-
Ingérences: Lecornu évoque des "menaces lourdes" sur la présidentielle
-
Suède: pas de smartphone avant 13 ans, recommande l'agence de santé publique
-
Les Bourses européennes terminent en hausse malgré la hausse des taux de la BCE
-
L'arbitre somalien refoulé des Etats-Unis dirigera la Supercoupe d'Europe (UEFA)
-
Royaume-Uni: démission surprise du ministre de la Défense, sur fond de désaccord budgétaire
-
La BCE resserre la vis monétaire face au choc inflationniste du Moyen-Orient
-
Le phénomène climatique El Niño a commencé, le pic attendu en fin d'année
-
Mondial-2026: Mexico prêt à donner le coup d'envoi d'un tournoi inédit et sous tension
-
Mort d'Elisa Pilarski: sursis pour son compagnon, euthanasie pour le chien Curtis
-
Wall Street ouvre en hausse, profite d'un nouveau rebond de la tech
-
La Mongolie rapatrie des fossiles de dinosaures, au terme d'une bataille juridique de 13 ans
-
Radio France rappelée à l'ordre pour avoir sous-représenté le RN à l'antenne
-
"Faux départ" de la consigne du verre, déplore l'ONG Zero Waste
-
Guerre au Moyen-Orient: la BCE relève ses taux pour contrer le regain d'inflation
-
G7: un sommet sous haute sécurité en France... et en Suisse
-
L'Indonésie "peut gérer" les pressions économiques, objectif de croissance de 8% maintenu (vice-ministre des Finances à l'AFP)
-
Aux Canaries, le pape dénonce "l'indifférence" du monde face au sort des migrants
-
EDF combine batteries et barrages pour aider à équilibrer en temps réel le réseau électrique français
-
L'Arcom met en demeure Radio France pour "sous-représentation" du RN en journée
-
"Nette reprise" de l'installation de médecins généralistes en 2025, selon l'Assurance maladie
-
Athlétisme: Ja'Kobe Tharp pulvérise le vieux record du monde du 110 m haies
-
Nouvelle nuit de heurts à Belfast, Londres condamne des "violences racistes"
-
En Ukraine, les abus de la mobilisation, et leur instrumentalisation
-
Le propriétaire de British Steel, Jingye, réclame une compensation après la reprise du Royaume-Uni
-
Mort de Charlie Dalin, un héros du large au panthéon des marins
-
Comment miser sur SpaceX en Bourse revient à faire tapis sur Elon Musk
-
Musique par IA: Deezer lance un détecteur gratuit pour scanner des playlists
-
Payer pour s'asseoir à côté de ses enfants? Londres ouvre une enquête contre Ryanair
-
Submergée, l'industrie musicale tente de refouler la déferlante de l'IA
-
Recherche en vue sur les interactions entre éoliennes et météo locale
-
En Corée du Sud, des poupées IA tiennent compagnie aux seniors
-
Le cessez-le-feu presque "dénué de sens" selon l'Iran, après de nouvelles frappes américaines
-
Dans les quartiers informels de Guyane, l'eau de Javel pour rendre l'eau potable
-
Le premier sac en cuir provenant de cellules de T-Rex mis aux enchères à Paris
-
Finale NBA: OG Anunoby, le héros très discret des Knicks
-
En Russie, les conscrits sous pression pour aller combattre en Ukraine
-
Consigne du verre: un an après, le compte n'y est pas, pour l'ONG Zero Waste
-
En Inde, ces petites mains qui se filment pour entraîner l'IA
-
Le Mans: Trulli, Fittipaldi, Barrichello, Magnussen, Alesi... des noms connus sur la grille
-
Mondial-2026: contre la Bosnie, le Canada veut sa première victoire pour s'autoriser à rêver
-
Deux Chinois ouïghours condamnés à mort pour l'attentat le plus meurtrier de Thaïlande
-
Athlétisme: l'Américain Ja'Kobe Tharp bat le record du monde du 110 m haies en 12 sec 75
-
La BCE devrait relever ses taux malgré une zone euro fragile
-
Les lobbyistes au coeur du tournant pro-business de l'UE
-
Baisse du nombre de déplacés de force dans le monde, à près de 118 millions, selon l'ONU
-
Endiguer l'épidémie d'Ebola, une tâche difficile freinée par la désinformation
-
Réchauffement record et menaces sur l'observation de la Terre: l'alerte de scientifiques du climat
-
Mondial-2026: les fans mexicains compatissent avec les déboires de l'Iran
-
Finale NBA: Wembanyama et les Spurs subissent une remontée historique des Knicks, à un succès du titre
-
Avion de combat européen: le Scaf est mort et après?
Pour fuir la canicule à Bagdad, la "fraîcheur" du fleuve ou de la patinoire
Quasi-quotidiennement, l'Irakien Moussa Abdallah, peintre en bâtiment, vient se baigner dans le fleuve à Bagdad, petite parenthèse de fraîcheur pour oublier les délestages électriques à la maison et l'eau pratiquement bouillante qui coule de ses robinets, en plein été caniculaire.
"On est jeune, on veut passer un bon moment. Où pouvons-nous aller?", confie à l'AFP l'ouvrier de 21 ans sur les berges du Tigre, traces de peinture blanche sur les tempes et sur son tee-shirt manches longues.
"A la fin de la journée, je suis en sueur et je suis éreinté, à cause du soleil", lance-t-il. "A la maison, il n'y a pas d'électricité. Si je veux me laver, l'eau est brûlante".
Chaque été, ce sont les mêmes doléances pour une majorité écrasante des 43 millions d'Irakiens, qui doivent supporter des températures caniculaires, dépassant régulièrement les 50 degrés Celsius, et un vent chaud enveloppant, tel un sèche-cheveux, persistant même la nuit.
Face à des phénomènes climatiques extrêmes, même la climatisation à la maison devient un luxe.
Car l'électricité publique coupe de longues heures, et les générateurs de quartiers ne sont pas toujours fiables, dans un pays pourtant riche en pétrole mais aux infrastructures ravagées par des décennies de conflits et des politiques publiques défaillantes.
Et tandis que M. Abdallah remet ses sandales, Rachid al-Rached enlève son tee-shirt pour plonger dans l'eau, où deux baigneurs sont en train de se laver les cheveux au savon.
"A la maison il fait chaud, je ne peux pas y rester de longs moments. L'électricité publique est déficiente", ajoute l'adolescent, éboueur à 17 ans.
Pour échapper à la fournaise, "je me baigne tous les jours, dix minutes ou un quart d'heure".
- "L'été arrive plus tôt" -
Ailleurs sur le fleuve, une navette fluviale fait sortir de l'eau une dizaine de baigneurs. "Quand on les fait partir, ils reviennent", déplore un policier, assurant agir ainsi pour prévenir les noyades.
Sur son téléphone, il exhibe le corps d'un garçon de 11 ans, retrouvé quasiment 48 heures après avoir péri dans l'eau.
Si le fleuve, malgré les dangers, offre l'avantage de la gratuité, ceux qui ont les moyens peuvent débourser un peu plus de dix dollars pour une après-midi en famille ou entre amis à l'Aqua park de Bagdad.
"Cette année l'été est arrivé plus tôt, on a plus de visiteurs", confirme à l'AFP un membre de l'administration, Ali Youssef. "Les gens viennent après le travail ou l'école".
Maitham Mahdi, fonctionnaire de 31 ans, en est à sa deuxième visite du mois. "Je pense venir beaucoup pendant l'été", ajoute le trentenaire, en maillot de bain et débardeur marron à sa sortie de la piscine couverte.
Lui aussi se plaint de l'électricité à la maison. "On vient ici pour avoir un peu de fraîcheur", dit-il.
Précipitations en baisse, températures en hausse et désertification galopante: l'Irak est considéré par l'ONU comme un des cinq pays au monde les plus exposés à certains effets du changement climatique.
Le pays vient de traverser quatre années de sécheresse, marquées par des pénuries d'eau et une chute drastique du débit des fleuves. Mais cet hiver a été plus clément et les responsables se sont réjouit de pluies généreuses qui, espèrent-ils, devraient soulager le pays en été.
- "Vagues de chaleur" -
Déjà pourtant le thermomètre grimpe, et les services météorologiques prévoient cette semaine 50 degrés à Bagdad et dans les villes du Sud, comme Bassora ou Nassiriya.
Avec le "climat semi-désertique" d'Irak, le pays s'attend à des "vagues de chaleur" particulièrement dans le Sud, confirme à l'AFP le directeur des services météorologiques Amer al-Jaberi, estimant que ces phénomènes qui vont en s'intensifiant sont aussi le résultat du "changement climatique".
Dans un des centres commerciaux à la climatisation ronronnante ayant fleuri ces dernières années à Bagdad, une patinoire couverte, la seule de la capitale, attire les jours de grande affluence jusqu'à 100 visiteurs, indique à l'AFP Sajjad Mohamed, moniteur de 25 ans.
Luxe ultime: "24 heures sur 24, l'électricité ne s'éteint pas, il y a un système de refroidissement" pour la glace, s'enorgueillit-il.
Abbas, 26 ans, a découvert ce passe-temps en Turquie. Rentré en Irak, il le poursuit avec assiduité.
"Quand on finit le travail l'après-midi, c'est soit rentrer à la maison, soit aller dans des centres commerciaux et dans d'autres endroits où il fait froid", confie-t-il.
P.Sousa--PC