-
La fatigue visuelle, conséquence des écrans pour de nombreux travailleurs
-
Suisse: décès de Philippe Stern, l'ancien président de Patek Philippe
-
Fox parie sur la pub dans le streaming en rachetant la plateforme Roku pour 22 milliards de dollars
-
Armements: l'accès à des stands israéliens à nouveau interdit lors d'un salon en France
-
A69: au Conseil d'Etat, le rapporteur public défend la "raison impérative d'intérêt public majeur"
-
IA: la start-up de Yann LeCun intègre le palmarès des entreprises de la French Tech
-
Un grand hôpital de Montpellier teste l'IA à tous les étages
-
À un an de la présidentielle, CNews sommée par l'Arcom d'élargir les points de vue
-
L'Arcom ordonne à CNews de respecter davantage la diversité des opinions sur son antenne
-
Mondial-2026: Christophe Gleizes "devrait être ici" avec les journalistes sportifs, disent ses parents
-
Violences sexuelles sur mineurs: la Ciivise dénonce un "retard majeur" de la justice
-
Le président birman en Chine pour renforcer les liens commerciaux
-
Accord Iran-USA: détente des prix à la pompe, pas encore de retour à la normale
-
KNDS lance un char de transition, le futur programme franco-allemand patine
-
Airbus: une seconde ligne d'assemblage A320 à Toulouse, pour honorer les commandes
-
Le gazole repasse sous la barre des 2 euros le litre en France
-
Trump arrivé au sommet G7, Macron veut contribuer à la réouverture d'Ormuz
-
Wall Street ouvre en nette hausse, célèbre l'annonce d'un accord au Moyen-Orient
-
Mondial-2026: Michael Olise, diamant mystérieux
-
Les États-Unis, premier débouché des exportations françaises de vins
-
Droits de douane sur le vin: Macron dit vouloir "une discussion respectueuse mais ferme" avec Trump
-
XV de France: Jefferson Poirot, du "back-to-back" au "come-back"
-
MSF s'inquiète de "dangereuses lacunes" dans la réponse à Ebola en RDC
-
"J'ai tout donné": les lycéens de terminale ont passé le bac philo
-
Mondial-2026: En 2002, "la France ne connaissait pas le Sénégal", se rappellent Fadiga et Trezeguet
-
Mondial-2026: Pour l'Iran, le foot après la paix
-
Les yeux tournés vers une Europe fermée, le voyage en suspens des migrants en Mauritanie
-
Le salon Eurosatory s'ouvre dans une Europe qui se met en posture de guerre
-
Des tribunaux de plus en plus sévères face aux erreurs de l'IA
-
Trump très attendu au G7 d'Evian, après l'accord conclu avec l'Iran
-
San Juan, une province argentine à sec, entre glaciers en souffrance, cultures, et mines à venir
-
Accord Iran-USA salué par la Bourse de Paris, Safran à la fête, TotalEnergies à la traîne
-
"Avons-nous la maîtrise de nos paroles ?": les lycéens de terminale planchent sur le bac philo
-
Mondial-2026: les Japonais et la "culture" des tribunes propres
-
Grèce: les poissons-ballons dévastent la pêche en Crète
-
Le Royaume Uni va interdire l'accès des réseaux sociaux aux moins de 16 ans
-
Au Kirghizstan, la téléréalité au secours de la promotion du sport
-
A New York, des concerts adaptés aux personnes atteintes de démence
-
Mondial-2026: L'Iran entre en scène à Los Angeles, après la démonstration allemande
-
Accord Iran-USA: les Bourses européennes en hausse à l'ouverture
-
Mondial-2026: ambition maximale pour l'Espagne, Yamal doit encore patienter
-
Météo torride à partir de mercredi en France, peut-être une vague de chaleur
-
Bac 2026: coup d'envoi des épreuves écrites de terminale avec la philosophie
-
MMA: à la Maison Blanche, Gane bat Pereira et obtient la ceinture intérimaire UFC des poids lourds
-
Argentine: Taty Almeida, figure des Mères de la place de Mai, est décédée
-
Accord Iran/Etats-Unis: le pétrole dégringole, les Bourses s'envolent en Asie
-
Royaume-Uni: la justice tranche lundi sur l'interdiction du groupe Palestine Action
-
Mondial-2026: l'Iran présente, les Pays-Bas en échec, les Allemands faciles
-
Défense: à Eurosatory, l'Europe se met en posture de guerre
-
Réseaux sociaux: Starmer promet des mesures "audacieuses" pour protéger les enfants
Ukraine: des habitants en fuite racontent l'"enfer" de Marioupol
Fuyant "l'enfer" de la ville assiégée de Marioupol, des familles ukrainiennes racontent les cadavres gisant plusieurs jours dans les rues, la faim, la soif et le froid mordant des nuits passées dans des caves avec des températures inférieures à zéro.
Sous la pression des bombardements incessants des forces russes sur ce port stratégique du sud-est de l'Ukraine, ces habitants, rencontrés par l'AFP à Zaporojie, à quelque 250 km au nord-est, racontent être parvenus à fuir après avoir dû faire fondre de la neige pour pouvoir boire de l'eau et cuire des déchets alimentaires sur des feu de bois pour se nourrir, faute d'approvisionnement en eau potable et en vivres.
"Ce n'est plus Marioupol, c'est l'enfer", dit Tamara Kavunenko, 58 ans. Les Russes "ont tiré tant de roquettes", ajoute-t-elle, "les rues sont jonchées de nombreux cadavres de civils". "Quand il neigeait, nous avons récupéré la neige et l'avons fait fondre pour avoir de l'eau. Quand il ne neigeait pas, nous avons fait bouillir l'eau du fleuve pour la boire."
Mme Kavunenko fait partie des plus de 4.300 déplacés de Marioupol arrivés à Zaporojie depuis le début de la semaine. Selon Kiev, plus de 2.000 personnes sont mortes à ce jour à Marioupol. La ville revêt une importance stratégique dans la mesure où sa prise permettrait à la Russie de faire la jonction entre ses troupes en Crimée et celles au Donbass tout en barrant l'accès de la mer d'Azov aux Ukrainiens.
Jeudi, l'Ukraine a accusé Moscou d'avoir bombardé un théâtre de la ville, où s'étaient réfugiés des centaines d'habitants, sans tenir compte de l'avertissement "Diéti" ("Enfants" en russe) inscrit au sol en lettres géantes devant et derrière le bâtiment.
- Odeur de mort -
Dans un message publié sur Telegram, le maire de Marioupol, Vadim Boïtchenko, a indiqué qu'environ 6.500 voitures avaient pu quitter la ville dans la nuit de mercredi à jeudi.
A Zaporojie, dans un bâtiment de cirque de l'époque soviétique, des bénévoles de la Croix-Rouge attendent les personnes évacuées à côté de piles de chaussures d'enfants et de couvertures.
Ongles longs et mains sales, Dima dit à l'AFP ne s'être pas lavé depuis deux semaines et avoir dû piller dans des magasins pour pouvoir nourrir ses enfants et ses grands-parents.
"Nous avons vécu sous terre et quand il faisait -4 degrés Celsius, c'était une bonne température", dit-il en levant la jambe pour montrer qu'il porte trois pantalons pour se protéger du froid.
"Parfois, les cadavres restent dans la rue pendant trois jours", ajoute-t-il, "l'odeur imprègne l'atmosphère et personne ne voudrait que ses enfants sentent ça."
Dima raconte être parvenu à quitter Marioupol au bout de la troisième tentative et être arrivé mardi à Zaporojie avec sa femme et ses deux jeunes enfants.
Daria, elle, se souvient d'avoir vécu dans la cave de son immeuble avec son bébé, une fille, pendant dix jours.
- "Epuisés, malades, en pleurs" -
"De jour en jour cela devenait pire", dit-elle, "nous étions abandonnés sans lumière, sans eau, sans gaz, sans le moindre moyen de subsistance. Il était impossible d'acheter quoi que ce soit, nulle part".
Bénévole de la Croix-Rouge, Marina constate la grande détresse des rescapés. "Ils [sont] épuisés, malades, en pleurs", dit-elle. A Zaporojie, on leur offre un abri et la possibilité de prendre une douche. "Nous prenons soin d'eux", ajoute Marina, "on leur fournit tout."
Le seul moyen de fuir Marioupol est la voiture. "Nous avons vu des gens avec des rubans blancs [sur leur véhicule] qui étaient en train de partir", témoigne une femme, Darya, disant s'être jointe à eux après avoir proposé à une voisine d'en être elle aussi.
Pour certains, le voyage de Zaporojie, qui se fait habituellement en trois ou quatre heures a pris un jour et demi.
Beaucoup parmi ceux qui ont pu rallier Zaporojie disent avoir été dans l'impossibilité de quitter leurs abris à cause de la violence des attaques russes et avoir trouvé une route sûre par hasard, sans pouvoir s'aider du téléphone ou d'internet.
E.Paulino--PC