-
Vague de chaleur en Europe en mai: record à Londres, canicule en France
-
Au Liban, des migrants s'entraident pour surmonter la guerre
-
Royaume-Uni: record historique de chaleur battu pour un mois de mai
-
Ebola: l'épidémie est "extrêmement grave" selon le chef de l'OMS, attendu mardi en RDC
-
La reine Margrethe du Danemark hospitalisée pour un important hématome à la hanche
-
Brésil: Lula sous radiothérapie après le retrait d'une lésion cutanée
-
L'ouest de la France attend mardi son premier "épisode caniculaire" pour un mois de mai
-
"C'est dur": Stan Wawrinka éliminé au premier tour de son ultime Roland-Garros
-
L'Ukraine rapatrie et inhume un "héros" nationaliste qui divise
-
Trump veut un accord de paix englobant Israël et des pays du Golfe
-
Deux nouveaux cas confirmés d'infection au virus Ebola en Ouganda
-
Sous des chaleurs extrêmes, le hajj met les pélerins à rude épreuve
-
Objectif Lune: la Chine envoie trois hommes dans l'espace, dont un pour un an
-
Thaïlande: les accusations de violences sexuelles d'un riche héritier provoquent une rare prise de conscience
-
Inde: nouvelle hausse des prix des carburants en raison de la guerre au Moyen-Orient
-
Plus d'un million de musulmans entament le hajj, en pleines tractations irano-américaines
-
RFI lance un service en arménien sur les réseaux sociaux, la désinformation en ligne de mire
-
La Suède atteint son objectif de moins de 5% de fumeurs quotidiens, selon un rapport
-
Chili: d'égout à ciel ouvert à corridor vert, la renaissance du Mapocho
-
Cambodge: le principal opposant Kem Sokha gracié, selon l'ex-Premier ministre Hun Sen
-
Ebola en RDC: incidents dans un hôpital à l'épicentre de l'épidémie
-
Chaleur en France: "globalement très chaud jusqu'à samedi" , prévient Météo-France
-
Plafonner la population: la question qui divise la Suisse
-
Moyen-Orient: des progrès mais pas d'accord imminent, selon l'Iran et Trump
-
James Bond, Indiana Jones... le jeu vidéo ressort des gloires d'Hollywood pour séduire des joueurs vieillissants
-
Bruel: en Suisse, le Paléo Festival évoque un accord après un "comportement inadmissible" en 2019
-
Japon: Décès à 93 ans de Toshifumi Suzuki, "père des Konbini"
-
Le groupe EDF définitivement reconnu coupable de harcèlement moral envers un cadre
-
Japon: rallonge budgétaire de 19 milliards de dollars, face aux coûts générés par la guerre
-
Enfant mort étranglé à Rennes: un adolescent de 16 ans interpellé
-
Le pape lance un puissant appel à "désarmer" l'IA pour "l'empêcher de dominer l'humain"
-
Plus d'un million de musulmans entament le hajj, en pleines tractations de paix
-
Des progrès mais pas d'accord imminent avec Washington, selon Téhéran
-
Roland-Garros: "Je n’entendrai plus +Ca fait 50 ans qu’on n’a plus gagné+, savoure l'Italien Panatta
-
Sa cabane terminée, Vianney annonce une nouvelle tournée en 2027
-
Le "dôme de chaleur" continue de s'étendre: 18 départements placés en vigilance jaune lundi
-
Roland-Garros: Moïse Kouame, un Paris pour l'avenir
-
Roland-Garros: un an après l'exploit, Boisson reprend le fil de son histoire parisienne
-
Ukraine: l'opposante bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa en visite à Kiev
-
Huawei a développé un nouveau mode de fabrication de puces
-
La Bourse de Paris profite des espoirs de conclusion d'un accord au Moyen-Orient
-
Ski de fond: les JO-2030, "une grande source de motivation", assure Klaebo
-
Marchés: les espoirs de réouverture d'Ormuz poussent pétrole et taux à la baisse, les Bourses en forme
-
Rubio visite le Taj Mahal au moment où les discussions avec l'Iran s'intensifient
-
"Il est petit, il est bleu !": comment des chercheurs ont découvert un nouveau poulpe
-
En Guadeloupe, les sargasses empoisonnent la fin de l'année scolaire
-
Philippines: quatre morts et une quinzaine de disparus après l'effondrement d'un chantier
-
Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo
-
Play-offs NBA: Wembanyama et les Spurs dominent largement le Thunder et reviennent à 2-2
-
Chaleur: Météo-France étend la vigilance jaune à 18 départements dont Paris et petite couronne
Le Mozambique, encore hanté par les démons de la guerre civile
La plupart ont rendu les armes, cette guerre-là est bien terminée. Mais pour les quelque 5.000 ex rebelles du Mozambique, qui ont longtemps combattu le pouvoir après l'indépendance il y a près de 50 ans, l'avenir après la brousse reste incertain.
Aurelio Capece Mudiu contemple les montagnes du Gorongosa (centre), fief historique des combattants de la Renamo, le regard humide et le visage buriné par 40 années "là-haut", dans les bases de la rébellion.
"C'est difficile de vivre seul, une personne qui n'a rien, sans sa famille, loin...", confie le combattant démobilisé dans le cadre du processus de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) lancé par le gouvernement il y a deux ans.
Le Mozambique a traversé une guerre civile qui a duré quinze ans après le départ du colon portugais en 1975. Le conflit entre la Renamo, soutenue par l'Afrique du Sud sous apartheid et la Rhodésie sous domination blanche voisines ainsi que par les Etats-Unis, et le parti au pouvoir encore aujourd'hui, le Frelimo, soutenu par les Soviétiques dans un contexte de Guerre froide, a fait près d'un million de morts.
Après un accord de paix en 1992, la Renamo est devenue un parti politique mais n'a jamais remporté d'élection nationale. En 2013, les rebelles ont repris les armes, jusqu'à un nouvel accord en 2019.
Aujourd'hui, au pied des montagnes, les carcasses de pickups brûlés sont mangés par les herbes hautes, comme des vestiges d'un autre temps. La plupart des rebelles ne sont plus en état de combattre, la moyenne d'âge est de 55 ans.
Le long des pistes, le drapeau rouge du Frelimo et celui tricolore de la Renamo se disputent encore les places des villages mais l'hypothèse de nouveaux affrontements est définitivement écartée.
"Il n'y a personne à la Renamo qui ne veut pas la paix", assure à l'AFP Antonio Muchanga, député du Renamo.
Les violences font désormais rage ailleurs, à un millier de km au nord. La province du Cabo Delgado est ravagée depuis 2017 par des attaques jihadistes.
- Armes de chasse -
Selon les données officielles, 63% des combattants de la Renamo ont rendu les armes et la plupart des bases rebelles sont fermées. Mais selon une source humanitaire, "les combattants ont surtout restitué des vieilles armes de chasse". Et des rebelles campent encore dans les montagnes.
"Certains ont eu des enfants et sont morts ici sans avoir eu le temps de les revoir. Je veux dire aux autres, qui sont encore là-haut, de nous rejoindre", relève Aurelio, d'une voix éraillée.
Chaque combattant démobilisé a reçu une aide équivalente à 2.000 dollars pour la réintégration. Comme la plupart d'entre eux, Aurelio a rapidement dépensé son pécule et attend désormais le versement d'une retraite, promise dans l'accord de paix.
"Si le gouvernement me donne de l'argent, je ferai de mon mieux pour aider ma famille, construire une maison (...) Mais le gouvernement ne nous a toujours rien donné. Les aides sont épuisées et nous attendons à la maison, sans rien", peste-t-il.
Selon Zenaida Machado, de l'ONG Human Rights Watch, les aides ne suffisent pas. "Il faut aussi leur fournir les outils nécessaires pour s'intégrer aux communautés et leur permettre d'être autosuffisants".
Un texte doit être voté d'ici la fin de l'année mais le problème est financier, selon Mirko Manzoni, représentant des Nations unies au Mozambique qui a participé à l'élaboration du dernier accord de paix.
"L'Etat mozambicain a un budget limité et des besoins énormes. Pèse en plus une hypothèque constante, les retraites des combattants, qui représentent 300 millions d'euros par an sur un budget de six milliards" explique-t-il, rappelant que "la majorité des Mozambicains n'ont pas de retraite".
L.E.Campos--PC