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Bourse: Wall Street et l'Europe tempèrent la chute de l'IA à Séoul
Bourse: Wall Street et l'Europe tempèrent la chute de l'IA à Séoul / Photo: Jung Yeon-je - AFP

Bourse: Wall Street et l'Europe tempèrent la chute de l'IA à Séoul

Les marchés mondiaux évoluaient mercredi au rythme de la "rotation" des capitaux hors des valeurs liées à l'IA, de la hausse du pétrole et des résultats d'entreprises.

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A New York, deux des trois principaux indices devraient ouvrir en hausse dans l'attente de la décision monétaire de la Réserve fédérale, et des résultats après-séance de Microsoft et Meta, d'après les contrats à terme: le Nasdaq, à dominante technologique, prenait 0,32% et le S&P 500 +0,36%, tandis que le Dow Jones lâchait 0,46% vers 12H20 GMT.

- Londres bat un record, volatilité ailleurs -

Dans la zone euro, la volatilité dominait sur les marchés: Francfort par exemple prenait 0,34%, après avoir évolué dans le rouge en fin de matinée. Le DAX est porté par la première banque allemande Deutsche Bank (+4,27%), qui a publié des bénéfices record au deuxième trimestre grâce à sa branche investissement.

Paris reculait (-0,54%), touchée par les prises de bénéfices sur Hermés (-10,7%). A l'inverse, les investisseurs se sont précipités sur un autre géant du luxe, Kering (+14,35%), qui a publié mardi soir un chiffre d'affaires trimestriel en nette hausse après plusieurs années difficiles.

A Londres, le FTSE 100 a battu un record historique en séance mercredi et approche des 11.000 points, grâce aux bons résultats de ses entreprises et d'une exposition assez faible aux valeurs technologiques, plombées ailleurs dans le monde.

Vers 12H00 GMT, le Footsie (+0,27%) bénéficiait de la bonne santé de ses minières (Glencore +4,06% et Rio Tinto +2,49%). C'est cependant un éditeur de progiciel Sage qui emmenait la cote (+4,53%), signe également d'un retour vers les valeurs traditionnelles dans le secteur technologique.

- SK Hynix: les doutes plus forts que les méga-résultats -

Le recul de la "tech" et de l'IA se fait surtout sentir à Séoul (-6%), plombée par la chute de SK Hynix (-9,61%).

Egalement coté depuis peu à New York, le géant sud-coréen des puces mémoires a annoncé un bénéfice net record en hausse de 1.242% sur un an au deuxième trimestre 2026. Cependant, les prévisions de dépenses d'investissements font peur. "Les investisseurs ne veulent pas entendre, c’est une augmentation des dépenses", résume Ipek Oskardaskaya de Swissquote.

- Apple repasse devant Nvidia -

Signe de la "rotation" des capitaux, Apple, le seul géant de la tech en retard sur l'IA, est redevenu cette semaine la première capitalisation boursière mondiale devant Nvidia (puces).

"La capitalisation boursière d’Apple se situe désormais juste en dessous de 5.000 milliards de dollars, tandis que celle de Nvidia est retombée à 4.770 milliards de dollars. C’est peut-être l’exemple le plus clair à ce jour de capitaux qui sortent des plus gros investisseurs en IA", relève l'analyste de Swissquote, Ipek Oskardaskaya.

Outre la crise de confiance sur la rentabilité de l'IA, les investisseurs redoutent l'offensive de la Chine et de ses prix compétitifs.

- Remontée du pétrole -

Vers 12H00 GMT, la hausse des prix du pétrole s'accélérait au rythme de la reprise des frappes au Moyen-Orient. La télévision d'Etat iranienne a notamment fait état mercredi de frappes américaines sur le nord-ouest du pays.

Le baril du Brent (+4,64%) s'échangeait à 87,99 dollars et le WTI américain suivait la même tendance (82,68 dollars, +4,31%).

- En attendant Kevin Warsh -

A la volatilité de l'IA, des marchés et du pétrole, s'ajoute l'incertitude sur la décision de politique monétaire que le président de la Réserve fédérale doit annoncer à 18H00 GMT.

"C'est une réunion très inhabituelle dans la mesure où l'on ne sait pas réellement ce que le patron de la Fed pense actuellement," a expliqué le chef-économiste d'EY-Parthenon, Gregory Daco.

Un tiers des analystes prévoit toutefois une hausse des taux d'intérêt, alors que les marchés misaient sur le statu quo les jours précédents.

En attendant la décision de M. Warsh, le dollar lâchait à peine 0,05% face à la monnaie unique européenne, à 1,1381 dollar pour un euro.

Signe de nervosité, les rendements du taux d'emprunt américains à 10 ans remontaient à 4,62% vers 12H00 GMT.

Référence en Europe, le "Bund" allemand affichait un rendement de 3,12% contre 3,10% la veille (3,91% contre 3,88% pour les obligations françaises à dix ans).

C.Cassis--PC