-
Wall Street en hausse, soutenue par la chute du pétrole
-
Mégafeu en Gironde: des pompiers ukrainiens interviennent, une première
-
Athènes toujours "vigilant" face aux flammes, les bombardiers d'eau en action
-
Après Ceuta, Von der Leyen veut une "réponse européenne commune" pour "renforcer les frontières"
-
Var : l'incendie reste contenu avant une "nouvelle bataille" contre le vent
-
Canicule : Séoul en alerte extrême, la Corée du Nord diffuse des images de baignade
-
Des dizaines de milliers d'évacués face aux feux dans le nord-ouest américain
-
BitMart、説明を迫られる:SNC SCANDIC COINの出金は8日経っても依然としてTXIDなし
-
설명 압박에 직면한 BitMart: 8일이 지나도 여전히 TXID가 없는 SNC SCANDIC COIN 출금
-
BitMart تحت ضغط لتقديم توضيحات: عمليات سحب عملة SNC SCANDIC COIN لا تزال بدون معرّف المعاملة (TXID) بعد مرور ثمانية أيام
-
BitMart змушений надати пояснення: виплати в SNC SCANDIC COIN через вісім днів досі без TXID
-
Le ministre américain de la Justice cède aux exigences de sénateurs bloquant sa nomination
-
BitMart sous pression pour s'expliquer : les retraits de SNC SCANDIC COIN toujours sans TXID après huit jours
-
Transformer un avion en bombardier d'eau, la quête de deux start-up toulousaines
-
Affaire Al-Fayed : quatre femmes reconnues victimes de traite d'êtres humains au Royaume-Uni
-
BitMart 面臨解釋壓力:SNC SCANDIC COIN 提現八天後仍無 TXID
-
Cuba: nouvelle panne d'électricité à l'échelle nationale
-
A l'ombre de l'IA, la mémoire grand public rame
-
Des feux de forêt dévastateurs ravagent Spokane, dans le nord-ouest américain
-
Birmanie: Aung San Suu Kyi, toujours détenue, rencontre un représentant de la Croix-Rouge
-
Cyclisme: Tadej Pogacar participera à la Vuelta, annonce l'équipe UAE
-
Trump annonce une reprise des négociations lundi, l'Iran dément
-
Grèce: des bombardiers d'eau décollent contre les incendies près d'Athènes
-
La Bourse de Paris dans le vert grâce au recul du pétrole
-
Les Bourses européennes ouvrent en hausse grâce au recul du pétrole
-
L'administration Trump approuve des pesticides, des PFAS dangeureux selon chercheurs et ONG
-
En Thaïlande, le "Dry January" dure trois mois
-
Trump annonce une reprise des négociations lundi avec l'Iran
-
Former les "chirurgiens du futur" à l'utilisation de robots
-
Pour l'équipe de "Ted Lasso", revenir sur le terrain a été "ridiculement facile"
-
La bataille en France d'une Britannique pour obtenir des investigations sur Gérald Marie, figure des agences de mannequins
-
Aux Etats-Unis, la fièvre protéinée muscle l'industrie laitière
-
Afflux de migrants à Ceuta: Madrid compte 72 morts, Rabat 11
-
Une école du Népal pleure son héros, l'alpiniste Nirmal Purja
-
Brésil: "en pleine forme", Lula se lance à 80 ans dans sa dernière bataille
-
Au moins 72 migrants morts en voulant gagner l'enclave de Ceuta, selon Madrid
-
L'Iran dit être proche d'un accord sur Ormuz avec le sultanat d'Oman
-
Grèce : deux morts dans une collision d'hélicoptères qui combattaient un incendie
-
Sur le toit du monde il y a deux semaines, Infantino désormais fragilisé comme jamais
-
Brésil: Lula se dit "en pleine forme" à 80 ans et se lance dans sa dernière bataille
-
Rongées d'inquiétude, des familles marocaines sans nouvelles de leurs proches partis à Ceuta
-
Tour de France Femmes: Ma Petite Entreprise, le vélo coopératif
-
Tour Femmes: Wiebes récidive et conforte son maillot jaune lors de la 2e étape
-
Au Brésil, Lula à la conquête d'un quatrième mandat, sous l'ombre de Trump
-
La Grèce à son tour frappée par de violents incendies et une météo extrême
-
Trump suspend les frappes contre l'Iran sous condition d'un accord rapide
-
Pétrole : l'Opep+ augmente à nouveau ses quotas de production et boucle un cycle
-
Au moins 72 migrants morts en voulant gagner l'enclave de Ceuta
-
Incendie dans un entrepôt en Moselle: la préfecture appelle quelque 30.000 habitants à se confiner
-
Pakistan: le corps de Nirmal Purja retrouvé après l'avalanche au Broad Peak, aucun survivant
Sultan Al Jaber, le méthodique businessman aux commandes de la COP28
Sultan Al Jaber dit tomber des nues quand il entend des écologistes l'accuser de duplicité sur le climat.
En public, la parole de cet homme de haute taille âgé de 50 ans, qui cumule les fonctions de patron de la compagnie pétrolière émiratie Adnoc, de ministre de l'Industrie et des Technologies avancées des Emirats arabes unis, d'émissaire pour le climat et de président de la 28e conférence de l'ONU sur le climat (COP28) en novembre à Dubaï, est prudente, presque monotone.
En privé, l'homme se détend, sourit, vante les attraits de son pays, son débit se libère... Et il laisse paraître sa frustration face aux accusations selon lesquelles il serait le cheval de Troie du pétrole à la COP.
"Les gens qui m'accusent de conflit d'intérêt ne connaissent pas mon parcours", a-t-il dit à l'AFP en juillet, lors d'un rare entretien. "J'ai passé la majorité de ma carrière dans le développement durable, la gestion de projets et les énergies renouvelables."
Son expérience est certes différente de celles de ses prédécesseurs et de ses homologues pétroliers. Il a représenté les Emirats arabes unis à plusieurs COP.
En 2006, il a fondé la société nationale d'énergies renouvelables Masdar, dont il préside toujours le conseil d'administration. En 2016, il a été nommé directeur général d'Adnoc, avec comme mandat de "décarboner" l'entreprise et de "la préparer pour l'avenir".
Etre un homme du gaz et du pétrole est son défaut, disent les centaines d'ONG et de parlementaires américains et européens qui ont appelé à sa démission d'Adnoc ou de la COP28.
"Al Jaber a clairement indiqué que l'industrie pétrogazière aurait une place de choix à la COP", a souligné auprès de l'AFP le sénateur américain démocrate Sheldon Whitehouse.
Mais c'est aussi son avantage, tempère un négociateur européen, puisque tout consensus devra réunir près de 200 pays, dont ceux du Golfe.
Son profil détonne en tout cas. Sultan Al Jaber doit sa médiatisation, sans commune mesure avec celle de certains de ses ternes prédécesseurs, à son rôle pétrolier.
Très conscient que son image et la réussite éventuelle de la COP28 concernent celles des Emirats, il a embauché une équipe rodée de professionnels de la communication, pour la plupart anglo-saxons.
"Toute ma vie s'organise autour d'indicateurs clés de performance, c'est comme cela que je gère des entreprises", insiste-t-il. "Pragmatique" et "réaliste", il est là pour "délivrer" des résultats "réels", tout pour "garder l'objectif de 1,5°C (de réchauffement) à portée de main".
- Tournant estival -
Étonnamment, il a réussi en neuf mois à séduire une partie des sceptiques.
"Il est très direct, à l'écoute", confie Harjeet Singh, vétéran des COP qui parle au nom de l'incontournable Climate Action Network (un réseau de 1.900 organisations), bien conscient de complimenter un dirigeant pétrolier.
Les deux hommes se sont rencontrés, leurs équipes se parlent chaque mois. Harjeet Singh a vu son discours évoluer.
Un premier tournant s'est produit à Bonn, en juin, lorsque Sultan Al Jaber a qualifié la réduction des énergies fossiles d'"inévitable". Une rupture sémantique que le petit monde des COP n'attendait pas de la part d'un responsable du Golfe.
Puis sa "lettre aux parties" en juillet a détaillé sa position sur les fossiles, les renouvelables, la finance... Désamorçant les critiques de ceux qui l'accusaient de cacher son jeu.
"Il est très ferme, mais on est d'accord sur nos désaccords", poursuit Harjeet Singh.
Celui-ci reste consterné de la place donnée aux lobbyistes des énergies fossiles à la COP28, et déplore l'adoubement à venir des technologies de captage du carbone, très promu par l'industrie.
- La méthode Al Jaber -
"Il écoute toutes les parties, il écoute également la société civile, et le volet nouveau, c'est la place des jeunes dans le processus de décision", note la Sénégalaise Madeleine Diouf Sarr, présidente du groupe des Pays les moins avancés, 46 pays représentés dans le processus COP.
Chine, Europe, Brésil... Sultan Al Jaber s'est rendu en neuf mois dans plus de 25 pays, précise son équipe à l'AFP.
Parmi les Etats, il n'est pas contesté. "Le président se montre présent", signale à l'AFP Steven Guilbeault, ministre canadien de l'Environnement, qui travaille officiellement avec lui sur la préparation de la COP.
Son prédécesseur de la COP21, Laurent Fabius, parle d'un "homme qui travaille, qui connaît très bien ses dossiers".
Mais Dr. Sultan, comme ses équipes l'appellent, aura-t-il la poigne et le doigté pour faire adopter un texte à la fois ambitieux et acceptable par les 198 parties?
"Il est beaucoup moins volontariste que ne l'étaient les Britanniques, lors de la COP26", regrette le négociateur européen, qui trouve la présidence émiratie "un peu en retrait" pour négocier le texte final.
Sultan Al Jaber rappelle opportunément qu'il ne décidera rien... Mais l'histoire montre que les présidents de COP peuvent catalyser des accords.
Son plan est plutôt de préparer de grandes annonces d'engagements de coalitions d'entreprises en marge de la COP28, par exemple pour réduire les émissions de méthane, ou des décisions sur des sujets comme la climatisation. Mais cela n'aura pas la force d'un grand texte onusien.
Fera-t-il mentir les pessimistes? Nul ne le saura avant le 12 décembre, date théorique de la fin de la COP28, si son méthodique président parvient à clore les débats à l'heure.
burs-ico/uh/er/ial/
Ferreira--PC