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Succession délicate au Conseil de l'Arctique, affaibli par la mise au ban de la Russie
Tout a volé en éclats avec la guerre en Ukraine: modèle de coopération entre anciens ennemis de la Guerre froide, le Conseil de l'Arctique aborde jeudi un délicat passage de relais du fait de la mise au ban du plus vaste pays de la région, la Russie.
Après deux ans de présidence russe, la Norvège prend les rênes d'un forum interétatique jugé exemplaire jusqu'à l'invasion de l'Ukraine qui a conduit sept des huit membres --Etats-Unis, Canada et les cinq pays nordiques-- à suspendre leurs travaux avec Moscou.
"Aucun des Etats membres ne s'est prononcé pour une exclusion de la Russie du Conseil de l'Arctique", a indiqué mercredi à l'AFP la cheffe de la diplomatie norvégienne, Anniken Huitfeldt.
Mais "à cause de la guerre d'agression lancée par la Russie, ce sera une présidence totalement différente de ce qu'on envisageait", a-t-elle fait valoir.
Pour le passage de témoin, elle a, comme ses collègues occidentaux, décliné une invitation de son homologue russe, Sergueï Lavrov, à se rendre en Sibérie.
Fait inhabituel, le passage de témoin se fera donc de manière numérique au niveau des hauts fonctionnaires.
Aux yeux des experts, la mise à l'écart russe fragilise une instance où sont traitées des thématiques d'intérêt commun, de la protection de l'environnement au développement durable en passant par la situation des populations autochtones dans une région qui se réchauffe quatre fois plus vite que l'ensemble de la planète.
Depuis sa création en 1996, le Conseil est devenu le principal forum de coopération dans une région où le recul accéléré de la banquise, du fait du réchauffement, ouvre des opportunités économiques (hydrocarbures, minerais, pêche) et routes maritimes prometteuses mais susceptibles de menacer un écosystème fragile et des populations vulnérables.
Hormis des tensions durant le passage de Donald Trump à la Maison Blanche, les relations dans ce forum où le consensus est la règle sont généralement lisses, en partie parce que les sujets épineux comme la sécurité ne font pas partie de son champ d'action.
Après avoir suspendu leur coopération avec Moscou début mars 2022, les sept autres pays membres (les A7) ont convenu de poursuivre les travaux qui ne supposent pas une participation russe.
A ce jour, cela ne représente cependant qu'environ un tiers des quelque 130 projets du Conseil.
- Deux Arctique? -
"La gouvernance régionale peut-elle vraiment avoir du sens et être efficace au niveau circumpolaire si un Etat arctique aussi grand que la Russie n'est pas autour de la table?", s'interroge Dwayne Ryan Menezes du groupe de réflexion Polar Research and Policy Initiative.
"Ou l'Arctique se divisera-t-il en sphères d'influence rivales, potentiellement aussi avec des forums de coopération et de gouvernance concurrents -- l'un impliquant les A7 et l'autre dirigé par la Russie et impliquant des acteurs non-arctiques tels que la Chine?", poursuit-il.
Pour rompre son isolement, Moscou se tourne en effet de plus en plus vers d'autres puissances, en premier lieu la Chine, mais aussi des nations émergentes comme l'Inde, le Brésil, le Mexique et l'Afrique du Sud.
En avril, Moscou et Pékin ont par exemple signé un memorandum de coopération entre leurs garde-côtes dans l'Arctique.
Professeur d'études nordiques à l'université norvégienne de Tromsø, Rasmus Gjedssø Bertelsen se dit "critique de cette politique occidentale de boycott qui ne change rien sur le champ de bataille en Ukraine mais réduit notre accès à la manière dont les Russes pensent".
Un Conseil de l'Arctique réduit de moitié "a bien sûr beaucoup moins de valeur", explique l'universitaire danois à l'AFP.
"C'est très facile pour les Occidentaux de collaborer entre eux car nous avons beaucoup d'intérêts communs mais il ne faut pas délaisser la moitié russe qui est la plus intéressante et la plus importante avec le passage maritime du Nord-Est et toutes ses ressources naturelles", fait-il valoir.
En présentant les objectifs de la présidence norvégienne fin mars, Mme Huitfeldt avait concédé qu'il était "loin d'être sûr" que le Conseil de l'Arctique, malgré son importance, pourrait être préservé.
Un mois et demi plus tard, de son propre aveu, la façon dont les travaux de l'instance vont pouvoir se poursuivre reste encore à définir.
R.J.Fidalgo--PC