-
Tour d'Italie: et de trois pour Narvaez
-
Selfies, caramels "Melody" et commerce : Narendra Modi en visite en Italie
-
"Flottille pour Gaza": un ministre d'extrême droite choque avec une vidéo de militants à genoux et mains liées
-
Corée du Sud: la grève à Samsung suspendue in extremis après d'ultimes négociations
-
Claire Thoury, une militante associative à la tête du Cese
-
Les Etats-Unis appellent les Cubains à choisir "une nouvelle voie"
-
A Varsovie, Peter Magyar vante la voie européenne de la Pologne
-
NBA: les Spurs de Wembanyama de retour à Paris en 2027
-
Wall Street ouvre en hausse, surveille le marché obligataire et Nvidia
-
Avion de combat: le Scaf doit être repensé à l'aune de la guerre en Ukraine, estime Airbus
-
Ingérence numérique étrangère visant LFI: "Une action judiciaire est engagée", annonce Nuñez
-
Faute de 610 millions de dollars, l'aide aux réfugiés Rohingyas menacée
-
L'acteur américano-cubain Andy Garcia rêve d'un Cuba "libre de toute répression"
-
Commerzbank : front du refus contre l'offre hostile d'UniCredit
-
Concerts annulés, nouvelles plaintes: la pression s'accentue sur Patrick Bruel
-
A Vilnius, dirigeants et population à l’abri pour la première fois après une alerte au drone
-
Ebola: l'OMS évoque un risque "élevé" en Afrique centrale, mais "faible" au niveau mondial
-
A Beyrouth, la quête de justice pour des victimes des frappes israéliennes du "mercredi noir"
-
Pêcheurs de plastique: le fleuve Congo victime de la pollution en RDC
-
L'Iran promet une guerre au-delà du Moyen-Orient si Trump décide d'attaquer
-
Soupçon de faux témoignage sur les crèches: non-lieu requis en faveur d'Aurore Bergé
-
En RDC, les habitants désarmés face à Ebola, attendent l'aide médicale
-
L'Allemand Commerzbank met en garde ses actionnaires contre l'offre de l'Italien UniCredit
-
2027: si LFI arrive au pouvoir, elle fera voter rapidement une "loi anticoncentration" des médias
-
Des objets ayant appartenu à l'acteur Matthew Perry mis aux enchères
-
Avec SpaceX, Elon Musk met un autre joyau de son empire en Bourse
-
Pluies diluviennes en Chine: le bilan grimpe à 22 morts et 20 disparus
-
Prêt à Kiev: l'UE va débloquer "mi-juin" une première aide budgétaire de 3,2 milliards d'euros
-
La loi américaine contre les deepfakes pornos entre en vigueur
-
Aux Etats-Unis, un mécontentement croissant face à la montée de l'IA
-
Stellantis veut ouvrir son usine de Rennes au chinois Dongfeng
-
En Ukraine, les amoureux des oiseaux observent une hécatombe
-
La Bourse de Paris à l'équilibre, entre hausse des taux et Nvidia
-
Entre Brésil et Australie, l'exceptionnelle odyssée de deux baleines
-
Corée du Sud: ultimes négociations pour éviter une grève géante à Samsung
-
"On se dispute pour un poulet" : La Paz asphyxiée par les barrages routiers
-
En Cisjordanie, lancer des pierres sur des soldats israéliens, et mourir à 15 ans
-
En Malaisie, passerelles aériennes et mobilisation pour un singe menacé
-
Xi et Poutine affirment le caractère "inébranlable" des relations sino-russes malgré les crises
-
Risques de pandémie: Ebola et l'hantavirus montrent que le monde demeure mal préparé, selon une experte
-
Verdict contre un ex-agent du renseignement autrichien accusé d'espionnage pour la Russie
-
L'UE prête à approuver la création de centres pour migrants à l'étranger
-
L'Australie recrute son prochain chien sauveteur de koalas
-
Play-offs NBA: les Knicks renversants, les Cavaliers s'effondrent pour débuter la finale à l'Est
-
Pékin annonce des pourparlers avec Washington pour réduire leurs droits de douane
-
Le président de Taïwan affirme que des "forces étrangères" ne peuvent pas choisir l'avenir de l'île
-
Ligue Europa: le quintuplé dans le viseur d'Unai Emery
-
Indonésie: Prabowo annonce un encadrement des exportations de charbon et d'huile de palme
-
Corée du Sud: grève à Samsung à partir de jeudi, au risque de bousculer l'économie
-
Xi et Poutine affirment le caractère "inébranlable" des relations malgré les crises
OnlyFans, Mym, Sexemodel... Le Sénat légifère face aux "proxénètes 2.0"
Ils sévissent sur des plateformes de partage de contenus sexuels comme OnlyFans ou Mym et exploitent des "modèles" parfois jeunes: le Sénat a voté mardi pour sanctionner durement ces "proxénètes 2.0", rouvrant un débat délicat sur la prostitution à l'ère du numérique.
Une proposition de loi de la droite et du centre, qui crée une nouvelle infraction "d'exploitation sexuelle en ligne", a été adoptée très largement avec le soutien du gouvernement. Elle est désormais transmise à l'Assemblée nationale.
Son objectif: s'attaquer à une galaxie en plein essor mais encore peu régulée, celle du "caming".
Cette pratique, particulièrement popularisée durant la crise sanitaire via diverses plateformes comme le géant anglais OnlyFans, son concurrent français Mym ou le plus sulfureux site de petites annonces libertines Sexemodel, consiste en la vente de contenus sexuels ou pornographiques, parfois personnalisés, par abonnement.
Mais derrière ces photos et vidéos érotiques qui offrent parfois un complément de salaire apprécié des créatrices de contenu, se cache tout un écosystème commercial.
Fleurissent ainsi divers "managers" ou "agents", des intermédiaires chargés, contre rétribution, de développer l'activité de ces "modèles", leur promettant promotion et visibilité, quitte à embaucher des "tchatteurs" pour gérer les conversations privées avec leurs abonnés.
- "Emprise" -
"C'est l'organisation méthodique d'une emprise sur l'exploitation sexuelle de jeunes filles, avec à la clé, une captation massive de revenus et une violence qui tente de se dissimuler pour mieux se perpétuer", a alerté devant le Sénat la ministre déléguée à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, déterminée à incriminer ces intermédiaires "comme des proxénètes".
"Pour la première fois, un texte condamne les nouvelles formes d'exploitation sexuelle en ligne. Il vise à briser la chaîne d'un business sulfureux", a assuré son auteure, la sénatrice Les Républicains Marie Mercier.
Mais face à ces dérives, légiférer s'avère assez complexe.
Faut-il s'attaquer au modèle-même de ces plateformes ? Pénaliser directement les clients ? Se concentrer sur ces "proxénètes 2.0", difficiles à tracer ?
La réponse est d'autant plus difficile à apporter que la jurisprudence de la Cour de cassation est sans appel: la pratique du "caming" ne relève pas de la prostitution, en l'absence de "contact physique". Il est donc périlleux de relier ces activités au proxénétisme, dont la définition pénale découle de celle de la prostitution.
"Cela suppose qu'on redéfinisse la prostitution", a expliqué la rapporteure du texte au Sénat, Lauriane Josende (LR), or cela porterait une atteinte aux libertés, selon elle: "Quid des strip-teases, des peep-shows, voire de la pornographie ?" s'est-elle interrogée.
A son initiative, le Sénat a donc refusé de pénaliser "l'achat" de contenus sexuels en ligne, optant pour la création d'une nouvelle infraction spécifique "d'exploitation sexuelle en ligne", punie de jusqu'à sept ans d'emprisonnement et de 150.000 euros d'amende et aggravée dans certains cas.
- "Occasion manquée ?" -
Cette infraction viserait les intermédiaires lorsqu'ils "recrutent" un créateur de contenu dans certaines circonstances comme la "menace", la "contrainte", la "violence" ou "l'abus d'une situation de vulnérabilité". Mais la rétribution financière de l'intermédiaire, seule, ne suffirait pas à la caractériser.
Si cette rédaction a été "accueillie positivement" par la plateforme Mym, certains parlementaires et associations y voient au contraire un texte totalement dénaturé et probablement inefficace.
"C'est une occasion manquée", a regretté auprès de l'AFP Lénaig Le Fouillé, porte-parole du mouvement du Nid, qui milite de longue date pour l'abolition de la prostitution.
"Cette infraction sera inefficace et inopérante", s'est agacée Laurence Rossignol (PS), dont le groupe a voté contre. Elle préconisait, sans succès, d'englober les actes sexuels "physiques ou virtuels" à la définition de la prostitution, pour adapter les sanctions déjà existantes au numérique.
Pour élargir la portée du dispositif, le gouvernement a tout de même fait adopter un amendement visant à sanctionner les consommateurs, à condition qu'ils aient connaissance de faits d'exploitation sexuelle en ligne.
Les débats se sont envenimés dans l'hémicycle, Mme Rossignol s'indignant notamment de propos "inacceptables" tenus à son encontre par la rapporteure LR Lauriane Josende. "On ne veut rien savoir de votre sexualité, mais en l'occurrence, c'est votre façon de définir l'acte sexuel", avait lancé la sénatrice LR, lorsque sa collègue socialiste énumérait divers actes pratiqués par les créatrices de contenu sur ces plateformes.
P.L.Madureira--PC