-
Incendie dans les Landes: les moyens se concentrent sur la reprise de feu nocturne
-
Euro d'athlétisme: le bronze au bout de l'effort pour le marcheur Aurélien Quinion
-
Après la mort d'un ex-professeur de Cambridge, ses proches dénoncent une "campagne de harcèlement"
-
Liban: neuf morts, dont des enfants, dans des frappes israéliennes
-
L'Iran réaffirme que le détroit d'Ormuz restera iranien, réagissant aux propos de Trump
-
EasyJet: grève d'hôtesses et stewards en France, une centaine de vols annulés
-
Incendie dans les Landes: reprise de feu nocturne, avant une météo plus "favorable"
-
Combattre les cyberpirates avec des "corsaires", le pari risqué des Etats-Unis
-
"Pas d'autre option": le destin du Koweït lié au détroit d'Ormuz
-
Avec le référendum en Islande, l'UE se prend à rêver d'une "success story"
-
Incendie en Belgique, 850 hectares partis en fumée
-
Urinoirs gratuits, cabines payantes : une Viennoise porte plainte pour discrimination
-
Drapeaux au vent, les dirigeants talibans célèbrent leurs cinq ans à la tête de l'Afghanistan
-
Le Venezuela libère plus de 130 prisonniers politiques, sur fond de dialogue avec l'opposition
-
Incendie dans les Landes: reprise de feu dans la nuit, 1.580 hectares brûlés
-
Inde: en réponse à la fronde étudiante, Modi annonce des cours gratuits de préparation aux concours
-
Les autorités talibanes célèbrent leurs cinq ans à la tête de l'Afghanistan
-
Euro d'athlétisme: revanchard, Gressier va chasser l'or du 10.000 m
-
Puissant séisme dans l'est de l'Indonésie, au moins 20 morts
-
La Colombie à la recherche des centaines de disparus du séisme
-
Foot: avis négatif du CNOSF, le spectre de liquidation se rapproche pour les Girondins
-
Euro d'athlétisme: Audrey Werro remporte "la course de l'année" à Birmingham
-
Natation: en finale du 200 m papillon, Marchand vise un premier titre européen
-
La Colombie recherche les centaines de disparus du séisme
-
Luigi Mangione, accusé du meurtre d'un patron d'assurance américain, avoue lui avoir "tiré" dessus
-
Foot: Jeff Bezos devient actionnaire minoritaire du club anglais de Liverpool (club)
-
La Bourse de Paris en repli quatre jours de suite
-
Dernier coup de chaud avant le répit attendu ce week-end, feu d'ampleur dans les Landes
-
Mexique : le président indigène de la Cour suprême dénonce du racisme
-
"Elles changent ma vie": les lunettes "intelligentes" gagnent du terrain
-
Incendies en Espagne : les restes des premiers rois de l'Aragon sauvés des flammes
-
Les Bourses européennes en baisse, sauf Francfort
-
Aide à mourir: la loi franchit, sans bouleversement, l'épreuve du Conseil constitutionnel
-
Dernier coup de chaud avant le répit attendu en fin de week-end, feu d'ampleur dans les Landes
-
Royaume-Uni: face à des incendies inédits, le Premier ministre appelle à "faire face" au changement climatique
-
Le Conseil constitutionnel valide la quasi-totalité de la loi d'urgence agricole
-
L'OMS dénonce plus de 10.000 attaques contre des centres de santé et un déni de justice
-
La justice française rejette un deuxième recours contre l'expulsion de Xenia Fedorova
-
Fisc piraté: ce que l'on sait des données dérobées
-
Croatie : un mort et des dizaines de blessés dans un incendie sur le littoral
-
Wall Street sans éclat, le marché en mode estival
-
L'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans censurée, au nom de la liberté d'expression
-
Aide à mourir: le Conseil constitutionnel valide la loi, avec quelques réserves
-
Le "latiao" chinois, d'en-cas mal famé à phénomène viral
-
"Optimiser" son corps grâce aux peptides: des produits interdits et une tendance risquée pour la santé
-
SNC SCANDIC PAY: Betala – över hela världen och utan gränser
-
स्कैंडिक पे: दुनिया में कहीं भी, बिना किसी सीमा के भुगतान करें।
-
Colons en Cisjordanie: un ministre israélien pour un transfert du maintien de l'ordre à la police
-
SNC SCANDIC PAY: Platby po celém světě bez omezení
-
SNCスカンディックペイ):世界中で、制限なくお支払いいただけます
En Colombie, une présidentielle de rupture et "au finish"
La Colombie vote dimanche pour choisir son nouveau président entre l'opposant de gauche Gustavo Petro ou l'homme d'affaires indépendant Rodolfo Hernandez, deux candidats qui promettent, chacun à leur manière, un changement radical pour un pays un crise.
Au terme d'une campagne à l'atmosphère exécrable, les tout derniers sondages publiés il y a une semaine donnaient les finalistes au coude-à-coude, une situation inédite et qui annonce un second tour "au finish", selon la presse locale.
Près de 39 millions d'électeurs sont attendus entre 8H00 et 16H00 locales (13H et 21H GMT) dans 12.500 bureaux de vote pour départager deux candidats "anti-establishment" qui, pour la première fois, semblent incarner "un changement politique significatif", juge Carolina Jimenez, directrice du département de sciences politiques à l'Université nationale.
Dimanche soir, le sénateur Petro, ex-guérillero reconverti à la social-démocratie et ancien maire de Bogota pourrait devenir le premier président de gauche de l'histoire de la Colombie.
Ou la direction du pays pourrait être confiée à l'inclassable millionnaire Hernandez, ex-maire d'une grande ville du nord, qualifié surprise qui a mis la droite hors-course au premier tour en promettant d'en finir avec les "voleurs" et la "bureaucratie".
- Campagne "poubelle" -
M. Petro, 62 ans, était arrivé largement en tête de ce premier tour le 29 mai, avec 40% contre 28% à M. Hernandez, 77 ans, et une participation de 55%. A eux deux, ils ont défait les élites conservatrices et libérales qui monopolisent le pouvoir depuis deux siècles.
Le magnat de l'immobilier a cependant reçu immédiatement le soutien de la droite traditionnelle et sa figure tutélaire, l'ex-président Alvaro Uribe (2002-2010).
Ces trois dernières semaines de campagne "poubelle" -autre expression de la presse- ont été marquées par les invectives, accusations en tout genre, désinformation, espionnages... avec une course à l'échalote des deux camps pour se montrer le plus "proche des gens", via les incontournables réseaux sociaux.
"En moi, vous trouverez un gladiateur", a juré Hernandez cette fin de semaine. "Je réduirai la taille de l'État, mettrai fin à la corruption et remplacerai les fonctionnaires incapables et corrompus placés par les gouvernements précédents. (...) Il n'y aura plus de dilapidation de l'argent des Colombiens", a clamé sur Twitter celui qui se vante "de dire les choses crûment".
Le "roi de TikTok" ou le "vieux", comme il aime aussi à se faire appeler, a annoncé tout un catalogue de mesures -parfois surprenantes-, allant de la suppression des voitures de fonction des parlementaires à la réduction de la TVA% en passant par la légalisation de la marijuana.
Son rival de gauche promet quant à lui un programme "progressiste" en faveur de "la vie", avec un Etat plus fort, plus d'impôts pour les riches ou encore la transition énergétique.
"Le pays a besoin de justice sociale pour pouvoir construire la paix (...) c'est-à-dire moins de pauvreté, moins de faim, moins d'inégalité, plus de droits", a-t-il répété samedi.
- Inquiétudes -
L'élection se déroule "après une rébellion sociale et dans un contexte de crise économique profonde, de crise majeure de légitimité des institutions", rappelle Mme Jimenez.
Les quatre années de mandat du président sortant conservateur Ivan Duque, qui ne pouvait se représenter, ont vu peu de réformes de fond.
Elles ont été marquées par la pandémie, une sévère récession, des manifestations antigouvernementales massives durement réprimées, et une aggravation de la violence des nombreux groupes armés qui sévissent dans les campagnes et s'affrontent pour le narcotrafic.
Malgré la soif de changement du pays, les deux candidats inquiètent une partie de l'électorat. "Il y a un groupe substantiel d'électeurs qui n'aiment pas l'énorme incertitude que représentent Petro comme Hernandez", observe Michael Shifter, du think tank Interamerican Dialogue.
Hernandez a "peu d'expérience au niveau national, a peu parlé de la façon dont il va gouverner, il n'a pas de représentant au Congrès (...)", pointe Patricia Ines Munoz, politologue à l'Université de la Javeriana.
Avec Petro, "l'inquiétude vient de l'expérience des gouvernements de gauche dans la région (...)", notamment au Venezuela voisin. "Il suscite beaucoup de peur chez une partie des citoyens, mais aussi chez les entreprises et certains secteurs économiques."
La "première tâche" du prochain président sera pourtant de "recomposer cette société fracturée (...). Aucun des deux ne pourra gouverner seul, sans prendre en compte l'autre moitié du pays et ceux qui n'ont pas voté", souligne Mm Munoz.
Près de 320.000 policiers et militaires assureront la sécurité du scrutin, sous l'oeil de nombreux observateurs internationaux. Comme lors du premier tour, qui s'était déroulé dans le calme, les résultats sont attendus dans la soirée.
L.Torres--PC