर लाज़िक ने ALPHA WHEY और BODI एनर्जी ड्रिंक के लिए एक अनुबंध पर हस्ताक्षर किए
-
Alex Bodi och prof. dr. Dieter Lazik tecknar avtal om ALPHA WHEY och BODI Energidryck
-
Alex Bodi a prof. dr. Dieter Lazik podepsali smlouvu týkající se produktů ALPHA WHEY a BODI Energetický nápoj
-
Alex Bodi i prof. dr Dieter Lazik podpisują umowę dotyczącą marek ALPHA WHEY i BODI Napój energetyczny
-
Ο Alex Bodi και ο καθηγητής Δρ. Dieter Lazik υπογράφουν σύμβαση για τα προϊόντα ALPHA WHEY και BODI Ενεργειακό ποτό
-
أليكس بودي والبروفيسور الدكتور ديتر لازيك يوقعان عقدًا بشأن منتجي «ألفا ويل» و«بودي إنيرجي درينك»
-
アレックス・ボディ氏とディーター・ラジク教授が「ALPHA WHEY」および「BODI エナジードリンク」に関する契約を締結
-
Au pied de la tour Eiffel, les pompiers mobilisés pour clamer leur "colère"
-
알렉스 보디와 디터 라지크 교수가 ALPHA WHEY 및 BODI 에너지드링크에 관한 계약을 체결했습니다.
-
亞歷克斯·博迪(Alex Bodi)與迪特爾·拉齊克(Dieter Lazik)教授簽署關於 ALPHA WHEY 及 BODI 能量飲料的合約
-
Alex Bodi și prof. dr. Dieter Lazik semnează un contract pentru ALPHA WHEY și BODI Băutură energizantă
-
Royaume-Uni: l'antiterrorisme enquête sur un incident près d'une base utilisée par l'US Air Force
-
Алекс Боді та проф. д-р Дітер Лазік уклали договір щодо ALPHA WHEY та Боді Енергетичний напій
-
Алекс Боди и проф. д-р Дитер Лазик заключили договор о выпуске продуктов ALPHA WHEY и BODI Энергетический напиток
-
Marathon de Berlin: blessée, Assefa manque le record du monde mais s'impose une troisième fois
-
Alex Bodi et le professeur Dieter Lazik signent un contrat pour ALPHA WHEY et BODI Boisson énergisante
-
Sénatoriales: le RN veut s'implanter, plusieurs sortants réélus
-
Thaïlande: des milliers d’habitants évacués après d'importantes inondations à Bangkok
-
En Espagne, la crise du logement fait un spectaculaire retour sur le devant de la scène
-
A Lourdes, les pèlerins séduits par un pape "simple" à l'écoute des plus vulnérables
-
Arrivée aux Etats-Unis de deux pandas géants envoyés par la Chine
-
Armani couvre de paillettes son élégance discrète
-
Irlande du Nord: rassemblement contre une marche orangiste à Portadown
-
A Lourdes, Léon XIV exhorte à poursuivre la lutte contre le "fléau" des violences sexuelles
-
Budget: une incertitude de plus pour des entreprises très inquiètes
-
En Espagne, la crise du logement s'invite au coeur de Madrid
-
Nouvelle nuit de violence en Afrique du Sud : deux fusillades font 27 morts
-
Au Kurdistan irakien, le traumatisme de la guerre avec l'Iran refait surface
-
Sud-Ouest: face aux mégafeux, les pompiers au défi de garder un "coup d'avance"
-
Des vendanges "5 étoiles" mais des caves déjà pleines: les vignerons italiens s'interrogent
-
A Lourdes, une foule de fidèles pour Léon XIV, attendu sur les violences sexuelles
-
Soudan: dans Khartoum en ruines, la désillusion du retour
-
A Kiev, Moscou cible aussi le panier de courses
-
IA: une start-up allemande appelle l'Europe à "plus d'optimisme" malgré les craintes
-
Sénatoriales: journée décisive pour le RN, en quête d'un groupe au Sénat
-
Foot: dix ans après le drame, Chapecoense et l'Atlético Nacional ont célébré leur amitié
-
Mondiaux de cyclisme: Seixas rêve d'arc-en-ciel à Montréal
-
L'Iran maintient ses conditions pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
Le nord-est des Etats-Unis frappé par une tempête rare pour la saison
-
A Lourdes, Léon XIV face aux victimes de violences sexuelles dans l'Eglise
-
Mike Leigh primé à Saint-Sébastien pour son probable dernier film
Pessimistes, les Français dépensent au compte-gouttes
"Les Français broient du noir": les ménages consomment moins qu'ailleurs en Europe, rendus frileux par l'incertitude politique qui bride ce moteur essentiel de l'économie, déjà ébranlé par la pandémie et le choc inflationniste.
Alimentation, électroménager, voitures, téléphonie mobile, etc. Face aux gouvernements qui se succèdent depuis mi-2024, les ménages réfrènent leurs dépenses. Or, celles-ci pèsent environ la moitié de la richesse produite annuellement en France.
"La consommation déçoit depuis plusieurs trimestres", progressant moins vite que le pouvoir d'achat, constate Dorian Roucher, chef du département de la conjoncture de l'Institut national de la statistique (Insee), interrogé par l'AFP.
Les biens sont davantage affectés que les services, note-t-il, citant l'alimentation où la baisse cumulée est "de l'ordre de 8% depuis 2022", quand les prix se sont envolés après l'invasion russe de l'Ukraine. "C'est du jamais-vu depuis qu'on fait des statistiques à l'Insee".
Les Français consomment moins de fruits, légumes et viande frais, jugés plus chers, et davantage d'oeufs, pâtes ou plats préparés. Les achats textiles souffrent aussi, ou l'automobile du fait d'un attentisme technologique.
Si ce phénomène est observé depuis la crise sanitaire - magasins et restaurants étaient fermés - puis la crise inflationniste, la dissolution de l'Assemblée nationale en juin 2024 a causé une nouvelle commotion.
- Taux d'épargne record -
"Les Français broient du noir. Relativement à leurs voisins, ils sont beaucoup plus pessimistes", souligne Dorian Roucher.
Une perception pourtant déconnectée de la réalité (salaires en hausse, résistance du marché du travail, etc.): "c'est psychologique", relève Maxime Darmet, économiste chez Allianz Trade.
Dans sa note de conjoncture de septembre, l'Insee constatait que "la confiance des ménages qui se redressait tendanciellement jusqu'à l’été 2024 recule presque continûment depuis".
"Leurs gains de pouvoir d'achat ont été plus importants qu'ailleurs en Europe", du fait d'une inflation plus faible, attendue à 1% en moyenne annuelle en 2025, "mais leurs achats y sont moins dynamiques et le taux d'épargne bat chaque trimestre un nouveau record à la hausse."
Alors que des débats budgétaires houleux agitent l'Assemblée, l'horizon reste brumeux. Ce climat d'incertitude a pu être accentué par des tensions commerciales et géopolitiques à l'international.
La consommation des ménages ralentirait à +0,5% cette année, après +1,0% en 2024 (contre +0,8% et +2,5% pour le pouvoir d'achat), selon l'institut statistique.
En conséquence, le taux d'épargne - la part non consommée du revenu - augmenterait encore, contrairement aux autres pays européens. Il atteindrait 18,5% sur l'année (après 18,2%), un record en 45 ans hors crise sanitaire, alors qu'il était resté stable autour de 15% auparavant.
Selon Dorian Roucher, la hausse du taux d'épargne a été portée pour moitié par celle des revenus du patrimoine (assurance vie, livrets, etc.) sur fond de taux d'intérêts en hausse.
Les prestations sociales ont aussi été indexées sur une inflation forte. Ainsi, en 2024, les deux tiers de la hausse du taux d'épargne avaient été alimentés par les retraités, qui ont épargné leurs pensions revalorisées.
- Pas de "rattrapage" -
Pour l'autre moitié, il y a "une espèce de pessimisme spécifique en France depuis l'été 2024, qui ne cesse de s'empirer", lié à "un effet incertitude", développe le statisticien.
Cette parcimonie bride la croissance, la privant notamment de recettes supplémentaires comme la TVA.
Au troisième trimestre, la croissance française a surpris positivement (+0,5%), mais la consommation des ménages a progressé plus timidement, de 0,1% comme au deuxième trimestre. Aucun redémarrage marqué n'est attendu d'ici la fin de l'année. Leurs investissements ont reculé de 0,4% sur la période, surtout dans le logement neuf.
"Il manque cet ingrédient-là pour que la croissance s'établisse sur des bases solides", estime Maxime Darmet.
Stéphane Colliac, économiste de BNP Paribas, ne croit pas à un retour à la tendance d'avant-Covid. Le taux d'épargne refluerait autour de 17% fin 2027 et la consommation augmenterait de 1% annuellement, "et pas 1,5% en moyenne comme avant".
Il exclut "un effet de rattrapage: le taux d'épargne élevé n'est pas une réserve d'argent qu'on consommera plus tard".
Outre des effets démographiques, certains changements de comportements semblent pérennes: moindre consommation d'énergie par des Français sensibilisés à la sobriété depuis la flambée des prix, appétit croissant pour la restauration à emporter ou motivation écologique.
V.F.Barreira--PC