-
Bac: les élèves de 1ère planchent sur la nouvelle épreuve de mathématiques
-
La lutte contre le VIH est "mise en danger" par la chute de l'aide internationale, prévient l'ONU
-
La Bourse de Paris prend 2,25%, galvanisée par les espoirs de paix au Moyen-Orient
-
Mondial-2026: avec Montella, la renaissance de la Turquie s'écrit en italien
-
Les Bourses mondiales grimpent, saluent les avancées vers un accord au Moyen-Orient
-
IA, robots et souveraineté numérique au cœur des 10 ans de VivaTech
-
Les trottinettes en libre-service interdites à Bruxelles en 2027
-
Inde: un an après la catastrophe d'Air India, les familles cherchent à faire leur deuil et à comprendre
-
Macron diplomate, l'intuition inaboutie d'une Europe puissance
-
À Marseille, une "slow fashion week" pour une mode accessible et durable
-
Eva Huault, l'actrice au naturel qui secoue le cinéma français
-
"Une batterie sur roues": en Suède, les voitures électriques d'une copropriété alimentent le réseau
-
En Afrique, les motos électriques inondent le marché, portées par la guerre au Moyen-Orient
-
En Roumanie, la quiétude de Sulina, sur la mer Noire, à l'épreuve de la guerre en Ukraine
-
A la frontière du Bangladesh et de l'Inde, la "guerre" des migrants a repris
-
A Rangoun, la jeunesse danse toute la nuit pour oublier la guerre
-
À Goussainville, la renaissance d'un village fantôme
-
Trump fête ses 80 ans dimanche avec un combat de MMA à la Maison Blanche
-
Drones, missiles: l'expertise ukrainienne s'impose au salon de défense Eurosatory
-
Combat à la Maison Blanche: les passionnés célèbrent un "essor incroyable" du MMA
-
Le New Jersey ouvre un musée célébrant son héros, Bruce Springsteen
-
Une colonie martienne et des datacenters spatiaux: les folles promesses de Musk aux investisseurs
-
Corée du Sud: l'ex-président Yoon condamné pour l'envoi de drones au Nord
-
Mondial-2026: à 15.000 km de Buenos Aires, un Indonésien fan inconditionnel de Messi
-
Téhéran dit ne pas avoir tranché sur un accord brandi par Trump après l'annulation de frappes
-
Thaïlande: la "princesse Bha", fille aînée du roi, s'éteint à 47 ans
-
Les obsèques de Bernadette Chirac à Paris avant un hommage en Corrèze
-
SpaceX prêt à un décollage historique à Wall Street
-
Mondial-2026: le Mexique démarre en beauté à domicile
-
Royaume-Uni: démissions en cascade au ministère de la Défense, Starmer sous pression
-
Mondial-2026: premier entraînement brièvement ouvert à la presse pour l'Iran
-
Wall Street termine en nette hausse, portée par l'Iran et la tech
-
SpaceX officialise son entrée en Bourse record pour vendredi
-
Mondial-2026: C'est parti à Mexico
-
Le stade Azteca et Shakira lancent le Mondial-2026
-
Le Real Madrid rappelle José Mourinho, treize ans après
-
Échec pour la vente aux enchères du premier sac en cuir provenant de cellules de T-Rex
-
Mondial-2026: à Mexico, les fans fêtent le football malgré les manifestations
-
"Nous vivons cachés": des immigrés sous le choc après les violences à Belfast
-
Besançon: naissance "rarissime" d'un lémurien menacé
-
Trump menace de frapper "très fort" l'Iran, qui le met en garde contre un "bourbier sans fin"
-
Tour Aura: Van Aert, par amour-propre
-
Cyclisme: au Tour Auvergne-Rhône-Alpes, la folie Seixas
-
Ingérences: Lecornu évoque des "menaces lourdes" sur la présidentielle
-
Suède: pas de smartphone avant 13 ans, recommande l'agence de santé publique
-
Les Bourses européennes terminent en hausse malgré la hausse des taux de la BCE
-
L'arbitre somalien refoulé des Etats-Unis dirigera la Supercoupe d'Europe (UEFA)
-
Royaume-Uni: démission surprise du ministre de la Défense, sur fond de désaccord budgétaire
-
La BCE resserre la vis monétaire face au choc inflationniste du Moyen-Orient
-
Le phénomène climatique El Niño a commencé, le pic attendu en fin d'année
À Mayotte, depuis le cyclone, les habitants courent après l'eau en bouteille
Sandi Blanao, 64 ans, a arpenté trois magasins avant de dénicher des bouteilles d'eau dans un supermarché de Mamoudzou. "Pour en avoir, il faut être costaud", souffle l'homme en plaçant deux packs – la quantité maximale autorisée par le magasin – dans son chariot.
Quelques heures plus tard, les cinq palettes d'eau en bouteille qui venaient d'être déposées dans l'allée centrale sont déjà vides, laissant des dizaines de clients dans le désarroi. Quand une nouvelle cargaison arrive, tous se ruent dessus.
Plus de cinq semaines après le passage du cyclone Chido à Mayotte, les étals d'eau potable du département français de l'océan Indien restent pris d'assaut.
Il n'y a pourtant pas de problème d'approvisionnement, assure à l'AFP un distributeur qui souhaite rester anonyme. Mais une combinaison de problèmes, entre une demande plus importante du fait de l'absence d'eau dont souffre toujours une partie de la population, la méfiance des Mahorais pour le robinet et les délais nécessaires à l'arrivée des nouvelles commandes.
En attendant, les Mahorais ont recours au système D, à commencer par le bouche-à-oreille pour savoir où trouver des bouteilles. Et ils ne se posent plus de question.
"Dès qu'il y en a, on en prend", résume Antoy Bacar, 45 ans, dans les allées du supermarché Sodifram - un groupe local - de Hauts-Vallons, dans le nord du chef-lieu du département, où quelques bouteilles sont encore en rayon.
Le directeur de l'établissement, Ramzi Boukhris, reconnaît qu'il est compliqué de répondre à la demande des clients depuis le passage du cyclone, qui a fait 39 morts et environ 2.500 blessés, selon un bilan encore provisoire.
Malgré les quatre à six palettes d'eau qu'il reçoit quotidiennement, les ventes ont triplé, assure-t-il. Et comme les commandes mettent habituellement trois mois à arriver au port de Longoni, porte d'entrée des produits importés à Mayotte, "c'est normal que ce qui était prévu ne soit pas suffisant" actuellement, justifie-t-il.
Selon lui, un mois sera encore nécessaire avant que l'arrivée des commandes réajustées ne résolve la crise.
- Distributions "insuffisantes" -
Cette ruée sur les bouteilles reflète aussi une méfiance généralisée envers l'eau du robinet. Les coupures régulières la font stagner dans les canalisations et favorisent le développement de bactéries, au point que la SMAE - Mahoraise des Eaux, à qui est déléguée la distribution d'eau, recommande régulièrement de la faire bouillir avant consommation.
Pour pallier la crise, la préfecture, avec la Sécurité civile et les communes, organise des distributions de bouteilles. Mais celles-ci peinent à suivre les besoins.
À Chirongui, dans le sud de l'île, le Centre communal d'action sociale (CCAS) a restreint l'accès à l'eau aux personnes vulnérables: personnes âgées, femmes enceintes et personnes handicapées.
Si la commune de 8.000 habitants - regroupés en plusieurs villages - recevait jusqu'alors plus de 300 packs d'eau par jour, ces chiffres ont baissé à moins de 70 depuis deux semaines. "Cela devient insuffisant", regrette la directrice du CCAS, Asmine Insa.
La préfecture, qui affirmait mi-janvier avoir distribué plus de deux millions de litres d'eau depuis le cyclone, n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP mais plusieurs autres communes seraient dans ce cas.
Ceux qui ne peuvent plus bénéficier de la distribution, eux, s'inquiètent. "S'il n'y en a pas en magasin, tout le monde est vulnérable", regrette Kassime Madi, un habitant de Chirongui.
L'épicerie située à quelques pas de chez lui n'a pas d'eau en rayon. Au supermarché de Malamani, le village voisin, il n’y a que quelques petites bouteilles. "Il faut être chanceux et arriver au bon moment", commente l'homme, contraint de se rabattre sur des packs vendus 10 euros dans certains commerces, malgré le blocage des prix décrété par le gouvernement.
J.V.Jacinto--PC