-
France: les incendies monstres progressent vers Bordeaux, un avion militaire envoyé en Gironde
-
New York veut voir ses food trucks passer à l'électrique
-
La plus haute statue mariale d'Europe crève les cieux de Pologne
-
Trump charge les journalistes pour son retour au gala de la presse
-
Trump envisage des bombardements plus larges sur l'Iran
-
Les Houthis revendiquent une frappe en Arabie saoudite après des attaques de Ryad
-
Inde: la fronde des étudiants se moque des coupures d'internet
-
Brésil: en difficulté, Flavio Bolsonaro se lance dans la course présidentielle
-
Aux Etats-Unis, l'épidémie de rougeole atteint un niveau jamais vu en 35 ans
-
Foot: le gardien cap-verdien Vozinha, héros du Mondial, rejoint le championnat chilien
-
Séismes au Venezuela: minute de silence au milieu des ruines, un mois après la catastrophe
-
Meta renonce à son engagement pour des énergies propres, en plein boom des centres de données
-
Yémen: frappes saoudiennes contre la ville côtière de Hodeïda, contrôlée par les Houthis
-
Test réussi de la mégafusée Starship, le premier depuis l'entrée en Bourse de SpaceX
-
Trump de retour au gala de la presse, trois mois après le chaos d'avril
-
Trump envisage des bombardements d'envergure sur l'Iran
-
Sud-Ouest: plus de 140.000 personnes évacuées, les flammes s'approchent de Bordeaux
-
Athlétisme: Kpatcha championne de France au bout du suspense, Robert-Michon battue à Albi
-
Incendies hors de contrôle en France et en Espagne: plus de 160.000 évacuations
-
Sud-Ouest: plus de 140.000 personnes évacuées, l'incendie se dirige vers Bordeaux
-
Wall Street clôture mitigée, entre repli du pétrole et faiblesse des puces électroniques
-
Amende à Google: l'UE va payer "un très lourd prix", menace Trump
-
Tour de France: Martinez, un rapproché contre des regrets?
-
Incendies: des évacuations par dizaines de milliers en France et dans la région de Madrid
-
Tour de France: Tadej Pogacar enfonce le clou à l'Alpe d'Huez
-
Incendie dans les Landes: évacuation de 8.000 habitants en cours à Parentis (préfet)
-
La Bourse de Paris termine en hausse avec le recul des prix du brut
-
Le chef de l'opposition turque quitte son parti et fonde un nouveau mouvement
-
La lutte acharnée des pompiers contre les brasiers de la forêt des Landes
-
NBA: "le King" LeBron James pose sa couronne à Philadelphie
-
Tour de France: Tadej Pogacar s'impose en jaune à l'Alpe d'Huez
-
Росія після Путіна: «Парламент із шансом в один відсоток»
-
La vingtième étape du Tour: "la plus dure de l'histoire" à la veille de Paris
-
Royaume-Uni : le chanteur Chris Brown plaide coupable pour une rixe en boîte de nuit et évite un procès
-
Россия после Путина: «Парламент с шансом в один процент»
-
Incendies en Europe : des dizaines de milliers d'évacués en France et dans la région de Madrid
-
Librairies: Gibert présente un plan de redressement avec 84 postes supprimés
-
La Russie après Poutine : le « Parlement qui a 1 % de chances »
-
Israël annonce une opération et de nouvelles implantations en Cisjordanie après des violences meurtrières
-
"Ce feu te dévore": des habitants évacués face à un incendie inédit près de Madrid
-
21 morts dans des frappes en Russie et en Ukraine
-
Andy Burnham inaugure son Downing Street "du Nord" à Manchester
-
Incendies en Europe : les derniers développements
-
Özgür Özel, le visage d'une opposition turque combative
-
Onze morts dans des frappes en Russie et en Ukraine, le géant russe de l'e-commerce visé
-
Inde: pas d'avancée dans les discussions entre gouvernement et étudiants en colère
-
Allemagne: Jürgen Klopp face au plus grand défi de sa carrière
-
La Bourse de Paris semble décidée à bien finir la semaine
-
Foot: Jürgen Klopp nommé sélectionneur de l'Allemagne
-
Nouvelle attaque de drones ukrainiens contre des entrepôts du géant de l'e-commerce russe
Venezuela: emmenée par sa cheffe, l'opposition défie Maduro dans la rue
La cheffe de l'opposition vénézuélienne est réapparue samedi à la tête d'une manifestation de milliers de partisans à Caracas pour contester la réélection du président Nicolas Maduro, qui a lui aussi mobilisé ses soutiens pour "célébrer la victoire".
"Nous n'avons jamais été aussi forts qu'aujourd'hui" et "jamais le régime n'a été aussi faible", a lancé Maria Corina Machado, qui avait dit jeudi être "cachée" et craindre pour sa vie.
Déclarée inéligible par le pouvoir, elle revendique la victoire de son candidat Edmundo Gonzalez Urrutia, qui l'avait remplacée au pied levé pour le scrutin du 28 juillet. Les Etats-Unis et plusieurs pays d'Amérique latine le reconnaissent désormais comme président élu, quand d'autres, comme la France et d'autres pays européens samedi, réclament la publication des procès-verbaux des bureaux de vote par les autorités.
"Nous n'allons pas quitter la rue", a juré Mme Machado devant ses supporters, entourés d'un déploiement policier discret.
Acclamée aux cris de "Liberté! liberté!", l'opposante est arrivée sur un camion au rassemblement dans un quartier huppé de la capitale et a longuement brandi un drapeau du Venezuela devant ses partisans. Edmundo Gonzalez Urrutia n'était pas présent.
"Je ressens de l'espoir en la voyant malgré les menaces, c'est une lumière pour le Venezuela", a dit à l'AFP Adrian Pacheco, un commerçant de 26 ans.
"Nous irons jusqu'au bout": c'est le message écrit sur une petite pancarte brandie par Jezzy Ramos, 36 ans, cuisinière et mère d'une fille, reprenant l'un des slogans de l'opposition. "Cette dictature va tomber", assure-t-elle.
Les partisans du pouvoir se sont, eux, retrouvés par milliers dans le centre-ville pour marcher jusqu'au palais présidentiel au nom de la "paix nationale".
"Nous sommes au début d'une nouvelle ère, l'ère de la consolidation de la révolution, l'ère du bien-être", a déclaré dans la foule Ali Garcia, professeur de 69 ans.
Héritier du leader socialiste Hugo Chavez, Nicolas Maduro est depuis 2013 à la tête du pays, plongé dans une crise économique sans précédent. Si le Venezuela est exsangue, il le doit, selon les experts, à la mauvaise gestion et aux sanctions américaines contre un pouvoir accusé de multiples violations des droits humains.
"Ici il y a la patrie, la souveraineté et le peuple en action dans la rue", proclame Maite Rodriguez, une sympathisante de 43 ans.
- "Détention arbitraire" -
Sans surprise, l'autorité électorale a confirmé vendredi la réélection de Nicolas Maduro pour un troisième mandat jusqu'en 2031, avec 52% des voix face à Edmundo Gonzalez Urrutia (43%), sans pour autant donner les résultats détaillés.
Mais, selon le décompte de l'opposition, M. Gonzalez a recueilli 67% des voix.
Au moins 11 civils et un militaire ont été tués, et plus de 1.200 personnes arrêtées lors des manifestations spontanées qui ont éclaté dans le pays dans les deux jours qui ont suivi le scrutin.
L'opposition, qui fustige une "répression brutale", parle de 20 morts et 11 disparitions forcées.
Vendredi, elle a dénoncé le saccage de son siège à Caracas dans la nuit par un groupe d'hommes armés et cagoulés, de même que la "détention arbitraire" de l'un de ses responsables, le journaliste Roland Carreño.
- "Coup d'Etat" -
De son côté, M. Maduro s'en est pris vendredi de nouveau avec véhémence à ses adversaires, cet "assassin de Gonzalez", et la "maudite Maria" Machado, qu'il avait déjà menacés de faire emprisonner.
Il n'a eu de cesse de brocarder le "coup d'Etat" mené selon lui "par les Etats-Unis et l'extrême droite internationale" depuis sa réélection contestée.
Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a reconnu dès jeudi la victoire de l'opposition, arguant de "preuves incontestables".
Six pays d'Amérique latine ont déjà reconnu aussi l'élection de l'opposant.
De leur côté, les dirigeants de France, d'Italie, d'Allemagne et d'autres pays européens ont demandé samedi au Venezuela de "publier rapidement tous les procès-verbaux" des bureaux de vote, dans une déclaration commune.
Le Nicaragua, l'un des fidèles alliés du pouvoir chaviste avec la Russie et l'Iran notamment, a reconnu la victoire de M. Maduro.
Le dirigeant vénézuélien a enfin "remercié" les présidents du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, de la Colombie, Gustavo Petro, et du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, trois leaders de gauche, qui "travaillent ensemble pour que le Venezuela soit respecté et que les Etats-Unis ne fassent pas ce qu'ils font", selon les termes de M. Maduro.
Ces trois pays, qui entretiennent de bonnes relations avec le Venezuela chaviste, ont demandé "une vérification impartiale des résultats" de l'élection.
F.Santana--PC