-
Décharges sauvages: les microplastiques au coeur des débats du procès Nestlé
-
Le Sri Lanka mercredi au ralenti pour économiser sa précieuse énergie
-
Deux hommes arrêtés en lien avec l'attaque à Londres contre des ambulances de la communauté juive
-
L'Iran et Israël échangent des frappes, tractations en coulisses au Moyen-Orient
-
Dans un paysage politique très morcelé, le Danemark se cherche un gouvernement
-
Exposition au cadmium: l'alimentation cause principale, priorité à la décontamination des sols agricoles
-
Tourisme, agriculture, luxe, ...: les secteurs les plus touchés par la guerre au Moyen-Orient
-
Le Hezbollah revendique des attaques contre les troupes israéliennes, nouveaux raids israéliens contre le sud du Liban
-
Le président bélarusse en Corée du Nord pour sa première visite officielle
-
Maybach : Entre splendeur et tournant
-
En Ukraine, la guerre en Iran suscite une ruée vers l'or, version drones
-
Pourquoi l'or et l'argent ont chuté avec la guerre
-
Avec l'IA, les cyberattaques toujours plus efficaces et coûteuses, selon une étude
-
Avec l'IA, les cyberattaques toujours plus efficaces et coûteuses (étude)
-
La Bourse de Paris en nette hausse avec les espoirs de fin de guerre au Moyen-Orient
-
Le coût des pique-niques sous les cerisiers en fleurs au Japon a augmenté de 25% depuis 2020, selon un économiste
-
Le transporteur maritime chinois Cosco annonce une reprise partielle des réservations de fret vers le Golfe
-
Liban: "assiégés" par Israël, les derniers habitants de Tyr résistent
-
La BCE dispose d'un "éventail d'options" face au choc énergétique, dit Lagarde
-
Finies les vidéos divertissantes de Sora, OpenAI se recentre sur des outils professionnels
-
A Manille, les conducteurs de minibus en peine face à la flambée du diesel
-
La guerre au Moyen-Orient scelle le rapprochement entre la tech et l'armée américaine
-
Recycler les couches: le Japon veut en remettre une couche
-
À Mayotte, le conflit au Moyen-Orient inquiète les commerçants qui se fournissent à Dubaï
-
Nouvelles attaques au Moyen-Orient, les négociations Washington-Téhéran restent à confirmer
-
Au Kosovo, la quête des disparus dans l'espoir ténu de pouvoir fleurir une tombe
-
Le calvaire "le plus inhumain" des esclaves africains en quête de justice à l'ONU
-
Les Bourses européennes attendues dans le vert à l'ouverture
-
Objectif Lune: c'est reparti pour un tour
-
Pétrole: l'AIE "prête" à un autre déstockage "si nécessaire" après une demande du Japon
-
Russie: près de 400 drones ukrainiens abattus, un port touché
-
En Chine, la mode des animaux exotiques laisse le bien-être en suspens
-
Avant les barrages du Mondial-2026, des Azzurri devenus bien pâles
-
Nouvelles vagues d'attaques au Moyen-Orient, les négociations Washington-Téhéran restent à confirmer
-
K-pop: le concert du retour de BTS vu par 18,4 millions de personnes
-
Au moins 9 morts dans des raids israéliens contre le sud du Liban
-
Guerre au Moyen-Orient: Trump fait passer un plan de paix, Téhéran désserre l'étreinte sur Ormuz
-
Chili : le gouvernement Kast retire son soutien à la candidature de Michelle Bachelet à l'ONU
-
Meta déclaré responsable de mise en danger de mineurs par un tribunal du Nouveau-Mexique
-
Liban: Israël veut s'emparer d'une zone du sud, le Liban sévit contre l'ambassadeur d'Iran
-
Dans le vieux Delhi, l'inéluctable disparition des "havelis"
-
Le Pinot noir actuel était déjà cultivé en France au Moyen-Age
-
Le ministre de l'Economie français évoque "un nouveau choc pétrolier"
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux circonspects quant à la possibilité d'une trêve
-
L'économie française "percutée" par la guerre au Moyen-Orient, selon l'Insee
-
Venezuela: le chavisme est "affaibli" par Trump, dit l'opposante Maria Corina Machado à l'AFP
-
Adriana Karembeu visée par une enquête pour soustraction aux obligations parentales
-
Masters 1000 de Miami: Fils bat Vacherot et retrouve les quarts
-
Décharges sauvages: le procès Nestlé se poursuit, sans expertise supplémentaire
-
Foot: Salah et Liverpool, la fin d'une belle histoire d'amour
Explosion de la "maladie de la langue bleue" dans les troupeaux en Europe
Telle "une vague qui déferle", le nombre de foyers d'un nouveau type de fièvre catarrhale ovine (FCO), une maladie virulente avec parfois de lourdes conséquences dans les élevages, explose dans plusieurs pays européens.
Le nouveau sérotype 3 de ce virus, qui touche majoritairement les moutons mais aussi les bovins et les chèvres, a été décelé pour la première fois en Europe en septembre 2023, aux Pays-Bas, avant de se propager en Belgique, en Allemagne et au Royaume-Uni dans les mois suivants.
Mais les cas de cette maladie transmissible par un moucheron, dite aussi "maladie de la langue bleue", se sont multipliés ces dernières semaines dans les fermes.
Aux Pays-Bas, 2.909 foyers étaient recensés lundi, selon le dernier bilan diffusé par l'Autorité néerlandaise de sécurité des produits alimentaires et de consommation. C'est 650 de plus qu'une semaine plus tôt selon les médias néerlandais.
En Allemagne, 1.885 foyers de ce sérotype étaient enregistrés au 8 août, a indiqué mardi l'institut Friedrich-Loeffler (FLI), le principal organisme allemand de recherche sur la santé animale. En 2023, seulement 23 avaient été recensés.
"Il y a une véritable vague qui déferle depuis début juillet dans les exploitations avec des animaux sensibles", a précisé à l'AFP une porte-parole de l'institut.
En Belgique, 515 foyers ont été détectés entre le 1er juin et le 11 août, dont 436 en une seule semaine, selon le rapport hebdomadaire de la plateforme ESA française d'épidémiosurveillance en santé animale publié mardi.
De premiers cas ont par ailleurs été confirmés début août en France, au Luxembourg et au Danemark, indique l'Organisation mondiale de la santé animale. Selon un rapport publié lundi sur son site, cinq foyers étaient confirmés dans le nord de l'Hexagone.
La vaccination est disponible, mais elle commence seulement cette semaine en France.
- Pas d'abattage massif -
La FCO se manifeste par de la fièvre, des troubles respiratoires, une langue pendante ou encore la perte des petits en gestation et parfois par la mort des animaux, dans des proportions variables d'un élevage à l'autre. Sa détection n'entraîne pas l'abattage des bêtes, contrairement à la grippe aviaire ou à la fièvre aphteuse chez les ruminants.
La mortalité est très faible chez les ovins infectés mais peut se traduire par une baisse massive de la production laitière.
D'autres sérotypes de la maladie sont déjà présents depuis plusieurs années en Europe, avec les vaccins adéquats mais pas toujours disponibles ou utilisés par les éleveurs. La France compose depuis plusieurs années avec les sérotypes 4 et 8 de la FCO, qui ont tué des milliers d'ovins ces dernières semaines dans le sud.
Mais les cheptels n'ont pas encore développé de résistance au sérotype 3.
Les autorités ne précisent pas le taux de mortalité du nouveau type de FCO ou les conséquences économiques de la maladie.
Une porte-parole du ministère de l'Agriculture des Pays-Bas avait toutefois souligné la semaine dernière qu'une surmortalité d'au moins 37.500 moutons avait été constatée sur la période septembre-octobre 2023, juste après l'apparition du virus, par rapport aux années précédentes.
La nature et l'ampleur des aides publiques, comme une prise en charge partielle des coûts de vaccination, varient d'un pays à l'autre.
Pour le sérotype 3, le gouvernement français a organisé une campagne de vaccination, avec 6,4 millions de doses gratuites, "afin de réduire le plus possible sa dissémination", indique à l'AFP Stéphan Zientara, directeur du laboratoire de santé animale de l'agence sanitaire Anses. Cette vaccination commence cette semaine.
"On voudrait éviter que les ovins de Roquefort (dans le sud de la France) ne soient confrontés à ce virus pour la première fois", explique-t-il.
Dans les pays concernés, les spécialistes des maladies animales "sont sur le qui-vive", assure M. Zientara.
L'expansion de cette nouvelle maladie suit "un scénario similaire" à d'autres épizooties "comme le sérotype 8 de la fièvre catarrhale ovine en Europe du Nord en 2006-2007 ou le virus de Schmallenberg en 2012", dit-il. Mais "on est toujours un peu surpris par la vitesse de sa propagation."
P.Mira--PC