-
De retour après le feu, les habitants de Biscarrosse dans l'incertitude
-
Séisme au Japon: un mort, des dizaines de blessés, des personnes piégées dans un centre commercial
-
Marchés: les inquiétudes sur l'IA prennent le relais des tensions géopolitiques
-
Boeing en perte à cause des futurs Air Force One mais l'horizon semble dégagé
-
"Mon chat s'appelle Zizou": à Paris, les supporters ont accueilli le sélectionneur Zidane
-
Séisme au Japon: plusieurs dizaines de blessés, des personnes piégées dans un centre commercial
-
Mégafeu en Gironde : 4.000 évacuations à Lacanau, la chaleur de retour dans le département
-
Vol MH370 disparu: le procès en appel de Malaysia Airlines s'ouvre à Pékin
-
Espagne: les pompiers progressent, Sanchez voit "la lumière au bout du tunnel"
-
Incendies: "les moyens ne sont plus à la hauteur des besoins", alerte une rapporteure parlementaire
-
Zelensky attendu à la Maison Blanche pour obtenir de Trump des missiles Patriot
-
Avion de combat: Safran privilégiera le projet français après l'échec du programme européen Scaf
-
Foot: après Deschamps, "l'évidence" Zidane à la tête des Bleus
-
Feux en Espagne: les pompiers progressent avant l'arrivée d'un vent du sud
-
Pérou : Keiko Fujimori investie avec la criminalité en ligne de mire
-
Mégafeu en Gironde: 4.000 évacuations à Lacanau avant le retour de la chaleur
-
Gironde: après les flammes, l'angoisse des petites entreprises
-
La Bourse de Paris résiste, entre baisse des prix du brut et résultats d'entreprises
-
En Espagne, les flammes réduisent un camping en cendres, semant le désespoir
-
Safran relève ses prévisions et se prépare à "tous les scénarios" pour les futurs avions
-
Cinéma: le patron de Canal+ confirme ne plus vouloir financer des films dont les initiateurs portent "préjudice" à son groupe
-
Sida: les avancées mises en "danger" par la chute des financements
-
Les inquiétudes sur la tech secouent les marchés mondiaux, l'Europe résiste
-
BitMart تحت الضغط: لم يتم الإفراج عن 22,000 USDT و930,000 SNC بعد مرور 48 ساعة – هل تعاني BitMart من نقص في الأموال؟
-
Aux Comores, les habitants lassés devant leurs robinets à sec
-
Lutte contre l'orpaillage et sa pollution: la Guyane espère la ratification du Suriname
-
L'UE impose l'étiquetage des contenus créés par l'IA
-
BitMart 面臨壓力:22,000 USDT 和 930,000 SNC 在 48 小時後仍未解凍——難道 BitMart 資金不足?
-
BitMart под давлением: 22 000 USDT и 930 000 SNC не разблокированы по истечении 48 часов — у BitMart не хватает средств?
-
BitMart sous pression : 22 000 USDT et 930 000 SNC toujours bloqués après 48 heures – BitMart manquerait-il de liquidités ?
-
Mégafeu en Gironde: le feu "toujours stabilisé" avant le retour de la chaleur
-
Le documentaire sur les dernières années de Stan Lee dérange, selon son auteur
-
ATP: Atmane fait tomber Tiafoe au 1er tour à Washington
-
A Séoul, des caméras IA pour prévenir les suicides et redonner "une chance"
-
Incendies en Espagne: heures cruciales près de Madrid avant un changement de météo
-
Foot: Zidane attendu pour écrire la page de l'après-Deschamps
-
Incendies en Gironde: le retour de la chaleur fait craindre une aggravation, Macron appelle à l'unité
-
Zelensky attendu à la Maison Blanche pour décrocher le soutien de Trump
-
Première rencontre Netanyahu-Trump, sur fond de tensions, depuis le début de la guerre en Iran
-
Des soldes d'été décevants, malgré la prolongation en raison de la canicule
-
Iran: Trump voit "de bonnes chances" de résultats au troisième jour d'accalmie
-
Wall Street profite de la chute du pétrole, mais les puces gâchent la fête
-
Mégafeu en Gironde: reprises "contenues", Macron appelle à "rester unis" pour "gagner" cette longue bataille
-
Mégafeu en Gironde: reprises par endroits, Macron appelle à "rester unis" pour "gagner" cette longue bataille
-
Le géant du luxe LVMH dépasse les attentes au 1er semestre en dépit d'un contexte "encore perturbé"
-
Après l'attentat contre la Gay pride, Berlin promet un tour de vis sécuritaire
-
Les Bourses européennes finissent en hausse, rassurées par la baisse du pétrole
-
Lézards, poissons, chevreuils... La faune piégée dans l'enfer des incendies
-
Foot: Pirlo n'est "plus candidat" au poste de sélectionneur de l'Italie
-
"La Gironde, c'est grand" : malgré les incendies, les professionnels du tourisme espèrent sauver la saison
Dans les montagnes roumaines, la périlleuse traversée de déserteurs ukrainiens
L'un appelle à l'aide frigorifié, deux autres ont péri dans leur fuite: dans les montagnes du nord de la Roumanie, de plus en plus de jeunes Ukrainiens risquent leur vie pour échapper aux nouvelles règles de mobilisation.
"Beaucoup disent qu'ils préfèrent mourir ici qu'aux combats", confie à l'AFP Dan Benga, responsable des secours dans cette région isolée des monts du Maramures qui borde l'Ukraine. "Ce sont des gamins qui ne savent pas tenir un fusil et ont peur d'aller au front".
A 1.600 mètres d'altitude, il vient récupérer les corps de deux hommes retrouvés par la police des frontières 300 mètres plus haut.
Dans la nuit noire, ils arrivent sur des brancards, enveloppés dans des sacs noirs, au bout de plusieurs heures de marche pour l'équipe.
Ce même soir, crépite sur la ligne d'urgence le message de détresse d'un Ukrainien de 21 ans bloqué dans ce massif sauvage des Carpates. "J'ai si froid", l'entend-on dire d'une voix tremblante en anglais. Trois jours qu'il arpente ces terres hostiles encore enneigées.
Dan Benga le localise et envoie trois de ses hommes à sa recherche. Il sera secouru le lendemain, le 37e à l'être dans cette zone cette année.
Pas un jour ou presque ne se passe sans de macabres découvertes ou un appel à l'aide.
"C'est une tragédie", souffle le secouriste barbu de 55 ans, craignant que la fonte des neiges ne révèle d'autres cadavres. "Ils ne sont pas correctement équipés, ils n'ont ni habits de rechange ni provisions".
- 23 morts -
Confrontée à une pénurie d'armes et d'hommes au moment où la Russie a l'initiative et multiplie les assauts sur le front, l'Ukraine a récemment pris des mesures pour faciliter l'enrôlement et davantage sanctionner les réfractaires. Elle a aussi abaissé de 27 à 25 ans l'âge minimal des recrues.
De quoi pousser sur les routes des milliers d'Ukrainiens vers les pays voisins.
La seule Roumanie a vu doubler le nombre d'arrivées illégales au cours des quatre premiers mois de 2024 comparé à la même période un an plus tôt: près de 2.500 hommes ukrainiens ont été recensés, pour un total de 12.000 depuis le début de la guerre.
Officiellement, ceux âgés de 18 à 60 ans n'ont pas le droit de quitter le territoire, sauf autorisation spéciale, en vertu de la loi martiale qui prévoit des peines allant jusqu'à douze ans de prison.
Vingt-trois de ces déserteurs sont morts dans leur traversée, de froid dans les montagnes ou de noyade dans la rivière Tisza (Tyssa en ukrainien) en contrebas, qui sépare les deux pays.
Les forts courants et l'eau glaciale emportent souvent des vies. Pourtant chaque jour, les gardes-frontières y rencontrent de 50 à 60 hommes en fuite.
Parmi eux, un gaillard d'une quarantaine d'années originaire d'Odessa explique avoir déserté après un an sur le front. Sa main parcourue de cicatrices porte les stigmates des combats.
Aucun des Ukrainiens rencontrés par l'AFP à la frontière n'a accepté de témoigner à visage découvert, par crainte de représailles.
- "Cité de l'amour" -
"Allez-vous nous renvoyer ?": la demande revient souvent dans les services d'immigration mais une fois sur le sol roumain, ils sont en sécurité.
Malgré la législation instaurée par Kiev, on ne leur pose pas de questions et ils reçoivent un titre de protection temporaire à l'instar des autres réfugiés ukrainiens accueillis dans l'Union européenne, leur donnant le droit de rester sur place et de travailler.
Dans le centre qui gère les demandes de la zone, "la procédure prend environ cinq minutes", explique sa directrice Simona Chioran, alors qu'un homme de 29 ans portant sa fillette assoupie dans les bras effectue les démarches.
Une fois munis de leurs papiers, nombreux sont ceux qui partent vers d'autres pays, raconte l'un de leurs compatriotes, croisé dans une pizzeria près du poste-frontière de Sighetu Marmatiei.
Lui a fui juste avant le lancement de l'offensive russe et donne parfois un coup de main aux nouveaux venus.
Le week-end, les femmes restées en Ukraine rendent visite à leurs maris et leur apportent des choux farcis faits maison.
"On se croirait alors à Paris, dans la cité de l'amour", s'amuse-t-il.
X.M.Francisco--PC