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Face à la visite d'Assad en Arabie, les Syriens expatriés oscillent entre espoir et colère
On se croirait à Damas lorsqu'on entre au Café Damascu, à Ryad: le client peut y déguster du ragoût de haricots traditionnel au menu et écouter avec nostalgie des chansons folkloriques qui lui rappelleront la Syrie.
Le patron a même embauché un serveur pour sa ressemblance avec le fameux comédien syrien Duraid Lahham, qui enchaîne les selfies avec ses "fans" à longueur de journée.
Mais si les habitués de ce café partagent un même amour pour la Syrie, rares sont ceux qui s'accordent sur le choix de leur pays d'accueil, l'Arabie saoudite, qui a décidé d'inviter le président syrien Bachar al-Assad au sommet vendredi de la Ligue arabe à Jeddah (ouest).
La Syrie, qui a participé lundi à une réunion préparatoire de la Ligue, en avait été exclue dès le début d'une guerre civile qui a fait plus de 500.000 morts et plusieurs millions de déplacés et réfugiés.
Son retour semble annoncer la fin de son isolement sur la scène diplomatique régionale et Damas a salué le geste de ses "frères arabes".
"Nous attendions ce moment" depuis longtemps, salue l'une des clientes du café, Hiba Sidawi, un Syrienne de 37 ans.
"Je le hais, je le hais", s'exclame une femme, évoquant le président Assad. "L'inviter mais pour quoi faire, que fera-t-il? Va-t-il améliorer les choses? Va-t-il changer le pays? C'est lui qui doit changer."
La cliente refuse de donner son nom. "Je veux dire sans crainte que je suis contre (Assad) mais j'ai encore de la famille en Syrie, ils les prendront et ils les tueront."
- Douleur -
Ryad a coupé les liens diplomatiques avec Damas en 2012, en réponse à la brutale répression en Syrie. La diplomatie saoudienne prônait l'éviction de Bachar al-Assad.
La Ligue arabe prend aussi ses distances avec le régime de Damas, laissant ainsi l'opposition syrienne occuper le siège de la Syrie lors d'un sommet en 2013.
Mais en 2018, les Emirats arabes unis rétablissent des liens avec le pays.
Et le rapprochement s'accélère après le séisme du 6 février, qui a dévasté des pans entiers de la Syrie et de la Turquie, suscitant un afflux d'aide humanitaire dans la région.
L'Arabie saoudite devient alors l'un des partisans les plus zélés pour une réintégration de la Syrie parmi les pays arabes: le ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Mekdad se rend à Ryad et son homologue saoudien Fayçal ben Farhane visite à son tour Damas.
Les deux pays annoncent ensuite le retour de leurs représentations diplomatiques l'un chez l'autre, après 11 ans de rupture.
Au Café Damascu, tandis que les employés entonnent une chanson pour célébrer l'anniversaire d'un client, l'un des hommes n'a pas le coeur à la fête.
"Quand je regarde le visage (de Bachar al-Assad), je me souviens combien sont morts à cause de lui", confie-t-il. "Est-ce qu'il ramènera à la vie ceux parmi nos proches qui ont été tués? Est-ce qu'il guérira nos blessures et mettra fin à notre douleur?"
Une cliente, Fatima, espère pour sa part que la visite du président syrien permettra un retour à la normale dans son pays dévasté par la guerre.
"Le plus difficile, c'est de voyager, ou encore les importations et les investissements", dit-elle. "Maintenant, ça va revenir à la normale et les choses s'amélioreront."
Ahmed Abdelwahab, un chanteur travaillant au café, partage cet optimisme. "Nous étions isolés, par le passé (...) aujourd'hui nous nous retrouvons", se réjouit-il, faisant référence à la Ligue arabe.
Pour autant, difficile pour lui de faire table rase des 12 dernières années de guerre.
"N'importe quel Syrien, lorsque vous lui parlez de son pays, aura des larmes dans les yeux", révèle-t-il. "C'est plus que de la tristesse. C'est comme si votre coeur brûlait."
M.Carneiro--PC