-
Le branchement électrique des bateaux de croisière s'accélère à Marseille
-
Ouverture des négociations entre l'Iran et Etats-Unis à Islamabad
-
L'extrême droite allemande vise la tête d'une région, la rue proteste
-
A Lima, les chauffeurs de bus sous la menace à la veille de la présidentielle
-
Faut-il "arrêter d'embaucher des humains"? La Silicon Valley face à la révolution du travail avec l'IA
-
Non, le curaçao bleu n'est pas bleu
-
Femmes pompiers: d'un combat pionnier à une place assumée
-
Léon XIV en Algérie, une première historique pour un pape
-
JD Vance au Pakistan pour des négociations avec l'Iran
-
Allemagne: avec son attaque affamée, le Bayern en passe de battre un record vieux de 54 ans
-
Golf: McIlroy, phénoménal, s'envole en tête du Masters à mi-parcours
-
NBA: retour réussi pour Wembanyama, éligible aux récompenses individuelles
-
JD Vance en route pour le Pakistan pour le début de négociations avec l'Iran
-
Coup d'envoi du festival Coachella avec la popstar Sabrina Carpenter
-
Comment la Nasa a investi dans les images pour ressusciter l'enthousiasme spatial
-
Ukraine: début attendu d'un cessez-le-feu pour la Pâque orthodoxe
-
Présidentielle au Pérou: Keiko Fujimori promet expulsions de migrants et rapprochement avec Washington
-
Les Etats-Unis et l'Iran affichent leur méfiance avant les négociations au Pakistan
-
OpenAI: la maison de Sam Altman à San Francisco touchée par un cocktail Molotov
-
Présidentielle à Djibouti: Ismaïl Omar Guelleh annonce sans surprise sa réélection à un sixième mandat
-
Ismaïl Omar Guelleh, président de Djibouti pas prêt à "passer la main"
-
La maison de Sam Altman à San Francisco touchée par un cocktail Molotov, selon OpenAI
-
Mythos, l'IA trop dangereuse selon son créateur Anthropic, accusé de coup médiatique
-
Ligue 1: un président et trois points pour l'OM
-
Le Liban annonce des discussions avec Israël mardi à Washington
-
Espagne: le Real Madrid accroché par Gérone et Lemar avant le retour contre le Bayern
-
Cancer de l'ovaire: deux traitements enregistrent de bons résultats face à une forme résistante
-
Moyen-Orient: les marchés suspendus aux pourparlers au Pakistan
-
Russie : un journaliste du média indépendant Novaïa Gazeta placé en détention
-
Report du "grand oral" de Nicolas Barré pour diriger Libération, sur fond d'opposition
-
Le poids de la Chine fait pencher la balance, et ce n'est pas de l'économie
-
L'interdiction du plastique dans les cantines scolaires en question, le gouvernement entend la "sécuriser juridiquement"
-
Artemis II: comment les parachutes d'Orion doivent assurer un retour en douceur
-
Wall Street temporise avant des discussions entre l'Iran et les Etats-Unis
-
Une ONG africaine poursuit Harry pour atteinte à sa réputation
-
Ligue 1: fin de série brutale pour Monaco, battu par un Paris FC de gala
-
Ce qu'il faut retenir de la mission Artémis II
-
Biologie médicale: un réseau de laboratoires visé par une attaque informatique
-
Le cachalot échoué sur une plage de Loire-Atlantique est mort
-
Biopic sur Michael Jackson: des milliers de fans fébriles avant la première mondiale
-
Monte-Carlo: Sinner et Alcaraz en démonstration, Vacherot découvre les demies à la maison
-
Frappes israéliennes sur le Liban: 13 membres des forces de sécurité tués
-
Un enfant séquestré plus d'un an dans une camionnette
-
Moyen-Orient: la Bourse de Paris attend les négociations au Pakistan
-
Foot: Stéphane Richard, ancien PDG d'Orange, nouveau président de l'OM
-
SailGP: les Bleus prêts à rebondir à Rio
-
Ligue 1: duels à distance entre candidats à l'Europe
-
Tour du Pays basque: et de trois pour Paul Seixas
-
Moyen-Orient: Lecornu accélère sur l'électrification pour moins dépendre du pétrole ou du gaz
-
Monte-Carlo: Sinner et Alcaraz en démonstration avant les demies
Pour la mémoire, les dernières rescapées racontent Auschwitz
"Nous ne sommes plus qu'une poignée": ce dimanche au Mémorial de la Shoah, quatre rescapées du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau ont témoigné de leur déportation, devant un auditoire très conscient de l'enjeu de transmission de la mémoire.
Sans rien éluder de l'horreur qu'elles ont vécue, Yvette Lévy, Judith Elkan-Hervé, Ginette Kolinka et Esther Sénot racontent ce camp nazi devenu le symbole de l'extermination des juifs, une semaine avant les cérémonies commémorant les 80 ans de sa libération, le 27 janvier.
Les voix tremblent parfois, chez ces rescapées de 97 à 99 ans, mais les souvenirs restent précis pour raconter l'arrivée et la vie dans ce camp où un million de juifs ont été assassinés.
"Le train a roulé deux jours et deux nuits jusqu'à Birkenau. A l'arrivée, 896 personnes sont parties directement à la chambre à gaz", raconte Yvette Lévy, 98 ans, déportée en juillet 1944 dans un convoi de 1.300 personnes.
"On est restées dans une terreur que vous n'imaginez pas. Les nazis sortaient leur pétard quand ça les amusaient. Certaines voulaient se jeter sur les barbelés..." poursuit-elle, en racontant les sélections où il fallait se montrer apte au travail: "on essayait de se tenir bien droites, on se frottait les joues avec la betterave de la soupe quand on passait devant le SS..."
"Les nazis se sont servis de tout pour nous salir, nous humilier", explique Ginette Kolinka, bientôt cent ans, en racontant la dureté inhumaine des kapos privant de soupe les prisonnières affamées. Dans son fauteuil roulant, elle se souvient de sa "honte" lorsqu'il a fallu "retirer tous ses vêtements" à son arrivée.
"Ils nous ont rasées entièrement, nous ont tatoué un numéro sur le bras", explique Esther Sénot, 97 ans, encore capable de réciter le sien -- 58.319 -- en français et en allemand.
L'ancienne déportée, qui a passé 17 mois à Auschwitz, raconte d'un ton vif la menace constante des chambres à gaz dont elle découvre l'existence avec ces mots: "vous faites pas d'illusion, vous êtes entrés par la porte et vous partirez par la cheminée".
- "faussaires de l'Histoire" -
Judith Elkan-Hervé, 98 ans, fait elle un résumé glaçant: "A l'arrivée à Birkenau, celles qui n'ont pas donné leur enfant à leur mère ou leur copine l'ont porté dans leurs bras à la chambre à gaz. Pour moi Auschwitz c'est ça: les mères qui portent leurs enfants à la mort".
Devant l'auditoire où 150 personnes sont installées, elle lance un appel: "il faut soigner la jeunesse, pour l'éduquer dans une voie différente de la haine. Il faut leur dire la vérité de l'Histoire et les mettre en garde. L'éducation est une chose vitale".
Dans le public, Axel Sandager, 23 ans, et ses deux sœurs Caroline et Mathilde, 12 ans, ont bien conscience de cet enjeu: "J'ai eu la chance de rencontrer des déportés dans mon lycée, il y a peu de chance qu'elles, qui sont en 5e, aient la même possibilité", explique-t-il.
L'histoire de la Shoah, ils la connaissent mais "voir les gens, en vrai, qui ont le souvenir, ce n'est pas la même chose", assure sa sœur Caroline.
"Être dans la même pièce fait qu'on se rend mieux compte", affirme Antoine Bouyon, 28 ans. Ce professeur d'histoire qui a emmené ses élèves à Auschwitz en novembre s'interroge: "Je sais qu'il va arriver un jour ou il n'y aura plus de témoins, il n'y aura plus que les sources" historiques et "ce sera très dur sans personnes vivantes à faire écouter".
Dans le récit des rescapées, l'appel à la vigilance revient régulièrement.
"Ce que j’espère est que ceux qui nous écoutent comprennent que si je parle, c’est parce que certains haïssaient les juifs. Et ça,il ne faut plus que ça recommence", affirme Ginette Kolinka.
"Aujourd'hui nous ne sommes plus qu'une poignée de survivants", conclut Esther Sénot. Et à l'intention des jeunes: "Je compte sur vous pour que vous puissiez témoigner en notre nom à tous, face aux négationnistes et autres faussaires de l'Histoire".
F.Santana--PC