-
Le Québec "mérite" d'être "un pays", dit son nouveau dirigeant indépendantiste
-
Arabie saoudite : les Houthis du Yémen disent avoir frappé l'aéroport de Ryad
-
Canada : les indépendantistes remportent les élections au Québec, un défi pour Carney
-
Canada : les indépendantistes remportent les élections au Québec, défi à venir pour Carney
-
Pour le lauréat américain du Nobel de médecine, l'espoir d'une nouvelle psychiatrie
-
Canada : les indépendantistes remportent les élections au Québec, selon de premières estimations
-
Mobilisation lycéenne : un "acte III" sous très haute surveillance
-
Physique des particules, "cape d'invisibilité" et astrophysique cités pour le Nobel de physique
-
L'extrême droite allemande en passe de présider son premier Parlement régional
-
Bruxelles présente ses propositions pour faire passer la "pilule" de l'élargissement
-
Arabie saoudite : les Houthis du Yémen disent avoir touché l'aéroport de Ryad
-
Marchés mondiaux: les incertitudes politiques en ligne de mire, Sao Paulo jubile
-
Canada: test pour Carney au Québec, les indépendantistes favoris des élections
-
Ligue des nations : les Bleus de Zidane sont renversants
-
Ligue des nations : l'Italie, trop forte pour la Turquie, retrouve des couleurs
-
Cas supposé de peste: la Russie se veut rassurante, Trump offre son aide
-
Wall Street clôture en hausse, record du Nasdaq
-
Election au Brésil : Flavio Bolsonaro en position de force, Trump salue "une grande victoire"
-
Mobilisations lycéennes : un jeune gravement blessé à la veille d'un "acte III" mardi
-
Conflit avec les Houthis: la Turquie et le Pakistan vont envoyer des forces militaires en Arabie saoudite
-
Des dirigeants à Tuvalu pour constater les dégâts du changement climatique
-
Sénat : la sénatrice LR Christine Lavarde désignée rapporteure générale du budget
-
Ebola en RDC : MSF alerte à son tour sur une "flambée inquiétante" au Nord-Kivu
-
Canicules: l'été a coûté 16 milliards d'euros, selon une mission parlementaire
-
Air Liquide veut davantage rémunérer ses actionnaires d'ici 2030
-
Lycées : plusieurs mineurs blessés à la suite d'interventions des forces de l'ordre
-
La Confédération paysanne appelle les agriculteurs à rejoindre les lycéens
-
À Kiev, le quotidien bouleversé par l'évolution des attaques russes
-
Mobilisations lycéennes: un jeune gravement blessé à la veille d'un "acte 3" mardi
-
Covid: la circulation actuelle ne nécessite pas d'avancer la vaccination, selon le ministère de la Santé
-
Le secteur ne sait pas comment empêcher l'IA de se fixer ses propres objectifs, avertit un lanceur d'alerte
-
NHL : l'attaquant russe Ovechkin annonce qu'il dispute sa dernière saison
-
Données personnelles: la ministre du Numérique saisit la justice contre BrixHub
-
L'ancienne porte-parole de Trump devient commentatrice sur Fox News
-
Au Danemark, la Garde nationale s'entraîne face à une menace plus réelle
-
Ukraine : des frappes russes de bombes guidées font au moins cinq morts à Kharkiv
-
Les marchés financiers évoluent au gré des turbulences politiques, Sao Paulo jubile
-
Tennis : Medvedev disqualifié, l'éternel Djokovic jouera le titre à Pékin
-
Afghanistan : la CPI publie deux mandats d'arrêt visant des ministres chargés de l'éducation
-
Éthiopie : Abiy reconduit Premier ministre, des frappes au Tigré tuent des déplacés
-
Mondiaux de judo : Kelvin Ray bouscule Abe mais les Bleus restent à quai
-
L'Ukraine dit utiliser des mitrailleuses robotisées pilotées par l'IA contre des drones russes
-
Présidentielle au Brésil : Flavio Bolsonaro en position de force
-
Cas supposé de peste en Russie : "situation sous contrôle", dit le gouverneur d'Irkoutsk
-
Concurrencés sur leur droite, les conservateurs britanniques veulent croire en leur avenir
-
Afghanistan : le CDH de l'ONU dénonce "l'oppression" des femmes par les talibans
-
Wall Street en ordre dispersé, les taux au centre de l'attention
-
Marchés: les turbulences politiques au coeur de l'attention, Sao Paulo jubile après les élections brésiliennes
-
Éthiopie : frappes de drones au Tigré dont l'une a touché des déplacés
-
Wall Street ouvre prudemment, les taux au centre de l'attention
La guerre entre dans Kiev, l'UE dénonce un "crime de guerre majeur" à Marioupol
La guerre entre dans Kiev: un centre commercial de la capitale ukrainienne a été ravagé par un bombardement meurtrier russe, Moscou affirmant avoir ciblé une cache d'armes, tandis que l'Union européenne a qualifié lundi la dévastation de la ville assiégée de Marioupol de "crime de guerre majeur".
A Washington, le président Joe Biden a lui dit craindre d'éventuelles cyberattaques russes en réponse aux sanctions occidentales.
Au 26e jour de l'invasion de l'Ukraine décidée par le président russe Vladimir Poutine, les bombardements se sont poursuivis sur nombre de villes: Kiev, Kharkiv, Marioupol, Odessa, Mykolaïv...
A Kiev, un nouveau couvre-feu est entré en vigueur lundi à 20H00 (18H00 GMT) jusqu'à mercredi 07H00.
Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, le 24 février, "65 habitants pacifiques de Kiev, dont quatre enfants, sont morts" et environ 300 personnes, dont 16 enfants, ont été blessées dans "les bombardements des militaires russes", a déclaré lundi le maire de la capitale, Vitali Klitschko.
Tard dimanche soir, une puissante frappe russe, vraisemblablement un missile, a détruit l'immense centre commercial "Retroville", dans le nord-ouest de Kiev, secouant toute la ville.
L'AFP a vu, sous leur linceul de plastique, six cadavres sortis des décombres. Il s'agissait d'hommes vêtus d'effets militaires, laissant à penser que des soldats dormaient sans doute là. Les restes d'un énorme bloc moteur, fiché dans le sol, et des morceaux de carcasses d'acier vert caractéristiques font inévitablement penser à des engins blindés.
"Mon appartement a vacillé sous le souffle de l'explosion, j'ai cru que l'immeuble allait tomber", s'étonne encore Vladimir, 76 ans.
De l'avis de tous sur le site, il s'agit de l'attaque la plus violente contre Kiev depuis le début de la guerre.
L'explosion a détruit les vitres de tout le quartier et endommagé une dizaine d'immeubles. Débris, véhicules anéantis et ferrailles tordues jonchaient la scène sur des centaines de mètres, a constaté l'AFP.
D'un immeuble de 10 étages carbonisé, il ne reste que la structure en béton - "les bureaux du centre commercial, heureusement il n'y avait personne", explique un riverain.
- "crime de guerre majeur" -
A Marioupol, grande ville portuaire du sud, majoritairement russophone, assiégée et bombardée depuis des semaines par les Russes, quelque 350.000 habitants restent bloqués dans des ruines jonchées de cadavres, manquant de tout.
Moscou avait demandé dimanche aux défenseurs de la ville de "déposer les armes", mais l'Ukraine "ne peut accepter aucun ultimatum de la Russie", a rétorqué lundi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Il a par ailleurs affirmé que tout "compromis" dans les négociations avec la Russie serait soumis à référendum en Ukraine.
Marioupol, cible stratégique pour les Russes, constitue un pont terrestre entre leurs forces en Crimée, au sud-ouest, et les territoires qu'ils contrôlent au nord et à l'est.
Selon l'administration militaire de la région de Donetsk, l'un de ces territoires de l'est, "plus de 80% des infrastructures de la ville sont endommagées ou détruites". La situation humanitaire y est "extrêmement grave", selon l'ONU, avec "une pénurie critique et potentiellement mortelle de nourriture, d'eau et de médicaments".
Pour le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell, "ce qui se passe à Marioupol est un crime de guerre majeur".
"Les bombardements indiscriminés dévastent la ville et tuent tout le monde", a-t-il dénoncé.
Ce lundi, M. Biden et les dirigeants français Emmanuel Macron, britannique Boris Johnson, allemand Olaf Scholtz et italien Mario Draghi se sont entretenus par vidéoconférence notamment de la "situation humanitaire critique à Marioupol, et l'urgence d’obtenir un accès sans entrave de l'aide humanitaire", a indiqué la présidence française.
Le président Zelensky a lui accusé la Russie de "tout simplement détruire" la ville. "Ils la réduisent en cendres, mais nous leur survivrons", a-t-il assuré, dans une vidéo publiée lundi soir.
Lundi, 3.007 personnes évacuées de Marioupol sont arrivées à Zaporojie, à environ 200 km au nord-ouest, selon la présidence ukrainienne.
Dans la ville occupée de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, une manifestation a elle été dispersée par des tirs d'armes automatiques et de gaz lacrymogène, qui ont fait au moins un blessé, selon des vidéos de deux médias locaux.
- Cyberattaques russes -
Le ministre ukrainien de la Défense Oleksii Reznikov a admis que "la situation est très difficile" face à "un ennemi très supérieur numériquement et la menace d'une invasion terrestre de l'armée" du Bélarus, allié de Moscou, a-t-il ajouté.
L'armée ukrainienne a affirmé lundi que les Russes avaient perdu 15.000 soldats, tandis que M. Zelensky annonçait 1.300 militaires ukrainiens tués le 12 mars - des chiffres impossibles à vérifier. Des sources du renseignement américain citées par le New York Times avancent plus de 7.000 Russes tués.
Cherchant à mobiliser toujours plus la communauté internationale, M. Zelensky a appelé lundi l'UE à cesser tout commerce avec la Russie, notamment concernant "les ressources énergétiques". "Sans commerce avec vous, sans vos entreprises et vos banques, la Russie n'aura plus d'argent pour cette guerre", a-t-il lancé.
Les Européens, très dépendants des hydrocarbures russes, ont jusqu'ici exclu de sanctionner ce secteur, très important pour l'économie de la Russie.
Et le Kremlin a averti qu'un embargo européen sur le pétrole russe frapperait "tout le monde".
Les cours du pétrole ont bondi de plus de 7% lundi, le Brent européen et le WTI américain repassant tous deux le seuil des 110 dollars le baril, stimulés par la perspective d'un possible embargo européen.
Réunis à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de l'UE ont décidé de doubler leur soutien financier pour les achats d'armements envoyés à Kiev, après l'épuisement d'une première enveloppe de 500 millions d'euros.
"Aucun train de sanctions ne sera décidé cette semaine", a déclaré M. Borrell. "Mais des orientations seront données jeudi et vendredi lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement et elle seront suivies par des décisions concrètes", a-t-il expliqué.
Craignant des représailles face aux sanctions, Joe Biden a lui appelé les entreprises américaines à se protéger, "se fondant sur des données en constante évolution des services de renseignement, selon lesquelles l'Etat russe envisage différentes pistes de cyberattaques potentielles".
Pourraient être visées selon la Maison Blanche des infrastructures essentielles, majoritairement opérées et détenues par le secteur privé américain.
- Biden en Europe -
Une intense activité diplomatique attend cette semaine le président américain, qui participera jeudi à Bruxelles à un sommet extraordinaire de l'Otan, une réunion du G7 et un sommet de l'UE. Il se rendra vendredi et samedi en Pologne, principal pays d'arrivée des réfugiés ukrainiens.
Près de 3,5 millions de personnes - essentiellement des femmes et des enfants - ont fui l'Ukraine depuis le 24 février, selon le décompte de l'ONU publié lundi.
A Moscou, le ministère russe des Affaires étrangères a lui estimé que le président Biden avait conduit les relations russo-américaines "au bord de la rupture" par ses déclarations "indignes" visant Vladimir Poutine, qu'il a qualifié de "criminel de guerre". L'ambassadeur américain a été convoqué lundi.
Victime collatérale de la guerre en Ukraine: les négociations russo-japonaises sur le sort de quatre petites îles de l'archipel des Kouriles. Moscou a annoncé lundi abandonner les pourparlers, arguant de la "position inamicale" de Tokyo face au conflit en Ukraine.
En Russie, où les autorités visent un contrôle total de l'information en ligne, ce sont les géants américains des réseaux sociaux Facebook et Instagram qui ont été interdits lundi pour "extrémisme".
Le régulateur russe des médias a aussi bloqué l'accès au site de la chaîne française Euronews.
burs-mba-cls/fjb
E.Borba--PC