-
France: l'électrique dépasse un tiers des ventes de voitures neuves en juillet
-
Crise de Ceuta: "la quasi-totalité" des migrants sont rentrés au Maroc, selon Madrid
-
Autour d'Evian, 30 ans d'adaptation des pratiques agricoles pour protéger l'eau minérale
-
Mégafeu en Gironde: Le Porge, village martyr au bord de la "psychose", se barricade
-
En Polynésie française, les antennes Starlink toujours interdites... mais très utilisées
-
Dans un hôpital de l'Essonne, une unité à l'écoute des enfants maltraités
-
Après l'afflux migratoire à Ceuta, France et Italie renforcent les contrôles aux frontières
-
Incendies: pas de propagation dans le Var, mégafeu toujours "contenu" en Gironde
-
Pakistan: reprise des recherches pour sept alpinistes disparus, trois corps retrouvés
-
Tour de France femmes: un alléchant duel Ferrand-Prévot - Vollering
-
Varsovie et Kiev exhument les victimes de Volhynie au cœur d’une querelle diplomatique
-
Face à des médias combatifs, l'offensive judiciaire de Trump marque le pas
-
En Californie, canicules et fortes houles épuisent les sauveteurs
-
Neuf morts dans une nouvelle attaque russe de missiles balistiques à Kiev
-
Infantino renonce aux investissements privés à la Fifa
-
Neufs morts à Kiev dans une nouvelle attaque de missiles balistiques russe
-
Après l'afflux migratoire à Ceuta, mesures sécuritaires en France et Italie
-
Incendies: renforts dans le Var, le feu contenu en Gironde
-
Nouvelle attaque de missiles balistiques à Kiev, au moins quatre morts
-
Infantino fait marche arrière sur les investissements privés à la Fifa
-
Les Etats-Unis imposent des restrictions pour préserver le fleuve Colorado de la sécheresse
-
Marchés mondiaux: les résultats d'entreprises salués, malgré les inquiétudes sur les taux
-
Un nouvel outil IA retiré de Google Earth face aux risques de désinformation
-
Wall Street portée par Amazon pour clôturer un mois chahuté
-
Plus de 60.000 migrants entrent illégalement dans l'enclave de Ceuta, l'Italie suspend la libre circulation avec l'Espagne
-
Un nouvel outil IA intégré à Google Earth inquiète des experts de la désinformation
-
Espagne: des habitants ont sauvé des flammes un arbre remarquable de 500 ans
-
Espagne: des habitants ont sauvé des flamme un arbre remarquable de 500 ans
-
Plus de 60.000 migrants dans l'enclave de Ceuta, une des plus graves crises migratoires en Europe
-
Marchés mondiaux: la remontée des taux bride le rebond de l'IA
-
OpenAI annonce avoir dépassé le milliard d'utilisateurs actifs
-
Face à l'afflux exceptionnel de migrants, magasins fermés et "peur" dans l'enclave de Ceuta
-
Bourses européennes: Paris en hausse, Franfort à l'équilibre, Londres en baisse à l'issue d'une semaine agitée
-
La Grèce frappée par de nouveaux incendies
-
La Suisse surveille une hausse des cas de maladie d'origine inconnue chez les vaches laitières
-
Le Hamas confirme un accord sur son désarmement à Gaza, un ministre israélien le juge "inacceptable"
-
L'enclave de Ceuta submergée par 60.000 migrants, une des plus graves crises migratoires en Europe
-
Dans les coulisses du mégafeu en Gironde, ceux qui "réparent les vivants"
-
Face au mégafeu "contenu" en Gironde, les pompiers s'activent avec "l'espoir" d'une issue prochaine
-
Des vendanges en juillet, du jamais-vu dans le nord de l'Italie
-
Ebola: flambée sans précédent en RDC avec plus de 3.500 cas
-
Une sonde japonaise effectue le plus proche survol d’astéroïde jamais réalisé, selon l’agence spatiale
-
Amendes Airbnb à Oléron: les sanctions prévues par la loi jugées conformes à la Constitution
-
60.000 migrants ont rejoint l'enclave de Ceuta depuis le Maroc, provoquant une crise en Europe
-
Le Hamas confirme un accord sur son désarmement à Gaza, Israël reste silencieux
-
Investisseurs privés à la Fifa: la fronde s'élargit et la pression sur Infantino s'accentue
-
Anthropic révèle que son IA a accédé sans autorisation aux systèmes d'autres organisations
-
Investisseurs privés à la Fifa: la fronde s'élargie et la pression sur Infantino s'accentue
-
Après l'arrêté d'expulsion, le gouvernement gèle les avoirs de Fedorova, qui dénonce "une pression politique"
-
Wildberries, géant de l'e-commerce russe dans le viseur de l'Ukraine
Afflux de migrants à Ceuta : ce que l'on sait
L'afflux de dizaines de milliers de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta sur la côte nord du Maroc, presque tous déjà repartis samedi, a fait réagir la droite européenne sur les contrôles aux frontières et soulève des questions sur l'attitude des autorités marocaines.
Voici ce que l'on sait de cette crise :
- Un afflux d'une ampleur inédite -
Le nombre de migrants entrés à Ceuta est considérable au regard de la population de l'enclave, qui compte 84.000 habitants.
Quelque 60.000 migrants sont arrivés en l'espace de deux ou trois jours, selon une estimation du président du gouvernement local, Juan Jesus Vivas. Le ministère espagnol de l'Intérieur fait lui état d'un chiffre de 50.000 personnes.
Environ 200 migrants arrivaient "chaque minute", a affirmé Ignacio Cembrero, journaliste spécialisé dans les questions migratoires en Afrique du Nord.
Vendredi en fin d'après-midi, le ministère espagnol de l'Intérieur a cependant précisé que plus de 48.000 personnes arrivées illégalement à Ceuta avaient d'ores et déjà quitté l'enclave pour retourner au Maroc. Le bilan s'élevait vendredi soir à 34 morts dont beaucoup de noyades parmi ce flot de jeunes hommes, encore adolescents pour certains.
Cette arrivée massive dépasse largement celle de mai 2021, lorsqu'environ 12.000 migrants avaient afflué à Ceuta en quelques jours, selon l'Observatoire de Ceuta et Melilla, qui constituent les deux seules frontières terrestres de l'Europe en Afrique.
- Le Maroc laisse-t-il faire ? -
Selon Ignacio Cembrero, il semblerait que, depuis mercredi, les forces de sécurité marocaines "restent les bras croisés".
"Pour atteindre la digue qui marque la frontière entre Ceuta et le Maroc, il y a des cordons de police et de forces auxiliaires, et il est évident qu'on les a laissés passer. Sinon, cela ne se serait pas produit", a-t-il expliqué.
Carlos Echeverria, directeur de l'Observatoire de Ceuta et Melilla, a estimé que l'usage du terme controversé d'"invasion" peut se justifier, dans la mesure où "des milliers de personnes franchissent illégalement une frontière internationale en exerçant une pression sur un pays voisin".
- Pourquoi maintenant ? -
Selon les experts interrogés par l'AFP, plusieurs explications sont possibles.
L'une d'elles tient à une décision rendue le 8 juillet par la Cour suprême espagnole, selon laquelle le renvoi immédiat d'un migrant sans ouverture préalable d'une procédure administrative d'expulsion ne s'applique pas aux personnes arrivées par voie maritime.
"Il ne fait aucun doute que l'arrêt du 8 juillet (…) a joué un rôle. Mais cela n'explique pas l'ampleur de la mobilisation, qui est très importante", a soulevé M. Cembrero.
Cette arrivée massive pourrait également avoir été favorisée par la récente décision du gouvernement espagnol de régulariser des personnes entrées illégalement dans le pays, ou par la perspective d'un éventuel changement de majorité au pouvoir au profit d'un exécutif plus ferme sur l'immigration.
Mais ces deux hypothèses restent difficiles à confirmer, ont souligné les analystes.
- Un moyen de pression pour le Maroc ? -
"Le plus important, le contexte, c'est ce chantage permanent" exercé par le Maroc, a souligné M. Echeverria.
Selon plusieurs analystes, les crises migratoires à répétition et le supposé laxisme des forces de sécurité marocaines constituent des moyens de pression diplomatique.
Le Maroc revendique la souveraineté sur Ceuta et Melilla depuis son indépendance en 1956, tandis que l'Espagne refuse catégoriquement toute négociation sur l'avenir de ces deux enclaves.
Pour Ignacio Cembrero, "les autorités marocaines y ont vu une occasion de forcer l'Espagne à négocier l’avenir de ces villes".
- Est-ce que les migrants peuvent se rendre dans le reste de l'UE? -
Non. Des responsables espagnols ont souligné que, conformément à la réglementation de l'espace Schengen, les deux enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla sont dotées de procédures spécifiques de contrôle aux frontières pour quiconque se rend sur le continent européen, par les airs ou les mers.
L'entrée irrégulière à Ceuta ne confère pas le droit de rester en Espagne, ni de gagner la péninsule, ni de voyager librement en Europe, ajoutent-ils.
Aucune des personnes entrées dans Ceuta de façon irrégulière n'a quitté la ville pour le continent européen, ni n'aurait été en mesure de le faire, selon ces responsables.
- Quelles réactions dans l'UE? -
En réponse à cette crise et ses images choc dont la droite et de l'extrême droite européenne se sont immédiatement saisies pour questionner les contrôles aux frontières, l'Italie a annoncé vendredi suspendre temporairement les règles de l'espace Schengen vis à vis de l'Espagne.
Rome, soutenu par la Finlande et le Danemark, avait signifié la veille d'agir face à une situation qualifiée "d'invasion" par certains, à l'image du président américain Donald Trump.
Une décision jugée "démagogique" par Madrid, et dont la portée demeure encore incertaine, les juristes consultés par l'AFP assurant qu'il est impossible de l'appliquer dans le cadre légal actuel.
Côté français, Emmanuel Macron a lui réaffirmé "sa solidarité" à l'Espagne, tout comme le Royaume-Unis, se disant tous deux prêts à aider l'Espagne.
Paris a toutefois annoncé dans la foulée multiplier par cinq le nombre de policiers et de gendarmes samedi à la frontière franco-espagnole, portant leur nombre à 334.
Une mesure suivie de près par le Portugal, le Premier ministre Luis Montenegro ayant annoncé vendredi un renforcement du contrôle aux frontières terrestres et maritimes dans le sud du Pays.
T.Resende--PC