Portugal Colonial - Electricité: RTE maintient sa "vigilance" sur la fin de l'hiver

Euronext
AEX 0.96% 874.79
BEL20 0.71% 3890.71
PX1 0.81% 8105.78
ISEQ 1.05% 10066.68
OSEBX -0.03% 1339.8 kr
PSI20 1.19% 6592.89
ENTEC -0.41% 1416.23
BIOTK 2.98% 2093.61
N150 1.1% 3369.93
Electricité: RTE maintient sa "vigilance" sur la fin de l'hiver
Electricité: RTE maintient sa "vigilance" sur la fin de l'hiver

Electricité: RTE maintient sa "vigilance" sur la fin de l'hiver

Le gestionnaire du réseau électrique RTE a annoncé vendredi maintenir sa "vigilance sur la fin de l'hiver" pour l'approvisionnement, en raison d'un nombre élevé de réacteurs nucléaires à l'arrêt, tout en notant que "les prévisions météorologiques sur la période sont favorables".

Taille du texte:

"Sans surprise, on maintient le niveau de vigilance", a déclaré Thomas Veyrenc, directeur de la stratégie et de la prospective de RTE, à l'occasion d'une présentation à des journalistes.

"On est sur un risque qui est maîtrisé, pour autant il faut bien se dire que la disponibilité de notre parc de production pendant cet hiver de manière générale est extrêmement contrainte", a-t-il souligné.

Sur les 56 réacteurs nucléaires français, 9 étaient à l'arrêt vendredi matin, selon EDF.

La France subit actuellement une moindre disponibilité de son parc nucléaire, liée à un calendrier de maintenance chargé, en outre perturbé par les confinements de 2020. Cinq réacteurs d'EDF sont de surcroît à l'arrêt pour de longues périodes à la suite de problèmes de corrosion détectés ou soupçonnés sur des circuits de sécurité.

Toutefois, RTE avait déjà considéré que ces derniers seraient arrêtés pendant tout l'hiver et ces prolongations d'arrêts "ne remettent pas en cause le diagnostic établi par RTE pour la fin de l’hiver", indique le gestionnaire du réseau à haute tension dans ses prévisions réactualisées.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) n'a pas exclu que d'autres arrêts soient nécessaires en raison de ce problème, pour lequel des contrôles sont en cours. Les conséquences iront "au-delà de cet hiver", note RTE, en attendant d'avoir plus de détail.

"A court terme, la disponibilité prévisionnelle du parc nucléaire sera de l'ordre de 50 GW tout début février puis diminuera progressivement pour s’établir entre 38 et 46 GW à la fin du mois, se rapprochant des niveaux de l'hiver dernier", prévoit RTE. La disponibilité du parc avait atteint un plus bas historique pour un mois de janvier avec alors seulement de l’ordre de 48 GW disponibles en moyenne.

Le planning actuel prévoit qu’entre neuf et treize réacteurs seront à l’arrêt au cours du mois de février, selon les semaines.

"Les trois retours de réacteurs attendus d'ici à mi-mars feront l'objet d'une attention particulière, d'autant plus que six autres réacteurs devraient s'arrêter au cours du mois de février, pour maintenance", souligne le gestionnaire du réseau.

Pour se donner un peu de marge, le gouvernement a aussi prévu d'assouplir les limites d'utilisation de ses dernières centrales à charbon très polluantes cet hiver.

Les prévisions météorologiques sont de leur côté favorables: une de vague de froid sévère apparaît à ce stade "peu probable", au moins pour le début du mois de février.

RTE rappelle que plusieurs mesures sont prévues en cas de vague de froid (de l’ordre de 4°C en dessous des normales), de très faible production éolienne en Europe ou de nouveaux gros problèmes sur les capacités de production: interruption de grands consommateurs industriels, baisse de la tension sur les réseaux.

Mais malgré une situation tendue en janvier, il n'avait pas été nécessaire de recourir à ce type de mesure exceptionnelles.

RTE rappelle aussi que "des coupures ciblées" restent toujours possibles en dernier ressort pour soulager le réseau en cas d'aggravation des difficultés mais juge cela "peu probable pour l’essentiel du mois de février".

D'éventuelles alertes ou appels à des gestes d'économie seront diffusés au grand public via le site Ecowatt.

Côté gaz cette fois-ci, le gestionnaire du réseau GRTgaz avait estimé jeudi que l'approvisionnement de la France ne suscitait pour l'instant pas d'inquiétude particulière en dépit des faibles livraisons russes vers l'Europe.

M.Carneiro--PC