-
Climat: Londres et Google vont tester l'évitement des trainées de condensation d'avions
-
La Maison Blanche et Trump s'emportent contre une journaliste de CNN
-
Une nuit à Beaubourg et les "fantômes" de Charlie Hebdo : Luz fait son entrée littéraire
-
L'hypothèse d'un gel partiel des retraites de nouveau dans le débat
-
Journée décisive pour "encercler définitivement" l'incendie en Belgique
-
La Bourse de Paris freinée par le Moyen-Orient
-
A New York, le retour des baleines menacé par le trafic maritime
-
L'Indonésie veut créer de la pluie pour combattre El Niño
-
Masters 1000 de Cincinnati: Zverev sort Atmane, Fils vient à bout de Lehecka et file en 8e
-
Trump menace de bombarder Oman s'il entrave un accord sur le détroit d'Ormuz
-
Les soeurs Williams réunies, quatre ans après leur dernier match ensemble
-
Ligue 1: entre changement et continuité, Lille veut rester dans le peloton de tête
-
Ligue des champions: Lyon défie Fenerbahçe pour s'offrir une place en C1
-
Hichilema, l'ancien garçon vacher devenu président de la Zambie
-
Sans électricité, déserte et inquiète: La Havane loin du tumulte d'antan
-
Séoul rassure Pyongyang sur ses exercices militaires avec Washington
-
L'Irak va enquêter sur une attaque de drones contre le bureau du Premier ministre du Kurdistan
-
En Zambie, le président sortant Hichilema réélu dans un contexte confus
-
Mineurs et réseaux sociaux : le procès de Meta entre dans le vif du sujet mardi
-
Sophie Adenot va devenir la première Française à sortir dans l'espace
-
Pétrole détecté au large de l'Amazonie: un "passeport pour l'avenir", salue Lula
-
Wall Street recule, minée par la hausse des coûts d'emprunt
-
Gaza: Netanyahu et Kushner envisagent une supervision militaire américaine du désarmement du Hamas
-
Au Mali, lourdes peines de prison pour un chroniqueur et une influenceuse critiques de la junte
-
Piratage du Fisc: Lecornu demande un audit à l'ANSSI
-
Face à l'incendie en Belgique, des Allemands sommés de quitter leur maison
-
Gaza: Netanyahu et Kushner discutent d'une supervision militaire américaine du désarmement du Hamas
-
Au Pays de Galles, dernier adieu à Bonnie Tyler sur l'air de "Total eclipse of the heart"
-
Birmanie: cas confirmés de choléra, des centaines d'hospitalisations
-
Russie: un responsable du seul parti antiguerre condamné à 11 ans de prison
-
"On bat tous les records": début des vendanges mardi en Alsace
-
Naufrage d'un ferry au Zimbabwe: le bilan s'alourdit encore à 92 morts
-
Allemagne: le gouvernement divisé sur l'inscription du climat dans la Constitution
-
Présidentielle en Zambie: l'avance de Hichilema s'accroit, arrestations d'opposants
-
Wall Street ouvre en ordre dispersé, au lancement d'une semaine pauvre en catalyseurs
-
Qui sont ZeroBytes, les pirates du fisc qui affirment avoir vendu les données volées ?
-
Drogues: Malaysia Airlines élargit ses tests après l'arrestation d'un pilote
-
Taïwan: le président projette un budget de défense record en 2027
-
A Bombay, l'offensive contre les restaurants insalubres fait grincer des dents
-
Le coût de la vie étudiante augmente encore, selon l'Unef
-
Après le séisme en Colombie, la recherche des effets personnels pour se souvenir des morts
-
Virgin franchit une nouvelle étape vers l'exploitation de trains concurrents d'Eurostar en 2030
-
Landes : l'incendie est "fixé", des évacués rentrent à Luglon
-
Gaza: Kushner rencontre Netanyahu, après avoir parlé au Hamas
-
Ligue 1: Lyon veut confirmer les promesses de son redressement
-
Incendies : Lecornu accueilli sous les huées en Gironde, promet de ne "rien cacher"
-
L'actrice américaine Hayden Panettiere meurt à l'âge de 36 ans
-
La pluie offre un peu de répit en Belgique, mobilisée face à un incendie historique
-
"Homère était des nôtres" : une ville turque revendique la naissance de l'Odyssée
-
Cyclisme: après sa chute au Tour de France, Vingegaard met un terme à sa saison
A Kiev, des enfants traumatisés après la destruction de leur école
Les lèvres d'Anna-Maria Romantchouk, une jeune collégienne de 14 ans, tremblent encore, après que son école à Kiev, le "Gymnasium N. 34", a été touchée par un missile russe vendredi.
"Ca fait peur", dit-elle dans un anglais hésitant, le visage pâle, malgré le réconfort de sa mère Oksana. "J'espère juste que tout ira bien", poursuit-elle.
Pas très loin, un corps est recouvert d'un drap, juste à côté d'un énorme cratère causé par un missile russe, qui a atterri entre cette école, un jardin d'enfants et plusieurs immeubles d'habitation typiquement soviétiques.
La puissance de l'explosion a soufflé toutes les fenêtres de cette école, réputée pour être l'une des meilleures du quartier autrefois vibrant de Podil, au nord-ouest de Kiev.
Le jardin d'enfants voisin a subi le même sort: décoré d'une jolie peinture murale en mosaïque représentant un écureuil, les fenêtres ont explosé et son toit est éventré.
Anna-Maria et Oskana se trouvaient chez elle au moment de l'explosion, les écoles ukrainiennes étant fermées depuis le début de l'invasion russe le 24 février et les cours ayant lieu en ligne.
Mais les habitants du quartier expliquent que l'école était utilisée par des civils pour se protéger des bombes russes et ils ne comprennent pas pourquoi elle a pu être prise pour cible.
"Notre directeur nous a ensuite écrit et nous a demandé de venir aider pour nettoyer les bouts de verre", explique Tetiana Terechtchenko, 41 ans, un balais à la main.
Sa fille, également âgée de 14 ans, sanglote: "On espérait retourner à l'école. On avait nos cours en distanciel, maintenant on ne sait pas ce qui va se passer".
Le maire de Kiev, l'ancien boxeur Vitali Klitschko, a fait état d'une personne décédée, et de 19 blessées, dont quatre enfants, dans l'attaque de vendredi.
- "Est-ce vraiment une base militaire ?" -
Pour le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), les enfants ukrainiens font face à "une menace immédiate et croissante".
Au moins 103 d'entre eux sont morts depuis le début du conflit entre l'Ukraine et la Russie, dont quatre dans la capitale Kiev, selon les autorités ukrainiennes. Au moins six collèges et quatre écoles primaires ont été endommagées par les combats et des centaines de milliers d'enfants ont fui.
Malgré tout, des millions d'enfants sont toujours en Ukraine.
La situation à Kiev n'est pas aussi critique que dans les villes assiégées de Kharkiv, au nord-est, ou encore Marioupol, au sud-est. Mais la capitale fait l'objet depuis plusieurs jours d'attaques répétées de l'armée russe.
"C'est un non-sens total!", enrage Vladimir Klitschko, le frère du maire, sur les lieux de l'attaque. "Est-ce vraiment une base militaire ?", interroge-t-il.
Entourée de ses gardes du corps, l'imposant Klitschko déambule entre les décombres, au chevet des habitants dont les appartements ont été touchés.
L'explosion a détruit une partie d'un immeuble, rendant visible l'intérieur, comme dans une maison de poupée.
A l'extérieur, là où les enfants jouent d'habitude, des morceaux de béton s'empilent à côté d'arbres et de voitures brûlées.
"Un soldat devrait combattre un soldat, pas des civils. Le pire dans tout ça, c'est que des petits enfants et des femmes sont tués", constate Roman Vassilenko, un habitant de 53 ans dont la porte et une fenêtre ont été soufflées.
Il brandit d'abord un certificat attestant de son travail en tant que "liquidateur", ces hommes intervenus immédiatement sur les lieux de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986, puis des photos de sa fille et de ses petits-enfants, qui ont quitté le pays pour la Roumanie voisine.
- "Pourquoi doivent-ils souffrir ?" -
A travers les trous laissés par les fenêtres du "Gymnasium N. 34", on peut se faire une idée de la vie avant la guerre: un poster avec l'alphabet trône sur un mur à côté d'un tableau.
Sur place, des douzaines de bénévoles nettoient les débris, dans l'espoir que l'école puisse un jour rouvrir.
Mais le bruit répété des tirs de roquettes vient rappeller que l'école ne se situe qu'à quelques kilomètres de la ligne de front où se trouvent les troupes russes, qui essayent depuis plusieurs jours d'encercler Kiev.
Pour les Ukrainiens, cette guerre n'a pas de sens.
"Mon grand-père est Russe, je suis Ukrainienne. Je ne comprends pas le but de tout ça. Pourquoi tuer tant de gens ?", demande Inna, 33 ans, une autre habitante dont les fenêtres ont explosé.
"Une personne a été tuée dans l'immeuble. Les enfants se mettent à l'abri dans l'école. Pourquoi doivent-ils souffrir ?", ajoute-t-elle.
La peur palpable d'un assaut russe sur Kiev a déjà vidé la capitale de la moitié de sa population de 3,5 millions d'habitants, y compris beaucoup d'enfants.
Mais pour Tetiana Terechtchenko, impossible de partir d'ici: "Où irions-nous ? C'est notre ville. Nous ne voulons pas la quitter".
R.J.Fidalgo--PC