-
Face aux médias classiques jugés trop sceptiques, la Silicon Valley bâtit sa propre bulle
-
"Un outil magique": comment les astronautes d'Artémis se serviront de leurs yeux pour étudier la Lune
-
Le fish and chips, symbole britannique, fragilisé par la guerre
-
Lentilles, insuline... la logistique pharmaceutique fait face aux crises
-
C'est toujours beau la vie pour Isabelle Aubret, de retour sur scène
-
En route pour la Lune, les astronautes d'Artémis en entrevoient déjà la face cachée
-
Snober ou pas les filles de l'ex-prince Andrew? Un casse-tête royal
-
L'IA au coeur de la guerre en Iran: cinq choses à savoir sur le "Project Maven" du Pentagone
-
Tour des Flandres: Pogacar-Van der Poel, duel ou KO ?
-
Le deuxième pilote américain secouru en Iran
-
A Kaboul, les espoirs de justice d'une mère après la frappe qui a tué son fils
-
L'Iran attaque les pays du Golfe et Israël à la veille de l'expiration de l'ultimatum de Trump
-
Léon XIV célèbre Pâques pour la première fois, assombries par la guerre
-
L'Iran cible Israël et le Koweït après les menaces de Trump
-
Israël annonce l'attaque imminente du principal poste-frontière entre le Liban et la Syrie
-
Trump donne 48 heures à l'Iran pour conclure un accord
-
Ligue 1: Lille prend une revanche éclatante sur Lens, qui laisse Paris s'échapper
-
Espagne: le Barça mate l'Atlético et s'envole vers le titre
-
Liban: sept morts dans des frappes israéliennes, un soldat israélien tué
-
Coupe d'Angleterre: Arsenal éliminé par Southampton, club de 2e division
-
Les astronautes d'Artémis désormais plus proches de la Lune que de nous
-
Ligue 1: Rennes remporte un derby fou et se replace pour l'Europe
-
Champions Cup: Toulouse surclasse Bristol et attend Bordeaux-Bègles en quarts
-
Athlétisme: Gressier et Beaugrand font tomber les records à Lille
-
Ukraine: six morts et des dizaines de blessés dans des frappes russes
-
Trump lance un nouvel ultimatum à l'Iran, une centrale nucléaire visée
-
Liban: nouvelles frappes sur Tyr après un avertissement israélien
-
A Saint-Denis, plusieurs milliers de personnes réunies contre le racisme, en soutien à Bally Bagayoko
-
A Paris, une manifestation bruyante contre les pesticides
-
Coupe d'Angleterre: Liverpool coule à pic à l'Etihad avant d'affronter le PSG
-
Iran: recherches pour retrouver un aviateur américain, le nucléaire visé
-
Tour des Flandres: Wout Van Aert, apaisé mais toujours ambitieux
-
A Doha, Georgia Meloni évoque la crise énergétique avec l'émir du Qatar
-
Ukraine: cinq morts et 19 blessés dans une frappe russe sur un marché à Nikopol
-
A Saint-Denis, un rassemblement contre le racisme à l'initiative du maire LFI Bally Bagayoko
-
Tour des Flandres: que peut espérer Remco Evenepoel ?
-
Athlétisme: à Lille, Gressier et Schrub s'attaquent au record du monde du 5 km
-
Explosion devant une association chrétienne pro-israélienne aux Pays-Bas
-
Iran et Etats-Unis s'activent pour retrouver un aviateur américain
-
Les missions lunaires Artémis et Apollo partagent un bâtiment... et les lois de la physique
-
Liban: nouvelles frappes israéliennes sur Beyrouth après la destruction d'un pont
-
"C'est suffocant": le nord de la Thaïlande "piégé" dans un nuage de pollution
-
Au Sri Lanka, les pénuries d'énergie ravivent les fantômes de la crise de 2022
-
Boeuf grillé, sac de couchage et un seul W.C.: la vie dans la capsule des astronautes d'Artémis 2
-
Qu'est-ce que vivre en prison? Des visites pédagogiques d'un nouveau type à Bruxelles
-
Se cacher, trouver de l'eau... Un ex-pilote raconte comment survivre une fois son avion abattu
-
Guerre au Moyen-Orient: pourquoi le gazole flambe plus que l'essence en Europe
-
Au Colisée, l'écho de la guerre au premier Chemin de Croix de Léon XIV
-
Bercy annonce un "prêt flash carburant" pour soutenir rapidement la trésorerie des petites entreprises
-
Objectif Lune: les astronautes d'Artémis désormais à mi-chemin
Le cerveau en surchauffe, ou quand l'IA submerge l'humain
Trop de lignes de code à analyser, des armées d'assistants d'intelligence artificielle (IA) à recadrer, de longs prompts à rédiger, de nombreux utilisateurs intensifs de l'IA font état de saturation ou de fatigue malgré les promesses de l'outil.
Les consultants du cabinet Boston Consulting Group (BCG) ont donné un nom au phénomène, le "AI brain fry", le cerveau cuit par l'IA, ou "la fatigue mentale liée à l'utilisation ou la supervision excessives d'outils d'intelligence artificielle, au-delà de nos capacités cognitives".
Après la révolution ChatGPT, en 2022, est arrivée cette année celle des agents IA, qui peuvent effectuer une multitude de tâches sur demande de l'usager, devenu d'un seul coup chef d'orchestre autant que producteur.
"Les gens qui font des burn-out ne font pas qu'utiliser l'IA. Ils créent 100 agents qu'ils doivent gérer en continu", a récemment écrit sur X Tim Norton, du cabinet de conseil en intégration d'intelligence artificielle nouvreLabs.
Beaucoup, dont le BCG, se refusent néanmoins à utiliser le terme burn-out, qui correspond souvent à un état de détresse associé à une perte de motivation. Leur étude auprès de 1.488 professionnels aux Etats-Unis a ainsi montré une baisse du taux de burn-out quand l'IA prend en charge des tâches répétitives.
"C'est un nouveau type de charge mentale", suggère à l'AFP Ben Wigler, cofondateur de la start-up LoveMind AI, qui travaille sur les interactions entre humains et IA. "Avec ces modèles (d'IA), il faut faire du baby-sitting."
Pour l'instant, le "brain fry" se manifeste surtout chez les développeurs informatiques, la programmation étant l'application la plus évidente pour l'IA et ses agents.
"L'ironie cruelle est que le code généré par IA nécessite un examen plus précautionneux que celui écrit par des humains", a décrit l'ingénieur informatique Siddhant Khare sur son blog.
Selon l'étude de BCG, les salariés victimes de "brain fry" font 39% d'erreurs majeures supplémentaires.
"S'en remettre à des centaines de lignes de code écrites par de l'IA, c'est vraiment flippant, parce qu'il y a un risque de failles de sécurité ou simplement de ne pas comprendre tout le programme", abonde Adam Mackintosh, également programmeur dans une entreprise canadienne.
D'autant que, rappelle Ben Wigler, l'activation d'agents coûte très cher en puissance de calcul louée par les fournisseurs d'informatique à distance (cloud). "Si un modèle comprend mal quelque chose (une instruction)" et se lance dans une mission, explique-t-il, "c'est de l'argent jeté par la fenêtre".
- "Irritable" -
Il dit aussi céder parfois à la tentation d'aller toujours plus loin, à en perdre la notion du temps.
"Beaucoup de créateurs d'entreprises travaillent tard le soir", et "quand vous avez de la productivité à cette échelle (grâce à l'IA), cela incite à rester encore plus tard", dit l'entrepreneur, qui parle de journées finies à 2 ou 3 heures du matin.
Adam Mackintosh se souvient avoir passé 15 heures d'affilée à la mise au point d'une application, avec 25.000 lignes de code à l'arrivée.
"A la fin, je ne pouvais plus coder", raconte-t-il. "J'étais irritable et je ne voulais pas répondre aux questions qu'on me posait sur ma journée."
Un musicien et professeur, qui préfère garder l'anonymat, confesse avoir du mal à décrocher.
"Au lieu de mettre mon cerveau sur pause et de regarder une série à la télé", dit-il, "je vais finir ma soirée à essayer différentes choses avec l'IA."
Il est à noter que toutes les personnes interrogées par l'AFP voient dans l'apport de l'IA un solde nettement positif, malgré les mauvais points.
Dans son étude publiée début mars dans la Harvard Business Review, le BCG recommande à l'encadrement d'une entreprise de fixer des limites claires à l'utilisation et à la supervision pour un employé donné.
"Le fait de prendre soin de soi n'est pas vraiment une valeur qu'on retrouve dans les entreprises américaines", constate Ben Wigler, "donc je suis très sceptique sur le fait que (cette hausse de productivité) soit une bonne chose ou produise un résultat de qualité à long terme."
G.Machado--PC