-
Tim Cook salue l'action de l'UE sur la protection des enfants en ligne
-
Bolivie : narcotrafic et lutte pour le pouvoir au cœur de la chute du procureur général
-
"Un bruit assourdissant": le crash d'un avion militaire au Nigeria fait 25 morts
-
"La police n'est pas violente, ça crève les yeux!": dans les cortèges, des lycéens remontés contre les forces de l'ordre
-
Le dirigeant catalan Carles Puigdemont peut rentrer en Espagne après des années d'exil
-
Syrie: plus de 2.000 proches de jihadistes toujours aux mains des Kurdes
-
Guerre en Ethiopie: dans un hôpital de Mekele, au Tigré, des enfants amputés, la douleur partout
-
Judo: à 20 ans, Boulemtafes confirme son émergence avec un premier podium mondial
-
Mouvement lycéen: plus de 250.000 manifestants dans les rues, la mobilisation appelée à se poursuivre
-
Après des années de guerre, le soutien à Netanyahu entamé dans le nord d'Israël
-
Mali: l'armée reprend la ville stratégique de Kidal, désertée par les rebelles
-
La Finlande demande à Google de suspendre la construction de ses centres de données
-
7-Octobre : une élue de la gauche radicale française sous le feu des critiques au Parlement européen
-
Inde : le chef de l'opposition brièvement interpellé dans une marche contre la Commission électorale
-
"Avec un budget Le Pen on rêverait en couleurs et on raserait gratis", estime Lescure
-
Eurovision : la République tchèque se retire, invoquant des coupes budgétaires
-
IA : Mistral tente de revenir dans la course avec son nouveau modèle
-
Le Nobel de physique consacre une nouvelle façon d'observer l'Univers
-
Wall Street en route pour de nouveaux sommets grâce à la détente des taux
-
7-octobre : une élue de la gauche radicale sous le feu des critiques au Parlement européen
-
Vaste opération des secours bulgares après le naufrage d'un cargo attaqué par des drones en mer Noire
-
Un ex-chef du renseignement extérieur allemand arrêté pour espionnage et trahison
-
Le Nobel de physique au Belge Francis Halzen pour ses travaux sur les neutrinos en Antarctique
-
Mouvement lycéen: plusieurs dizaines de milliers de manifestants en France, le cortège s'élance à Paris
-
Tennis: à 39 ans, Djokovic décroche à Pékin son 102e titre après l'abandon d'Alex de Minaur
-
Plus rien ne s'oppose au retour en Espagne du dirigeant catalan Carles Puigdemont
-
Alex Bodi își continuă expansiunea: planuri pentru deschiderea unui showroom ALIX LASERS la București
-
Cuba: le carnet de rationnement, symbole de la révolution, en voie de disparition
-
Alcool, drogue, sédatifs et mauvaise santé à l'origine du décès de Loana
-
États-Unis: décès de Jim Bakker, célèbre télévangéliste à la chute sulfureuse
-
Santé mentale au travail: les eurodéputés réclament de nouvelles règles dans l'UE
-
A Reykjavik, Rubio affirme que l'Islande est un "avant-poste crucial" pour la sécurité
-
Top 14 : face à la crise à Toulon, Pierre Mignoni endosse le rôle du fusible
-
Le dirigeant birman attendu en Malaisie après le renvoi d'un premier contingent de migrants
-
"140 milliards" d'économies : ce qu'il faut retenir de l'intervention de Marine Le Pen
-
Tennis: Alcaraz remporte à Tokyo son premier tournoi depuis son retour de blessure
-
Les Houthis ciblent l'aéroport de Ryad et contestent céder du terrain au Yémen
-
Soupçon de peste en Russie: les autorités nient l'instauration de mesures sanitaires
-
Deux navires frappés par des drones en mer Noire au large de la Bulgarie, des marins portés disparus
-
Comment la lumière combinée à la génétique permet-elle de percer les mystères du cerveau ?
-
Judo: "Je suis humaine", Agbégnénou teste son corps aux Mondiaux de Bakou
-
Le Kenya annonce un mort d'Ebola, le premier jamais recensé sur son sol
-
Pour ou contre l'IA pour les devoirs? Dans certaines universités américaines, la question fait débat
-
Soupçon de peste en Russie : risque "faible" pour le pays et "très faible" pour l'Europe, selon l'OMS
-
Premières manifestations lycéennes d'un "acte III" sous très haute surveillance
-
La Bourse de Paris va de l'avant, Alstom sur les rails
-
Le prix moyen du gazole à la pompe atteint un record au Royaume-Uni
-
L'Europe peut-elle vraiment protéger ses citoyens des dérives de l'IA?
-
Tennis: Sinner, toujours blessé à un genou, fait une croix sur 2026
-
La chasse au grand tétras interdite en France
A Strasbourg, des emplois d'insertion pour aider des réfugiés ukrainiens
En Ukraine, elles étaient universitaire ou manager dans un fast food. En France, elles vont travailler dans la couture ou les espaces verts : à Strasbourg, des contrats d'insertion aident des réfugiées à repartir de zéro pour s'intégrer, et "pourquoi pas", rester.
Dans le vaste hangar du groupe Altaïr, spécialisé dans l'insertion professionnelle, les machines à coudre ronronnent tranquillement. Concentrées et méticuleuses, Olga Skabovska et Mariiana Csekij suivent les dessins tracés sur la feuille. Carré, cercle, escargot... : le point de piqûre doit épouser parfaitement les lignes.
Altaïr "en propose une soixantaine", explique à l'AFP son président, Luc de Gardelle, également à la tête des instances nationales de la FEI. Le groupe alsacien, rappelle-t-il, a embauché "plus de 420 personnes" en 2021, sur des contrats allant jusqu'à deux ans, payés au SMIC.
- "Indépendante" -
Après une rapide présentation du dispositif (secteurs et types d'emplois, rémunération, accompagnement dans l'apprentissage du français...), chacune est invitée à choisir l'un des ateliers proposés : couture, espaces verts ou maraîchage. Trois interprètes assurent les traductions.
A la clé : une possible promesse d'embauche le jour même en contrat d'insertion.
Une dizaine optent pour la couture. "Pour intégrer l'atelier, on fait systématiquement passer des tests", explique sa directrice Géraldine Hubert, dont le pôle textile a notamment produit des masques pendant la crise du Covid.
Du sur-mesure pour certaines. Arrivée le 1er mars, Mariiana Csekij, 50 ans, vivait à Oujhorod, dans l'ouest de l'Ukraine où elle a laissé son fils, sa belle-fille et ses petits-enfants.
La couture, elle la pratique "depuis (ses) douze ans", explique cette brune aux yeux bleu pâle, qui cherche un emploi tout simplement pour "vivre". Et "si la situation le permet", "pourquoi pas", rester en France : "Strasbourg est une très jolie ville..."
Devant les locaux d'Altaïr, une jeune femme manœuvre sans difficultés apparentes une imposante tondeuse autoportée : Svetlana Miroshnichenko, 38 ans, a opté pour l'atelier "espaces verts", qui propose ses prestations à des entreprises de l'agglomération strasbourgeoise.
- "Sous le choc" -
"Je n'ai jamais fait ça avant!", s'amuse cette ancienne cheffe d'équipe dans un fast-food de Kharkiv, qui a fui les combats avec sa fille. Essai validé, elle dit oui à un contrat et pourra commencer rapidement.
Son avenir? Elle aussi le voit en France, où elle souhaite "rester", apprendre la langue et "s'intégrer".
Dans sa vie d'avant, Olga Isakiieva, 59 ans, était professeure à l'Université nationale de construction et d'architecture de Kharkiv.
Mercredi, elle a choisi l'atelier couture. Un changement qu'elle envisage "tout à fait normalement", "il n'y a rien de mal", philosophe cette ex-enseignante en réseaux de canalisation, qui devait prendre sa retraite "dans un an".
En France depuis le 8 mars, elle a besoin de trouver un travail au plus vite. Toujours "sous le choc", elle confie ne pas pouvoir "se projeter" dans le futur pour le moment.
Ce jour-là, Altaïr a entamé des démarches d'embauche pour douze personnes, sept en couture et cinq en espaces verts. "On continuera tant qu'il y aura la guerre en Ukraine. Il faut les accueillir dignement", martèle Luc de Gardelle.
L.Henrique--PC