-
L'ouragan Lala s'éloigne d'Hawaï
-
Hongrie: 12 morts et 10 blessés dans l'accident d'un car immatriculé en Pologne
-
Douze morts dans des frappes en Russie et en Ukraine
-
Moscou visée par 600 drones, Kiev par des missiles balistiques
-
Hongrie: 12 morts et 10 blessés dans l'accident d'un bus immatriculé en Pologne
-
Lula et Flavio Bolsonaro lancent leurs campagnes dans un Brésil polarisé
-
Andy Burnham, un "Premier ministre TikTok" qui snobe les médias traditionnels
-
Japon: les lunes de Mars en ligne de mire
-
Face à un des pires incendies de son histoire, la Belgique compte sur du soutien aérien
-
Indonésie: des milliers d'évacués en attente d'aide après le puissant séisme
-
Automobile : de la Kadett à Leapmotor, le long déclin d'Opel à Rüsselsheim
-
Dans la vallée du Rhin, le Riesling à l'épreuve du climat
-
L'ouragan Lala frôle la Grande Île d'Hawaï, fortes pluies
-
Incendies: "la situation évolue plutôt favorablement" dans les Landes
-
Trophée des champions: déjà un deuxième titre en jeu pour le PSG
-
Cyclisme: le biathlète Emilien Jacquelin entre "trac" et "excitation" pour ses débuts pros
-
Euro de natation: Marchand à l'assaut d'un nouveau terrain avec le 400 m nage libre
-
Colombie : une femme meurt pour sauver son chien du tremblement de terre
-
Séisme en Indonésie: la fuite en panique d'un hôpital pour "une nouvelle chance de vivre"
-
L'ouragan Lala provoque de fortes pluies et des coupures de courant à Hawaï
-
Athlétisme: Gressier ouvre enfin son compteur européen avec le bronze du 10.000 m
-
Euro de natation: une soirée dorée pour Léon Marchand et Mary-Ambre Moluh
-
Tennis: Djokovic battu dès son premier match au Masters 1000 de Cincinnati
-
Foot: Le Paris SG recrute l'ailier belge Mika Godts
-
La Belgique se bat contre un des pires incendies de son histoire
-
Affaire Bruel: contrôle judiciaire assoupli pour le chanteur
-
Landes : le feu ne progresse plus, mais "n'est pas en voie" d'être "fixé"
-
Euro de natation: Léon Marchand remporte son premier titre européen, sur 200 m papillon
-
Liban: onze morts, dont des enfants, dans des frappes israéliennes
-
Au Pays de Galles, des milliers de fans accompagnent le cercueil de la chanteuse Bonnie Tyler
-
Le parquet de Paris ouvre une enquête sur le piratage massif du fisc
-
Danse traditionnelle et marée de drapeaux pour fêter cinq ans de pouvoir taliban en Afghanistan
-
La Belgique face à un incendie de plus de 1.650 hectares
-
Foot: Ferran Torres, le nouveau joueur du PSG Enrique-compatible
-
Espagne : Grenade secouée par un rare séisme de magnitude 5, pas de victimes
-
Les Afghanes "abandonnées" par le reste du monde, dénonce une journaliste exilée à Londres
-
Les partisans du gouvernement taliban célèbrent cinq ans de pouvoir en Afghanistan
-
Incendie dans les Landes: les moyens se concentrent sur la reprise de feu nocturne
-
Euro d'athlétisme: le bronze au bout de l'effort pour le marcheur Aurélien Quinion
-
Après la mort d'un ex-professeur de Cambridge, ses proches dénoncent une "campagne de harcèlement"
-
Liban: neuf morts, dont des enfants, dans des frappes israéliennes
-
L'Iran réaffirme que le détroit d'Ormuz restera iranien, réagissant aux propos de Trump
-
EasyJet: grève d'hôtesses et stewards en France, une centaine de vols annulés
-
Incendie dans les Landes: reprise de feu nocturne, avant une météo plus "favorable"
-
Combattre les cyberpirates avec des "corsaires", le pari risqué des Etats-Unis
-
"Pas d'autre option": le destin du Koweït lié au détroit d'Ormuz
-
Avec le référendum en Islande, l'UE se prend à rêver d'une "success story"
-
Incendie en Belgique, 850 hectares partis en fumée
-
Urinoirs gratuits, cabines payantes : une Viennoise porte plainte pour discrimination
-
Drapeaux au vent, les dirigeants talibans célèbrent leurs cinq ans à la tête de l'Afghanistan
Native d'Odessa, la joueuse de tennis Elina Svitolina, face à une situation "très angoissante"
La joueuse de tennis ukrainienne Elina Svitolina, native d'Odessa, est "très angoissée" pour une partie de sa famille restée là-bas, encore plus ces derniers jours.
Fatiguée physiquement et mentalement, elle avait décidé de faire une pause fin mars, et ne prendra pas part à Roland-Garros (22 mai-5 juin), a-t-elle aussi expliqué dans un entretien à l'AFP en marge de la Global Sports Week à Paris.
QUESTION: Comment vous sentez-vous depuis l'annonce de votre pause fin mars ?
REPONSE: "J'essaie de rester en forme. Je prends mon temps, je fais beaucoup pour ma fondation (fondation pour les enfants et le tennis), je voyage beaucoup pour des levées de fonds. Actuellement, je me concentre sur ma famille et ma fondation. Mais c'est un moment très dur en ce moment pour ma ville natale Odessa, ces jours derniers c'est très difficile de voir les nouvelles avec tous les bombardements et missiles. La moitié de ma famille est en Ukraine, mes parents ont eu la chance de pouvoir partir mais l'autre est là-bas, et ils se cachent au sous sol depuis deux jours. J'essaie de garder le contact avec eux pour voir comment ils vont."
Q: Comment vivez-vous cela ?
R: "Mentalement c'est exténuant de voir toutes ces choses terribles qui arrivent aux gens, et de ne pas savoir ce qui va se passer demain ou dans une heure, c'est très angoissant. Pour les Ukrainiens qui vivent à l'extérieur, vous ne comprenez pas, vous ne savez pas vraiment ce qui se passe et vous essayez d'imaginer, et ce n'est pas bon non plus. C'est une inquiétude permanente."
Q: Avez-vous des contacts avec vos compatriotes joueurs de tennis qui ont pris les armes ?
R: "Oui j'ai parlé avec (Sergiy) Stakhovsky et (Alexandr) Dolgopolov qui sont en Ukraine, armes à la main, et aussi des athlètes venant d'autres sports. Cela demande beaucoup de courage de faire cela. Je suis très fière de les connaitre et de rester en lien avec eux pour savoir comment ils vont et quelle est la situation."
Q: Est-ce que cela vous traversé l'esprit d'aller de vous battre pour votre pays?
R "Oui bien sûr cela m'a traversé l'esprit. Mais en ce moment ce qui est important c'est ma fondation et aider les enfants pour qu'ils gardent leurs rêves de jouer et de pratiquer le tennis. Pour l'instant, c'est ma mission et j'essaie de faire de mon mieux pour cela."
Q: Avez-vous toujours la même position concernant les joueurs russes, bannis de Wimbledon, et avez-vous des contacts avec eux?
R: "J'ai parlé avec les organisateurs de Wimbledon. Pour moi, ils ont pris la bonne décision. Ce n'est pas facile de leur parler (aux joueurs russes). On se voit toutes les semaines dans les tournois et ils ne prennent pas position. C'est très triste"
Q: Votre décision de faire une +pause+ est-elle uniquement liée à la guerre en Ukraine?
R: "Il y a beaucoup de choses. Depuis deux mois, les choses n'ont pas vraiment été faciles pour moi, et j'essaie de trouver la paix en moi, cela a été dur. Mais je passe maintenant plus de temps avec ma famille, avec mes parents, avec mon frère. J'espère pouvoir retourner un jour en Ukraine. Ma famille a toujours été une priorité pour moi. Pour moi, la pandémie et la guerre, cela a fait un grand changement dans mon état d'esprit."
Q: Vous ne jouerez pas à Roland-Garros à la fin du mois?
R: "Malheureusement pas cette année. Je vais le manquer"
Q: Le tennis est-il un sport particulièrement éprouvant pour la santé mentale?
R: "C'est un sport extrêmement difficile. C'est l'un de ceux où la saison est la plus longue. On doit être en forme de janvier jusqu'à novembre. Cela prend beaucoup d'énergie, de force. Vous avez des hauts et bas et votre mental est sollicité tout le temps, cela joue dessus. Le tennis, c'est vraiment très dur. Beaucoup de joueurs ont des moments difficiles, et reviennent aussi plus forts"
Q: Le fait d'en parler publiquement est-il est bénéfique ?
R: "Chacun a son propre chemin. Certains préfèrent en parler publiquement, d'autres préfèrent partager plutôt avec leur famille, en parlent à leurs entraîneurs, certains à leur psychologue. Moi, je préfère le garder pour moi. Je parle avec mon équipe, avec ma psychologue. C'est comme cela que cela fonctionne pour moi. Je travaille avec une psychologue depuis plusieurs années et elle m'aide beaucoup. En résumé, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise manière de faire. Mais parler de la santé mentale permet que les gens ne se sentent pas seuls et puissent parler des moments difficiles."
Propos recueillis par Déborah Claude
Nogueira--PC