-
Espagne: des habitants ont sauvé des flamme un arbre remarquable de 500 ans
-
Plus de 60.000 migrants dans l'enclave de Ceuta, une des plus graves crises migratoires en Europe
-
Marchés mondiaux: la remontée des taux bride le rebond de l'IA
-
OpenAI annonce avoir dépassé le milliard d'utilisateurs actifs
-
Face à l'afflux exceptionnel de migrants, magasins fermés et "peur" dans l'enclave de Ceuta
-
Bourses européennes: Paris en hausse, Franfort à l'équilibre, Londres en baisse à l'issue d'une semaine agitée
-
La Grèce frappée par de nouveaux incendies
-
La Suisse surveille une hausse des cas de maladie d'origine inconnue chez les vaches laitières
-
Le Hamas confirme un accord sur son désarmement à Gaza, un ministre israélien le juge "inacceptable"
-
L'enclave de Ceuta submergée par 60.000 migrants, une des plus graves crises migratoires en Europe
-
Dans les coulisses du mégafeu en Gironde, ceux qui "réparent les vivants"
-
Face au mégafeu "contenu" en Gironde, les pompiers s'activent avec "l'espoir" d'une issue prochaine
-
Des vendanges en juillet, du jamais-vu dans le nord de l'Italie
-
Ebola: flambée sans précédent en RDC avec plus de 3.500 cas
-
Une sonde japonaise effectue le plus proche survol d’astéroïde jamais réalisé, selon l’agence spatiale
-
Amendes Airbnb à Oléron: les sanctions prévues par la loi jugées conformes à la Constitution
-
60.000 migrants ont rejoint l'enclave de Ceuta depuis le Maroc, provoquant une crise en Europe
-
Le Hamas confirme un accord sur son désarmement à Gaza, Israël reste silencieux
-
Investisseurs privés à la Fifa: la fronde s'élargit et la pression sur Infantino s'accentue
-
Anthropic révèle que son IA a accédé sans autorisation aux systèmes d'autres organisations
-
Investisseurs privés à la Fifa: la fronde s'élargie et la pression sur Infantino s'accentue
-
Après l'arrêté d'expulsion, le gouvernement gèle les avoirs de Fedorova, qui dénonce "une pression politique"
-
Wildberries, géant de l'e-commerce russe dans le viseur de l'Ukraine
-
Après deux ans de bras de fer, Commerzbank se résout à discuter avec UniCredit
-
L'UE accuse Temu d'entraver une enquête anti-subventions
-
A l'est de l'Occitanie, vendanges précoces après des mois de températures record
-
Sophie Brocas, préfète tendance hors cadre
-
Kosovo : début du procès par contumace de 21 Serbes accusés du massacre de Racak
-
Taxe de séjour à Oléron: la "proportionnalité" des amendes d'Airbnb conforme à la Constitution
-
Taïwan rend hommage à un libraire hongkongais défunt pour sa "résistance" contre la Chine
-
Des rumeurs, un déferlement: chaos à la frontière entre le Maroc et Ceuta
-
Indonésie: un pilote de ligne drogué et arrêté avec 70.000 comprimés d'ecstasy
-
Les propriétaires de la parcelle d'où est parti le mégafeu de Gironde réclament justice
-
Zone euro: l'inflation remonte légèrement en juillet, tirée par les prix de l'énergie
-
Face au mégafeu "contenu" en Gironde, les pompiers travaillent à consolider "l'espoir"
-
Espagne: 40.000 migrants traversent la frontière depuis le Maroc vers l'enclave de Ceuta
-
Le Rouge et Noir: Franco Baresi, légendaire défenseur italien, est mort
-
La Bourse de Paris en hausse, entre résultats et enthousiasme pour l'IA
-
Des Turcs s'offrent une escapade européenne sur des îles grecques
-
Нооша Аубель під тиском: мерія Потсдама між самостійними кроками та скандалом із дитячими садками
-
Noosha Aubel sous pression: La mairie de Potsdam, entre initiatives isolées et scandale des crèches
-
Grèce: la Crète toujours en proie à un incendie porté par des vents violents
-
A défaut de puces ou de modèles, l'Inde se lance dans la "quincaillerie" de l'IA
-
France: l'inflation dépasse les 2% sur un an en juillet, selon l'Insee
-
Trêve à Gaza: le Hamas consent à un accord sur son désarmement
-
Pakistan: une explosion dans une mine de charbon tue 34 personnes
-
Avalanche au Pakistan: dix disparus dont l'alpiniste Nirmal Purja
-
Gironde: "la fin du feu, mais le début de la crise", redoutent les habitants
-
Avec les frappes ukrainiennes, la saison "gâchée" du secteur touristique en Crimée annexée
-
Les derniers éléphants du zoo de Johannesburg au coeur d'une féroce bataille judiciaire
Au Sénégal, les jeunes veulent voter à tout prix
Mohamed Al Amine Touré, marchand ambulant de 23 ans à Dakar, est toujours abattu par le report de la présidentielle du 25 février au Sénégal. La nouvelle a eu l'effet d'une bombe pour lui qui s'était déjà préparé à aller voter.
Avec quelques-uns de ses camarades, il s'affaire autour d’un étal improvisé de friperies, sur la principale route du grand marché populaire de Colobane à Dakar.
"Le 25 février était un rendez-vous important pour nous: le Sénégal est une démocratie et jamais une élection présidentielle n’a été reportée, ni sous les présidences de (Léopold Sédar) Senghor, Abdou Diouf ou Abdoulaye Wade. Seul Macky Sall a osé le faire", regrette-t-il, assurant qu’il avait soigneusement rangé sa carte d’électeur pour ne pas la perdre ou la froisser en vue du scrutin.
Comme beaucoup de jeunes Sénégalais interrogés par l’AFP, il tient à la démocratie et veut à tout prix pouvoir voter dans une Afrique de l'ouest où se sont propagés depuis 2020 les coups d'Etat militaires au Mali, en Guinée, au Burkina et au Niger. Dans tous ces pays, les prochaines échéances électorales sont incertaines.
Mohamed Al Amine Touré fait partie de la masse de ces jeunes qui devaient aller aux urnes pour la première fois le 25 février. Leur participation et leur vote sont considérés comme déterminants.
Les moins de 19 ans représentent plus de la moitié de la population: les jeunes sont les plus durement touchés par le chômage difficilement quantifiable - 19% selon l'Agence de la statistique - la pauvreté qui touche 38% de la population, l'inflation et la difficulté à se loger...
Une majorité de la jeunesse est acquise à la cause de l’opposant emprisonné Ousmane Sonko en qui elle plaçait toutes ses espérances.
"Il était notre seul espoir, le seul qui pouvait changer nos vies. Lui n’est pas comme les autres politiciens, ce qui l’intéresse, c’est le peuple, les jeunes", affirme Mame Abdou, 19 ans.
En l’absence de M. Sonko, disqualifié par le Conseil constitutionnel, les jeunes comptaient voter pour le numéro deux du parti dissous Pastef, Bassirou Diomaye Faye, lui aussi détenu, mais qualifié par le Conseil.
Le report de l’élection au 15 décembre et l'extension du mandat du président Macky Sall ont provoqué l’une des plus graves crises politiques des dernières décennies dans ce pays volontiers salué pour sa stabilité et ses pratiques démocratiques.
"Comme Diouf en 2000, comme Wade en 2012, Sall pourrait bien par ses manoeuvres et la résistance qu'elles suscitent, contribuer malgré lui à la consolidation (jamais achevée nulle part) de la democratie au Sénégal" a écrit sur X Vincent Foucher, expert de l'Afrique de l'ouest.
- Un putsch pour la "stabilité" ? -
La gravité de la crise fait craindre un nouvel épisode de violences comme le pays en a connu en mars 2021 et juin 2023 autour du sort de M. Sonko.
Vendredi, le marché de Colobane a pris des allures de champ de bataille entre forces de l’ordre et opposants au report. Il y a eu trois morts dans tout le pays. Tous les jeunes interrogés ce jour-là à Colobane réclamaient de pouvoir voter.
Beaucoup de commerçants qui vivent au jour le jour assurent que leur chiffre d’affaires a baissé depuis le début des tensions.
Pour Serigne Faye, 23 ans, cette situation ne peut guère perdurer. Il plaide pour l’arrivée des militaires au pouvoir. "Ils sont nés dans ce pays, ils sont nos frères, nos amis, nos parents, ils pourront vite changer la situation et apporter de la stabilité au pays", argue-t-il.
"Tu ne sais pas ce que tu dis, nous ne voulons pas de coup d’Etat. On a vu ce qui se passe au Mali ou en Guinée, on peut être sûrs que si les militaires prenaient le pouvoir, il n’y aura pas d’élection d’ici longtemps", rétorque son collègue Ameth. Lui espère que le président Sall reviendra sur sa décision et que le scrutin se tiendra au plus tard fin mars, car lui aussi appelle au changement.
La réponse des autorités aux troubles des derniers mois, les incarcérations par centaines, le besoin de justice reviennent régulièrement dans les propos.
Souvent la conversation dérive vers ces dizaines de milliers de Sénégalais qui tentent sur des pirogues et au péril de leur vie de gagner l'Europe, faute de perspectives, avec ou sans diplôme.
"Nous avons tout ici, la mer, du soleil, du pétrole, du gaz, on doit pouvoir réussir dans notre pays, on ne demande que ça. C’est la moindre des choses n’est-ce pas ?", sourit Mohamed Al Amine qui s’est mis en tenue de sport pour pouvoir courir en cas de nouvelles manifestations.
R.J.Fidalgo--PC