-
L'Iran dit s'être accordé avec Oman sur Ormuz, mais la réouverture dépendra de Washington
-
Le président birman en Thaïlande pour remettre son pays sur la scène diplomatique
-
Masters 1000 de Montréal: Zverev éliminé, Auger-Aliassime forfait
-
L'auteur présumé de l'attentat contre un cortège syndical à Munich face à son verdict
-
La Fifa reconnaît des "erreurs" et présente des "excuses" après une réunion de crise au Maroc
-
Colombie: un bébé hippopotame descendant de la colonie d'Escobar meurt malgré les soins
-
Colombie: le gouvernement met en garde contre de possibles "actes terroristes" lors de l'investiture du président
-
L'étage supérieur d'une fusée SpaceX s'est écrasé sur la Lune
-
Séisme au Venezuela: la douloureuse valse des nombres de disparus
-
Les Bourses mondiales touchent des records, sans s'emballer pour autant
-
Abandonner ou pas? Dans le Tennessee, un candidat démocrate victime du redécoupage électoral
-
Drone explosif à Leipzig: l'Allemagne alerte sur une "nouvelle dimension de menace"
-
Wall Street clôture en ordre dispersé, attend un accord entre Washington et Téhéran
-
Euro de natation: le plongeur Jules Bouyer médaillé d'argent au tremplin à 3 m
-
Foot: Mohamed Salah à la conquête de la Turquie
-
Disney s'associe à TikTok pour tirer davantage profit de ses univers légendaires
-
Fifa: fragilisé, Infantino a tenu une réunion de crise au Maroc
-
Noosha Aubel: Czy poradzi sobie z problemami Poczdamu?
-
Noosha Aubel: Klarar hon av Potsdams problem?
-
Noosha Aubel: Είναι σε θέση να αντιμετωπίσει τα προβλήματα του Πότσδαμ;
-
Noosha Aubel: Zvládne problémy Postupimi?
-
نوشا أوبيل: هل هي على مستوى التحديات التي تواجهها بوتسدام؟
-
Ski: la Suissesse Lara Gut-Behrami, triple médaillée olympique, annonce sa retraite (fédération)
-
Colombie : un bébé hippopotame descendant de la colonie d'Escobar secouru
-
Nouveau double record pour la Bourse de Paris qui termine à l'équilibre
-
Les Bourses mondiales entre records et attentisme
-
Tour Femmes: Vollering gagne, Reusser assure, Ferrand-Prévot s'écroule
-
Chikungunya, dengue, West Nile: de nouveaux cas autochtones identifiés dans le sud de l'Hexagone
-
Présidentielle : Attal à son tour visé par "une ingérence en provenance de Russie"
-
La présence de puma réduit les collisions entre cerfs et voitures (étude)
-
Dans le Michigan, les primaires démocrates consacrent le progressiste El-Sayed, à rebours de son parti
-
Mort à 80 ans de l'ex-PDG de Carrefour, Daniel Bernard
-
A Cuba, la résilience des habitants mise à rude épreuve
-
Philippines: des panneaux solaires sur les toits contre des factures qui crèvent le plafond
-
IA : Mythos 5 d'Anthropic crée de fausses identités lors d'un test au Royaume-Uni
-
Ceuta : la situation des mineurs est "intenable", alerte le président de l'enclave espagnole
-
Médecine : 10.260 postes d'internes ouverts pour la promotion 2026, annonce le gouvernement
-
Un drone muni d'un explosif perturbe l'aéroport de Leipzig, hub stratégique pour l'Ukraine
-
Bangladesh: l'ombre persistante de l'ex-Première ministre en fuite
-
Procès Pormanove: peine de sursis et de "bannissement numérique" pour les deux streamers
-
Les Bourses mondiales perchées à des niveaux records
-
Incendies en Grèce: autorités et habitants évaluent l'ampleur des dégâts près d'Athènes
-
Canicules, sécheresse, incendies: un plan "global" pour ne laisser aucun agriculteur "seul"
-
Canicules, sécheresse, incendies: le gouvernement annonce un plan pour ne laisser "aucun agriculteur seul"
-
Inde: plus de 100 morts depuis juillet dans des inondations et glissements de terrain
-
ヌーシャ・オーベル:彼女はポツダムの抱える問題に対処できるのか?
-
努莎·奧貝爾:她能否應對波茨坦面臨的問題?
-
नूशा ऑबेल: क्या वह पॉट्सडैम की समस्याओं से निपटने के लिए तैयार हैं?
-
누샤 오벨: 그녀가 포츠담의 문제들을 해결할 수 있을까?
-
Noosha Aubel : Est-elle à la hauteur des défis de Potsdam ?
La France va tailler dans les dépenses pour rétablir ses finances publiques
Le gouvernement a indiqué lundi avoir identifié "au moins 10 milliards d'euros d'économies" qui ne sont qu'une "étape" et contribueront d'ici 2027 au redressement des comptes dégradés de la France, en taillant dans des dépenses de santé ou des avantages fiscaux aux carburants.
Ces propositions d'économies, qui feront l'objet de concertations, viendront aussi pour partie alimenter le projet de budget pour 2024 qui sera présenté en septembre et qui nécessitera au moins 12 milliards d'euros d'économies pour cette seule année, a indiqué une source à Bercy.
Après avoir échappé à la sanction de l'agence S&P Global, qui a maintenu la note de solvabilité française, l'exécutif entend réaffirmer son sérieux budgétaire et tourner la page des dispendieuses mesures de soutien du "quoi qu'il en coûte" face aux crises sanitaire et énergétique.
"Maintenant que nous revenons à la normale, qui comprendrait que nous continuions à dépenser autant?", a déclaré le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, en ouvrant à Bercy les Assises des finances publiques.
Ces assises font suite aux revues annuelles des dépenses publiques, lancées il y a quelques mois. Elles sont toutefois boudées par les trois principales associations d'élus locaux, en désaccord avec l'analyse de la situation.
Afin de réduire l'endettement et le déficit public jusqu'en 2027, "nous avons identifié, notamment avec notre première revue de dépenses publiques, au moins 10 milliards d'euros d'économies", a souligné Bruno Le Maire.
Ces économies devront être trouvées sur la santé, en luttant contre l'explosion des arrêts maladie et "les dérives" des dépenses en médicaments, a-t-il détaillé.
Les aides au logement avec la suppression du dispositif Pinel et la refonte du Prêt à taux zéro (PTZ), pour une économie de deux milliards d'euros, ainsi que le soutien à l'emploi en cette période de chômage bas sont également dans le viseur du gouvernement, plus particulièrement l'apprentissage et le compte personnel de formation.
Autre cible, les avantages fiscaux sur les carburants dont bénéficient certaines professions comme les transporteurs routiers ou les agriculteurs, alors que la France engage le virage de la transition énergétique. Ils seront supprimés progressivement d'ici 2030, avec un accompagnement pour permettre à ces professions d'opérer cette bascule.
- Pas d'"austérité" -
Interrogée sur la nécessité de trouver d'autres économies pour le projet de budget 2024, une source à Bercy a indiqué qu'"il y en aura d'autres" qui totaliseront "sans doute davantage" que 12 milliards d'euros, citant une évaluation de la Cour des comptes.
Les Assises ne sont qu'une "étape", a-t-elle ajouté.
Bruno Le Maire a toutefois rejeté "l'austérité" et dit ne pas vouloir d'une "politique de la hache, qui tuerait notre croissance (...) en taillant à l'aveugle dans les dépenses".
L'objectif est de réduire à 108,3% du PIB (Produit intérieur brut) en 2027 le lourd endettement de la France (contre 111,6% fin 2022), qui la range du côté des mauvais élèves européens, et de ramener sous l'objectif européen de 3% le déficit public (4,7% fin 2022). Le tout sera inscrit dans une loi de programmation prévue en septembre.
Pour y parvenir, le gouvernement table aussi sur la fin du bouclier énergétique, les gains des réformes comme celles des retraites ou de l'assurance-chômage, et le plein-emploi.
Il entend également pérenniser les revues qui passeront au crible chaque année une vingtaine de dépenses publiques, pour mesurer leur efficacité.
"Nous devons assumer de devoir faire des économies quand nous constatons que des dispositifs n'atteignent pas leurs résultats ou pas suffisamment", a déclaré en clôture des Assises la Première ministre Elisabeth Borne.
Ces efforts sont jugés d'autant plus nécessaires que l'environnement économique se durcit, avec rétablissement l'an prochain des règles budgétaires européennes et la forte remontée des taux d'intérêt qui alourdit significativement la charge de la dette.
Le gouvernement pourrait aussi, en présentant son prochain budget, réviser sa prévision de croissance pour 2023, actuellement de 1% et jugée optimiste par la plupart des instituts économiques.
Déjà, l'exécutif a multiplié les annonces ces dernières semaines. Il a ainsi gelé 1% supplémentaire des crédits du budget 2023 (1,8 milliard d'euros) qui seront partiellement annulés, selon Bruno Le Maire, et demandé aux ministères de dégager 5% d'économies, hors salaires, en 2024 notamment pour financer la transition énergétique.
Mais entre refus d'alourdir la fiscalité et tension sociale face à une inflation élevée, l'entreprise de maîtrise de la dépense s'annonce délicate. Surtout après une douloureuse réforme des retraites et sans majorité absolue à l'Assemblée nationale.
L.Henrique--PC