-
Le Parlement italien vote sur la loi électorale, un test pour Meloni
-
Budget 2027 : tension sur les retraites dès les premiers débats
-
Objectif Terre pour Sophie Adenot
-
Mobilisation lycéennes: les lycéens appelés de nouveau à se mobiliser jeudi
-
"Plus jamais Bolsonaro": des milliers de manifestants avant le second tour au Brésil
-
Espagne: vive émotion après la mort de Maricarmen Abascal, symbole de la crise du logement
-
Attaque du 7 octobre: le chancelier allemand promet de lutter contre l'antisémitisme
-
Espagne: les syndicats appellent à la grève générale le 11 novembre, pour le logement et les salaires
-
Le commissaire européen au Commerce en Chine pour éviter l'escalade
-
Le chef du Pentagone visite un porte-avions revenu du Moyen-Orient après des tentatives de suicide à bord
-
Avec Nvidia, Microsoft veut muscler l'IA locale sur ses PC, mais au prix fort
-
La condamnée réchappée d'une exécution aux Etats-Unis a failli être débranchée
-
Wall Street termine en baisse, rattrapée par les inquiétudes sur les taux
-
Le Chrysler Building, icône de New York, trouve enfin preneur après des années de déshérence
-
Turquie : manifestations à Izmir, un bastion de l'opposition dont le maire fait défection
-
Trois morts dans des attaques houthies contre des aéroports saoudiens
-
Covid: tensions sur certaines seringues et aiguilles avant la campagne de vaccination
-
Cerné par les crises, Lecornu cible la colère sociale et temporise sur les lycéens
-
Face à l'Acropole, Marco Rubio promeut la puissance américaine et appelle l'Europe à sortir de "sa torpeur"
-
Lecornu joue l'apaisement avec les lycéens, annonce des mesures pour faire baisser le prix de l'essence
-
Soupçons de peste en Russie: ce que l'on sait
-
Soupçon de peste en Russie : l'OMS "pas en mesure" de mener une évaluation complète des risques
-
La condamnée ayant survécu à son exécution aux Etats-Unis, a repris connaissance et parvient à parler
-
La Bourse de Paris en forte baisse, les taux d'emprunt français remontent
-
La plus grande colonie de manchots du monde victime du changement climatique, montre une étude
-
Éthiopie: des troupes érythréennes se déploient dans le nord du Tigré
-
Le gouvernement essuie un revers dès l'arrivée du budget en commission à l'Assemblée
-
"Pas de risque de diffusion" de la peste en Europe, dit la directrice du centre de référence à l'Institut Pasteur
-
Turquie : le maire d'Izmir quitte l'opposition pour rejoindre le parti au pouvoir
-
Le pilote finlandais de F1 Bottas a fait 420 km à vélo de la Malaisie à Singapour
-
La condamnée ayant survécu à son exécution aux Etats-Unis a repris connaissance
-
La justice ferme une plateforme d'échanges de photos intimes volées à des milliers de femmes
-
Crimes contre l'environnement: 233 arrestations en Amérique latine, selon Interpol
-
Transition écologique : la Cour des comptes appelle à "mieux dépenser"
-
Pour le chimiste français Henri Kagan, un Nobel longtemps attendu
-
Royaume-Uni: Royal Mail annonce jusqu'à 2.500 suppressions de postes
-
Le FMI prêt à agir face au choc El Niño et vigilant sur le boom de l'IA
-
Boissons énergisantes: des parlementaires demandent l'interdiction aux moins de 16 ans
-
La Russie dément tout "risque épidémique" après des soupçons de peste en Sibérie
-
Une victoire de LFI en 2027 ferait "fuir" le président du Medef
-
Crimes contre l'environnement: 233 arrestations en Amérique latine (Interpol)
-
Mondiaux de judo: le pari d'Agbégnénou se conclut sans médaille
-
Wall Street ouvre en baisse, les taux flambent à nouveau
-
Le FMI prêt à agir face au choc El Niño et vigilant sur le boom de l'IA (entretien à l'AFP)
-
Le torchon brûle toujours entre Cristiano Ronaldo et son sélectionneur
-
Mondiaux de judo: pas de médaille pour Clarisse Agbégnénou, battue en repêchages
-
Le prix Nobel de physique, un pionnier de l'IA qui voulait "gagner le Tour de France"
-
A Athènes, Marco Rubio doit mettre en garde contre le déclin occidental
-
Sécheresse : 94.000 personnes privées d'eau du robinet en France
-
Boissons énergisantes : des parlementaires demandent l'interdiction de vente aux moins de 16 ans
Lyssytchansk, touchée par une frappe mortelle, se prépare aux combats
Des cendres ont recouvert une place de la ville de Lyssytchansk, dans le Donbass, tandis que de la fumée s'élevait vendredi de la Maison de la Culture où une frappe de missile russe a fait quatre morts parmi les personnes qui s'y abritaient.
La ville se prépare à de possibles combats de rue, alors que les forces russes affrontent les soldats ukrainiens dans la ville de Severodonetsk, située en face, de l'autre côté de la rivière Donets.
Les bombardements de jeudi ont déclenché un incendie qui a dévasté au cours de la nuit la Maison de la Culture, un bâtiment blanc datant de l'époque stalinienne qui était toujours en proie aux flammes vendredi.
Elle abritait une librairie, un bureau de poste et une scène pour les événements artistiques. Avec la guerre, elle est devenue un abri contre les bombardements et un refuge pour ceux qui ont perdu leurs habitations.
Une mère et sa fille ont été tuées, ainsi qu'un jeune homme et une femme enceinte qui s'étaient réfugiés dans ce bâtiment après avoir fui Severodonetsk, selon des habitants présents sur les lieux.
Selon la police, une dizaine de personnes ont été blessées, dont plusieurs grièvement, après avoir été ensevelies sous les gravats, tandis qu'une dizaine d'autres l'ont été à l'intérieur du bâtiment.
Les blessés graves ont été transportés à l'hôpital dans la ville voisine de Bakhmout, car l'hôpital de Lyssytchansk n'a plus d'électricité.
"Des habitants disent que les soldats avaient parfois l'habitude de venir ici", déclare un officier des forces spéciales de la police qui s'occupe de l'évacuation des habitants et dont le surnom est Jaconda.
La frappe de missiles lui rappelle le bombardement en mars à Marioupol d'un théâtre où étaient réfugiés des civils.
"Qui sait ? C'est peut-être pour la même raison" qu'à Marioupol, ajoute Jaconda, laissant entendre qu'un habitant pro-russe aurait pu donner des informations sur les lieux où se trouvent des soldats.
- 'Tout abandonner' -
Un groupe d'habitants se tient prêt avec des sacs à être évacué vers une ville plus sûre.
Alla Bor, professeure d'histoire, accompagnée de son gendre Volodymyr et de son petit-fils de 14 ans, ne s'était pas résolue à partir avant l'attaque contre la Maison de la Culture.
"J'ai pris peur. Nous abandonnons tout et partons. Personne ne peut survivre à une telle frappe", déclare-t-elle.
"Nous avons tout abandonné, nous quittons notre maison. Nous avons laissé notre chien avec de la nourriture. C'est inhumain, mais que pouvons-nous faire?", se lamente-t-elle.
Deux véhicules de police font le tour de la ville pour emmener les habitants devant être évacués, selon Maksim, inspecteur des forces spéciales de la police.
Les journalistes de l'AFP ont vu des soldats ukrainiens creuser une tranchée devant servir de poste de tir dans une rue du centre de Lyssytchansk et ériger des barricades avec des barbelés et des branches.
Un tracteur traînait une voiture brûlée pour tenter de barrer une rue.
On pouvait entendre le vacarme des combats de l'autre côté de la rivière, selon un photographe de l'AFP.
"Il pourrait y avoir des tirs ici bientôt", insiste Jaconda qui tente de convaincre un homme réticent à l'idée de quitter son domicile."
"Vous pouvez finir encerclés", prévient-il. "Il n'y aurait plus de vie ici", mais si vous êtes évacué, "vous serez au moins sain et sauf".
- 'Oubliés' -
"De nombreux habitants qui sont restés attendent le monde russe", explique Jaconda à un journaliste de l'AFP, faisant allusion à la volonté du président russe Vladimir Poutine de restaurer l'influence russe dans les régions limitrophes de la Russie.
Des résidents montrent à l'AFP la cave humide et froide où ils se sont abrités et où vit à plein temps une famille victime de bombardements, dont une septuagénaire incapable de marcher.
Manquant d'eau potable et d'énergie, ils ont fait bouillir de l'eau et cuit des oeufs dans la cour de leur immeuble avec un feu de camp, en utilisant des branches arrachées par les bombardements.
"Notre pays ne nous aide pas, notre pays nous a oubliés. Nous sommes aidés par des personnes ordinaires bénévoles", déclare Natalia, 47 ans.
Les militaires ukrainiens circulaient sur les routes à destination de la ville, avec des camions transportant des lanceurs de roquettes multiples Grad.
Au moment où une équipe de l'AFP quittait la ville, de la fumée s'est élevée d'un grand bâtiment agricole derrière la route tandis que des gravats étaient projetés au-dessus.
Des soldats ont indiqué que la frappe avait eu lieu quelques minutes plus tôt et que personne n'avait été blessé, tout en refusant de préciser ce qui se trouvait dans le bâtiment.
T.Batista--PC