-
Comment l'Union européenne encadre le lobbying
-
Retour sur Terre imminent pour Sophie Adenot
-
Mort à 102 ans d'Eva Marie Saint, star de "Sur les quais" et "La mort aux trousses"
-
Bab El Mandeb, Suez, Taïwan : le commerce mondial de plus en plus dépendant des soubresauts de la géographie maritime
-
A Moscou, l'histoire du Goulag laisse place à celle du "génocide du peuple soviétique"
-
Les polluants éternels au cœur d'une bataille acharnée des lobbies à Bruxelles
-
Dans le Grand Sud malgache déjà affamé, El Niño fait craindre une disette de l'ampleur de 2021
-
Un condamné en instance d'exécution aux Etats-Unis une semaine après l'échec de celle de Christa Pike
-
Intempéries: quatre départements méditerranéens en vigilance orange
-
Avant les élections, Israël rend hommage aux victimes de l'attaque du 7-Octobre
-
Foot : Scaloni salue la der de son "inimitable" chef d'orchestre Messi
-
Foot : entre émotion et gratitude, Messi encore buteur fait ses adieux à l'Albiceleste
-
Colère des lycéens: journée test mercredi après une mobilisation massive
-
Avant les élections, Israël commémore l'attaque du 7 octobre
-
La thérapie génique ou les hormones du sommeil? Nobel de chimie mercredi
-
Soupçon de peste en Russie : les Etats-Unis et l'OMS réclament de la transparence
-
Paramount Skydance finalise l'acquisition de Warner Bros Discovery, le nouveau groupe renommé Skydance
-
Ligue des nations: Merino sauve l'Espagne en Croatie et envoie la Roja en quarts
-
Wall Street clôture en hausse, le S&P 500 et le Nasdaq au sommet
-
Ligue des nations: le roi Kane porte encore l'Angleterre
-
Québec : le nouveau dirigeant indépendantiste ne prêtera pas allégeance à Charles III
-
Liège, épicentre de la colère des lycéens belges, en soutien de leurs enseignants
-
Foot: Ronaldo s'excuse pour son comportement, ouvre la porte à un retour en sélection
-
Le gouvernement critique un budget RN "en carton-pâte", qui "raserait gratis"
-
Soupçon de peste en Russie: à Irkoutsk, "personne n'a l'air de s'en soucier"
-
"J'ai dû payer pour travailler": des saisonniers marocains dénoncent leur condition d'esclave moderne
-
Cisjordanie: un photographe de l'AFP roué de coups par des colons israéliens
-
Le Sénégal reporte la rentrée scolaire à cause d'inondations et fortes pluies
-
Intempéries: le Gard et l'Hérault en vigilance orange, les Bouches-du-Rhône et le Var mercredi
-
"Besoin de changement": les lycéens mobilisent et appellent à poursuivre le mouvement
-
Tim Cook salue l'action de l'UE sur la protection des enfants en ligne
-
Bolivie : narcotrafic et lutte pour le pouvoir au cœur de la chute du procureur général
-
"Un bruit assourdissant": le crash d'un avion militaire au Nigeria fait 25 morts
-
"La police n'est pas violente, ça crève les yeux!": dans les cortèges, des lycéens remontés contre les forces de l'ordre
-
Le dirigeant catalan Carles Puigdemont peut rentrer en Espagne après des années d'exil
-
Syrie: plus de 2.000 proches de jihadistes toujours aux mains des Kurdes
-
Guerre en Ethiopie: dans un hôpital de Mekele, au Tigré, des enfants amputés, la douleur partout
-
Judo: à 20 ans, Boulemtafes confirme son émergence avec un premier podium mondial
-
Mouvement lycéen: plus de 250.000 manifestants dans les rues, la mobilisation appelée à se poursuivre
-
Après des années de guerre, le soutien à Netanyahu entamé dans le nord d'Israël
-
Mali: l'armée reprend la ville stratégique de Kidal, désertée par les rebelles
-
La Finlande demande à Google de suspendre la construction de ses centres de données
-
7-Octobre : une élue de la gauche radicale française sous le feu des critiques au Parlement européen
-
Inde : le chef de l'opposition brièvement interpellé dans une marche contre la Commission électorale
-
"Avec un budget Le Pen on rêverait en couleurs et on raserait gratis", estime Lescure
-
Eurovision : la République tchèque se retire, invoquant des coupes budgétaires
-
IA : Mistral tente de revenir dans la course avec son nouveau modèle
-
Le Nobel de physique consacre une nouvelle façon d'observer l'Univers
-
Wall Street en route pour de nouveaux sommets grâce à la détente des taux
-
7-octobre : une élue de la gauche radicale sous le feu des critiques au Parlement européen
Sri Lanka: ces projets faramineux financés par la Chine qui ont creusé sa dette extérieure
Un aéroport international flambant neuf sans trafic, un centre de conférence inactif, un port en eaux profondes cédé à une entreprise chinoise, figurent parmi les investissements faramineux qui ont creusé la dette extérieure du Sri Lanka dont au moins 10% contractés auprès de Pékin.
L'île de 22 millions d'habitants a emprunté massivement pour combler des années de déficits budgétaire et commerciaux. Depuis des mois, la population subit de graves pénuries de produits alimentaires, de carburant et de médicaments et reproche depuis des semaines au président Gotabaya Rajapaksa d'avoir précipité le pays dans cette crise historique.
Lundi, des affrontements entre partisans des Rajapaksa et manifestants anti-gouvernementaux ont fait cinq morts et plus de 225 blessés et conduit Mahinda Rajapaska à démissionner de son poste de Premier ministre.
Lorsque ce dernier était président (2005-2015), la région de Hambantota, fief ancestral du clan, a bénéficié d'un flot d'investissements destinés à de grands chantiers d'infrastructures, entachés de soupçons de corruption.
Pour la construction de l'aéroport international Mattala Rajapaksa, le pays a emprunté 200 millions de dollars à la Chine mais le terminal est si peu utilisé que ses recettes se sont naguère révélées insuffisantes pour couvrir sa facture d'électricité.
Mais en 2017, Colombo s'est retrouvé dans l'incapacité d'assurer le service de sa dette de 1,4 milliard de dollars contractée auprès de Pékin pour la construction du port en eaux profondes de Hambantota.
"Nous avions beaucoup d'espoir lorsque les projets ont été annoncés. Et cette région s'en portait mieux", se souvient Dinuka, un villageois de la région, "mais maintenant, cela ne signifie rien. Nos enfants aussi vont continuer à payer cette dette".
Situé sur la voie maritime est-ouest la plus fréquentée du monde, il était censé stimuler l'activité industrielle mais a perdu 300 millions de dollars en six ans. Le Sri Lanka a été contraint de le céder pour 99 ans à une entreprise chinoise.
Le gouvernement a considérablement endetté le pays auprès de la Chine pour développer ces projets, suscitant l'inquiétude des Occidentaux et des Indiens. L'opposition l'a accusé d'avoir dilapidé ces prêts.
- "Endettés jusqu'au cou" -
"La prodigalité fiscale pendant plusieurs décennies et la faible gouvernance (...) nous ont plongés dans le pétrin", a déclaré à l'AFP Murtaza Jafferjee, président du groupe de réflexion Advocata Institute du Sri Lanka.
En surplomb du port, un centre de conférence qui coûté 15,5 millions de dollars prêtés par la Chine, n'héberge que la poussière depuis son ouverture.
Pour de nombreux Sri Lankais, ces projets symbolisent leur gestion désastreuse. "Nous sommes endettés jusqu'au cou", rappelle Krishantha Kulatunga, propriétaire d'une petite papeterie à Colombo.
Son commerce est proche d'un gratte-ciel en verre en forme de fleur de lotus. La "Lotus Tower", financée par des fonds chinois, domine la capitale, mais n'a jamais ouvert au public.
"Comment éprouver de la fierté pour cette tour quand on nous laisse mendier pour manger?", s'interroge le commerçant.
- "La Chine a fait de son mieux" -
La Chine, principal prêteur bilatéral du gouvernement, détient au moins 10% de sa dette extérieure évaluée à 51 milliards de dollars. Les analystes estiment qu'elle est nettement plus élevée, compte tenu des prêts aux entreprises d'État et à la Banque centrale du Sri Lanka.
Le gouvernement a cherché à renégocier son échéancier avec la Chine, qui a préféré proposer davantage de prêts bilatéraux pour rembourser les emprunts existants.
Mais la proposition a périclité quand le Sri Lanka s'est tourné vers le Fonds monétaire international (FMI) le mois dernier, au grand dam de Pékin qui va probablement subir une décote sur ses prêts, à l'instar des autres créanciers.
"La Chine a fait de son mieux pour aider le Sri Lanka à éviter le défaut de paiement mais malheureusement, le pays s'est adressé au FMI et a choisi le défaut" le 12 avril, a déploré l'ambassadeur chinois Qi Zhenhong à Colombo le mois dernier.
M. Qi a souligné que cette décision affecterait la volonté de Pékin d'aider financièrement le Sri Lanka à l'avenir. La restructuration de la dette du Sri Lanka, exigée par le FMI avant tout renflouement, aura "certainement un impact sur les futurs prêts bilatéraux", a-t-il prévenu.
O.Gaspar--PC