-
Lézards, poissons, chevreuils... La faune piégée dans l'enfer des incendies
-
Foot: Pirlo n'est "plus candidat" au poste de sélectionneur de l'Italie
-
"La Gironde, c'est grand" : malgré les incendies, les professionnels du tourisme espèrent sauver la saison
-
Automobile: Porsche va supprimer 5.000 emplois supplémentaires d'ici à 2035
-
Wall Street ouvre en hausse, dopée par la détente du pétrole
-
Les orages de feux, conséquence des canicules, estime un chercheur
-
Athlétisme: Cyréna Samba-Mayela déclare forfait pour les championnats d'Europe
-
Athlétisme: Cassandre Beaugrand renonce aux championnats d'Europe
-
Mort de Gunther von Hagens, anatomiste qui exposait des cadavres "plastinés"
-
Foot: le jour J pour Zidane, grand favori de l'après-Deschamps
-
Dans la Gironde embrasée, "l'appui essentiel" des agriculteurs pour amener l'eau aux pompiers
-
La Poste annonce une hausse de 6,73% du prix des timbres et des colis en moyenne début 2027
-
Incendies en Gironde: "moins de foyers actifs" mais la chaleur menace
-
Incendies toujours non maîtrisés en France et en Espagne malgré des signes d'amélioration
-
Incendies en Gironde: "accalmie provisoire", la chaleur menace
-
Les assureurs prennent des mesures exceptionnelles pour les victimes des incendies
-
La Bourse de Paris profite de la chute des prix du pétrole
-
Gaza: une jeune femme brille lors des épreuves du bac, les premières depuis 2023
-
Baleines en danger, pélicans affamés et requins en nombre: la Californie souffre de la canicule marine
-
PGA: Jackson Koivun résiste à Scheffler pour remporter le 3M Open
-
Athlétisme: Noah Lyles victime de "crampes" en finale du 200m des championnats US
-
Incendies en Gironde: la chaleur menace après une cinquième nuit de lutte
-
Troisième nuit sans frappes au Moyen-Orient pour laisser "de la place" à la diplomatie
-
Le Brésil rappelle son ambassadeur en Argentine après des "propos offensants" de Milei
-
Trump laisse "de la place" aux négociations avec l'Iran, la suspension des frappes fait reculer le pétrole
-
"Orage de feu" sur la France et l'Espagne, la chaleur en embuscade
-
Plus de 325.000 réfugiés du feu en France et Espagne, les flammes à 15 km de la métropole bordelaise
-
Tour de France: Paul Seixas, la promesse de l'aube
-
Tour de France: Mathieu van der Poel monumental
-
En Gironde, cinquième nuit de combat pour les pompiers, qui redoutent la chaleur
-
Tour de France: Pogacar, grand spectacle et cinq majeur
-
Attaque à la gay pride de Berlin: le suspect islamiste tué par la police
-
Tadej Pogacar remporte son cinquième Tour de France, record égalé
-
Athlétisme: aux championnats de France, le "phénomène" Vessat bat le record de France de Djhone sur 400 m
-
Allemagne : traque d'un suspect islamiste après l'attaque meurtrière à la gay pride de Berlin
-
L'incendie de Gironde, totalement imprévisible, pourrait s'aggraver avec la chaleur
-
F1: le Britannique Lando Norris (McLaren) remporte le Grand Prix de Hongrie
-
Incendies: en Gironde, la course des pompiers contre "le feu qui décide"
-
Incendie en Gironde: les pompiers dans "l'impuissance" face à un "orage de feu" inédit
-
Mondiaux d'escrime: Sara Balzer, passée tout près du rêve
-
Tour de France: un 5e sacre au bout des Champs-Élysées et de Montmartre attend Pogacar
-
Escrime: Balzer en argent aux championnats du monde
-
Le président de Cuba accuse les Etats-Unis de vouloir "s'approprier" l'île
-
Badminton: Toma Junior Popov s'incline en finale de l'Open de Chine
-
Allemagne : traque d'un suspect islamiste dans l'attaque meurtrière à la gay pride de Berlin
-
Le pape renouvelle son appel à la paix au Proche et Moyen-Orient
-
Allemagne : traque d'un suspect dans l'attaque meurtrière à la gay pride de Berlin
-
Pluies et vents violents s’abattent sur la Chine avec le typhon Noul
-
En Gironde, l'incendie monstre est désormais "à 15 km" de l'agglomération de Bordeaux
-
Les plages du Débarquement et les Forteresses royales du Languedoc inscrites à l'Unesco
Manifestations au Kenya: la police tire des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc à Nairobi
La police kényane a tiré jeudi des gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc sur de petits groupes de manifestants à nouveau rassemblés à Nairobi, deux jours après les violence meurtrières qui ont conduit président William Ruto à retirer son projet de budget contesté.
Quelques échauffourées ont éclaté à la mi journée entre les forces de l'ordre, déployées en nombre dans les rues du centre-ville de la capitale, et ces manifestants qui scandaient notamment "Ruto must go" (Ruto doit partir).
Ces nouvelles manifestations restaient en début d'après-midi très éclatées et a priori moins massives que celle de mardi, lorsque des milliers de manifestants avaient fait reculer la police dans le quartier des bâtiments officiels de Nairobi.
Jeudi, quelques personnes ont jeté des pierres sur des policiers, qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc, et au moins sept personnes ont été arrêtées, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Des policiers en tenue anti-émeute ont bloqué jeudi l'accès aux routes menant à State House - le palais présidentiel - et au Parlement.
Des manifestations avaient également lieu dans les fiefs de l'opposition de Mombasa (est) et Kisumu (ouest).
Mardi, après de premières journées de mobilisation dans le calme pour réclamer le retrait des nouvelles taxes prévue par M. Ruto dans son projet de budget 2024-25, la manifestation à Nairobi a tourné au bain de sang, notamment aux abords du Parlement, dont certains bâtiments ont été incendiés et saccagés.
La police a selon plusieurs ONG tiré à balles réelles pour tenter de contenir la foule qui a forcé les barrages de sécurité pour pénétrer dans le complexe de l'Assemblée nationale et du Sénat, une attaque inédite dans l'histoire du pays indépendant depuis 1963.
Au total, 22 personnes ont été tuées dans la journée, dont 19 à Nairobi, et plus de 300 blessées, a indiqué l'organe kényan de protection des droits humains (KNHRC).
Le président Ruto a annoncé le lendemain le retrait du projet de budget, mais cela n'a pas dissuadé les manifestants de continuer à manifester ce jeudi.
Au delà du projet de budget, le mouvement de contestation s'est transformé en une dénonciation plus large de la politique de William Ruto, élu en 2022 avec la promesse de favoriser la redistribution aux classes populaires.
- "Terrain inconnu" -
Jeudi matin, dans le centre d'affaires de la capitale, où de nombreux commerces sont restés fermés, Moe, employé dans une parfumerie, avait baissé le rideau.
"Pourquoi ont-ils dû tuer ces jeunes? Ce projet de loi ne vaut pas la peine que des gens meurent (...) Certaines personnes sont en colère et pourraient vouloir se venger", déplore-t-il devant sa parfumerie, ajoutant: "Nous sommes en terrain inconnu".
Mercredi, une figure du mouvement de contestation, la journaliste et militante Hanifa Adan, a appelé à manifester à nouveau jeudi lors d'une marche blanche "pacifique" à la mémoire des victimes.
Quelques heures plus tard, William Ruto, qui avait la veille affirmé vouloir réprimer fermement "la violence et l'anarchie", a finalement annoncé le retrait du projet de budget, et dit vouloir une concertation nationale avec la jeunesse.
Une annonce aussitôt qualifiée d'"opération de com" par Hanifa Adan, et accueillie avec méfiance par nombre de manifestants, comme Lucky, 27 ans, présent dans le centre-ville de Nairobi depuis 09H00 et qui assure ne pas "faire confiance à Ruto, cette loi passera d'une manière ou d'une autre".
- Endettement -
Le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a réclamé mercredi que les responsabilités soient "clairement" établies après la mort des manifestants.
Le gouvernement juge de nouvelles taxes nécessaires pour redonner une marge de manœuvre au pays lourdement endetté.
"Comment gérer ensemble notre situation d'endettement ?", a interrogé William Ruto après avoir capitulé sur le projet de budget.
Il s'est en particulier inquiété d'un trou significatif dans le financement de programmes pour les agriculteurs et les enseignants.
Le gouvernement "devra désormais trouver un moyen de pacifier deux forces opposées : une population prête à recourir à la violence pour protéger ses moyens de subsistance, et une trajectoire macroéconomique qui, en l'absence d'un soutien multilatéral considérable, se dirige vers le précipice", selon une analyse de l'institut Oxford Economics.
La dette publique du pays s'élève à environ 10.000 milliards de shillings (71 milliards d'euros), soit environ 70% du PIB. Le budget 2024-25 prévoyait sur 4.000 milliards de shillings (29 milliards d'euros) de dépenses, un record.
A.Aguiar--PC