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Nationaliser ArcelorMittal pour sauver la sidérurgie ? La proposition de LFI examinée à l'Assemblée
Le feu des hauts-fourneaux s'apprête à embraser jeudi le Palais Bourbon et ses abords: les députés débattront d'une proposition de loi de La France insoumise (LFI) pour nationaliser les activités françaises d'ArcelorMittal en proie à de sévères difficultés.
À l'appel de la CGT, quelque 400 salariés, venus en bus des sites du Nord et de Moselle, sont attendus dès 11H00 sur l'esplanade des Invalides pour soutenir le texte.
Certains prendront place dans les tribunes de l’Assemblée, où LFI entend "faire entrer les revendications populaires dans l'hémicycle" à l'occasion de sa journée annuelle réservée à l'examen de ses textes parlementaires, explique à l'AFP la cheffe des députés insoumis Mathilde Panot.
Le groupe de gauche considère la nationalisation comme "l'unique solution" pour sauver la filière et ses 15.000 emplois directs.
Objectif: contrer le plan social annoncé en avril et relancer la décarbonation des hauts-fourneaux, faute de quoi l'acier français deviendrait non rentable dès 2030, alerte Aurélie Trouvé, qui portera le texte.
Chiffrée à trois milliards d'euros, la nationalisation rencontre l'opposition du gouvernement.
"Ce n'est pas parce que l'Etat va faire un chèque de 3 milliards (…) que l'on va changer la compétitivité", a affirmé le ministre de l'Economie Roland Lescure mercredi.
Il faut d'abord "se protéger contre les invasions de produits, en l'occurrence venant de Chine", a-t-il ajouté, précisant avoir obtenu de la Commission européenne une enquête sur ce "dumping" et la hausse des droits de douane.
L'espoir des salariés s'est ravivé après l'adoption du texte en commission la semaine dernière grâce aux voix de la gauche, une faible mobilisation du camp gouvernemental et l'abstention du RN.
"Changer l'actionnaire d'ArcelorMittal France ne changerait en rien les problèmes structurels", a réagi son PDG, Alain Le Grix de la Salle.
- "On va l'afficher" -
Mais rien n'assure un vote jeudi.
En cause notamment, l'obstruction assumée du groupe de Marine Le Pen et de ses alliés ciottistes, en représailles aux blocages de LFI sur leurs textes ces derniers mois.
Avec quelque 285 amendements déposés, dont 89% par les seuls groupes RN et UDR, les débats pourraient s'éterniser et un vote avant minuit (heure limite d'examen des textes comme lors de toute "niche" parlementaire) paraît très improbable.
Sauf dans le cas d'un retrait massif d'amendements, comme l'a sous-entendu le député RN Jean-Philippe Tanguy.
"Le RN permettra un vote sur Arcelor mais aura donné une bonne leçon à LFI qui se croit tout permis", a-t-il écrit sur X.
La mobilisation dehors devrait jouer. "Ça va être spectaculaire, on va montrer ce que c'est les métallos", promet Gaëtan Lecocq, délégué CGT à Dunkerque. "Le député qui va voter contre notre projet ou qui va essayer de le bloquer, il va devoir rendre des comptes, on va l'afficher", prévient-il.
Plusieurs députés RN sont élus dans des circonscriptions où se trouvent les sites industriels menacés.
- Dernière ligne droite -
Le groupe d'extrême droite qui capte une large partie du vote ouvrier n'est pas favorable à une nationalisation, et accuse LFI de donner de "faux espoirs" aux travailleurs. Il plaide pour une "golden share", un droit de veto de l'État sur les décisions stratégiques sans gestion directe.
Une proposition "stupide", tranche Aurélie Trouvé, qui estime qu'elle ne relancerait pas les investissements nécessaires à la transition écologique et donc à la survie de la filière.
Même en cas d'adoption, le texte aurait peu de chances d'aboutir sans le soutien gouvernemental alors qu'une initiative similaire portée par les communistes a déjà été rejetée fin octobre au Sénat.
Mais syndicats comme mouvements de gauche s'accordent à faire monter la pression politique.
"On est dans la dernière ligne droite. Le plan acier est en train de passer au Parlement européen. Il sera voté le 3 décembre. Donc ça veut dire qu'il faut qu'on tienne la pression jusque là-bas", souligne Gaëtan Lecocq.
Avant ArcelorMittal, les députés examineront deux autres textes LFI qui devraient faire consensus: une résolution pour s'opposer à l'accord UE-Mercosur, avant des votes européens clés début décembre et une proposition pour garantir l'égalité d'accès au service postal en Outre-mer.
M.A.Vaz--PC