-
Le "nouveau désordre mondial" menace la coopération, prévient le chef de l'ONU Climat
-
Droits TV, départ de Tavernost, le foot pro en plein marasme
-
L'UE en Algérie pour accélérer son approvisionnement en gaz
-
Crues: la Garonne, en vigilance rouge, déborde au sud-est de Bordeaux
-
L'ex-employé d'une crèche londonienne condamné à 18 ans de prison pour des agressions sexuelles d'enfants
-
La suite de "La Servante écarlate" lancera Séries Mania, qui promet une édition politique
-
Madagascar: le bilan du cyclone Gezani grimpe à 38 morts
-
La tempête Nils baisse d'intensité, vigilance rouge crues maintenue
-
Ski alpin: Romane Miradoli, une si longue attente
-
L'Inde approuve l'achat de nouveaux chasseurs français Rafale
-
Après l'emploi, Wall Street attend sereinement l'inflation américaine
-
Des comptes pro-Kremlin utilisent les dossiers Epstein pour désinformer
-
Affaire Epstein : perquisitions chez l'ex-Premier ministre Thorbjørn Jagland
-
Syrie: la plupart des familles de jihadistes étrangers ont disparu du camp d'al-Hol
-
Perquisitions à la Commission européenne dans une enquête sur la vente d'actifs immobiliers
-
Ukraine: sans chauffage, les plantes tropicales du Jardin botanique flétrissent
-
A Wine Paris, innover pour attraper de nouveaux consommateurs
-
Ariane 6: dernière ligne droite avant le vol inaugural pour Amazon
-
Mercedes-Benz: le bénéfice net s'effondre, les marges en chute libre
-
Restreints, bloqués, que se passe-t-il pour WhatsApp et Telegram en Russie?
-
Les 11-14 ans passent presque 2 heures par jour sur les réseaux sociaux et messageries, selon Médiamétrie
-
Les 11-14 ans passent presque 2 heures par jour sur les réseaux sociaux et messageries (Médiamétrie)
-
JO-2026: Federica Brignone championne olympique du super-G, Romane Miradoli en argent
-
Virus Nipah: risque de propagation faible au niveau mondial, selon l’OMS
-
L'UE promet de se réformer pour résister à la Chine et à Trump
-
Corée du Nord: Kim s'apprêterait à désigner sa fille comme héritière, selon Séoul
-
Grèce: les Cyclades emportées par la fièvre du béton
-
Compétitivité: Macron et Merz s'affichent ensemble, malgré les divergences
-
Tempête Nils: les vents violents font un mort, 900.000 foyers privés d'électricité
-
Sanofi évince son directeur général Paul Hudson, remplacé par Belén Garijo
-
Luxe: le patron d'Hermès raconte comment Jeffrey Epstein a fait le forcing pour l'approcher
-
Le CAC 40 dépasse les 8.400 points pour la première fois
-
Incendie en Suisse: vive colère des proches de victimes à l'arrivée des Moretti à une audition
-
JO-2026: Lucas Pinheiro Braathen trace sa route entre les portes et hors-piste
-
Dans les pays montagneux d'Asie centrale, le ski alpin patine encore
-
Sanofi: le directeur général Paul Hudson prend la porte après de récents revers
-
Madagascar: le bilan du cyclone Gezani s'alourdit à 35 morts
-
Le Venezuela s'apprête à adopter une loi d'amnistie historique
-
Nucléaire, renouvelables: le gouvernement dévoile enfin sa stratégie énergétique d'ici 2035
-
Mondial-2026: le prix des billets explose sur le site de revente officiel
-
Condamnation de Jimmy Lai: les journalistes hongkongais sur le fil du rasoir
-
Hommage aux victimes de la tuerie dans une ville canadienne en deuil
-
Le président taïwanais avertit que la Chine ne "s'arrêtera pas" si elle s'empare de Taïwan
-
JO-2026: ces drones qui poursuivent les champions pour plus de spectacle
-
JO-2026: avant le super-G, Federica Brignone déjà géante
-
JO: Lucas Defayet, le Breton du skeleton qui rêvait du Stade rennais
-
Législatives au Bangladesh: les favoris battent le rappel de leurs partisans
-
NBA: Wembanyama enchaîne, les cadors se baladent à l'Est
-
La France sous les rafales de la tempête Nils, des rafales de plus de 160 km/h
-
Législatives au Bangladesh: les favoris exhortent la population à voter en masse
L'UE et le Mercosur réunis au Paraguay pour signer un accord commercial historique
Les pays latino-américains du Mercosur et l'Union européenne doivent signer samedi au Paraguay un traité créant l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde, après plus de 25 ans de négociations et malgré les inquiétudes du monde agricole dans de nombreux pays européens.
Ensemble, les deux blocs représentent 30% du PIB mondial et comptent plus de 700 millions de consommateurs.
La Commission européenne négocie cet accord depuis 1999 avec les membres fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay). A Bruxelles, une majorité d'Etats européens a récemment soutenu le traité, malgré l'opposition de plusieurs pays dont la France.
La signature de l'accord aura lieu à 12H00 heure locale (15H00 GMT) à Asuncion, la capitale du Paraguay, qui exerce la présidence tournante du bloc sud-américain auquel appartient également la Bolivie.
En supprimant une large part des droits de douane, l'accord favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages.
Dans le sens inverse, il facilite l'entrée en Europe de bœuf, de volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées.
Pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l'agriculture européenne avec des produits moins chers et pas forcément respectueux des normes de l'UE, faute de contrôles suffisants.
Pour ses partisans, il permettra au contraire de relancer une économie européenne à la peine et de soigner les relations diplomatiques avec l'Amérique latine.
- "Au-delà de l'économique" -
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa assisteront à la cérémonie de signature à Asuncion.
Le président du Paraguay, Santiago Peña, et celui de l'Uruguay, Yamandu Orsi, seront également de la partie. La présence du dirigeant argentin Javier Milei n'est pas confirmée.
A la tête de la première économie d'Amérique latine, géant agricole d'envergure mondiale, Luiz Inacio Lula da Silva a joué un rôle crucial dans l'avancée du traité UE-Mercosur. Mais le président brésilien n'assistera pas à la signature.
Une source au sein de la présidence brésilienne a expliqué qu'initialement, l'événement était prévu au niveau ministériel côté latino-américain, et que les présidents ont été invités par le Paraguay "à la dernière minute".
Mme von der Leyen a fait escale à Rio de Janeiro vendredi pour rencontrer Lula avant de se rendre à Asuncion.
Elle a salué le rôle de ce dernier dans l'avancée des négociations et mis en avant "le pouvoir du partenariat et de l'ouverture". "C'est ainsi que nous créons une vraie prospérité", a-t-elle ajouté.
Cet accord est "très bon, surtout pour le monde démocratique et pour le multilatéralisme", a loué Lula, en soulignant que le partenariat avec l'UE allait "au-delà de la dimension économique".
"L'Union européenne et le Mercosur partagent des valeurs telles que le respect de la démocratie, de l'Etat de droit et des droits humains", a-t-il insisté.
La signature du traité survient en effet dans un monde très incertain, bousculé par le protectionnisme et les droits de douane de Donald Trump.
Le président américain a menacé vendredi de surtaxes les pays qui ne soutiendraient pas son plan pour acquérir le Groenland, territoire autonome du Danemark, un pays membre de l'Otan.
La signature intervient également à un moment où l'Amérique du Sud tente de jauger les effets de la capture le 3 janvier du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro lors d'une opération militaire américaine spectaculaire. M. Maduro est désormais détenu aux Etats-Unis.
Avec le Mercosur, les deux blocs envoient "un message très fort à un moment où le droit international est menacé, où des pays comme la Chine pratiquent une concurrence déloyale dans le commerce international, où des pays comme les Etats-Unis augmentent leurs droits de douane", a estimé Antonio Costa à Rio.
- Contestation -
L'accord se heurte par ailleurs à la résistance d'agriculteurs et d'éleveurs de certains pays européens, qui se sont mobilisés dans de fortes manifestations contre sa signature, en France, Pologne, Irlande ou Belgique.
Pour apaiser la colère du secteur, la Commission européenne a élaboré une série de clauses et de concessions ces derniers mois, dont des garanties renforcées pour les produits les plus sensibles.
Un grand rassemblement d'agriculteurs est prévu devant le siège strasbourgeois du Parlement européen le 20 janvier.
Certains en Amérique du Sud sont également méfiants quant aux effets du traité. En Argentine, l'impact sur l'industrie automobile pourrait se traduire par la perte de 200.000 emplois selon les estimations, rappelle Luciana Ghiotto, docteure en sciences sociales de l'Université de Buenos Aires.
O.Gaspar--PC