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Mette Frederiksen, la dame de fer du Danemark affaiblie par son échec aux élections locales
Longtemps leader incontestée de la gauche danoise, saluée pour ses capacités de rassemblement, la Première ministre Mette Frederiksen voit son autorité s'affaiblir après le net recul de son parti aux élections locales du 18 novembre.
A 48 ans, cette femme d'appareil, incarnation de la sociale-démocratie acquise à la rigueur migratoire pour défendre l'Etat providence, entend rester à la barre.
"Je n'ai aucune intention de démissionner", promet-elle, à l'heure où les sociaux-démocrates ont perdu près de la moitié des municipalités qu'ils contrôlaient, dont celle de Copenhague.
"Qu'elle ressente le besoin de dire ça tout haut illustre bien le fait que sa position de cheffe de parti intouchable s'est affaiblie", juge auprès de l'AFP Christine Cordsen, commentatrice politique à la télévision publique DR.
C'est la deuxième fois depuis 2022 -- et la mise en place d'une coalition entre sa formation, les libéraux et les modérés -- que son parti recule.
En 2024 déjà, les sociaux-démocrates étaient arrivés en deuxième position des élections européennes, derrière le parti populaire socialiste, lequel vient symboliquement d'arracher la mairie de Copenhague.
Issue d'une famille sociale-démocrate de longue date, fille d'un ouvrier typographe et d'une assistante maternelle, Mette Frederiksen reste aujourd'hui candidate à sa propre réélection.
"Si on m'avait posé la question il y a un an, même huit mois, j'aurais répondu : +oui, Mette Frederiksen sera encore notre Première ministre après les prochaines élections+, maintenant, je ne suis plus aussi sûre", dit Elisabet Svane, analyste politique pour le quotidien Politiken.
Autrefois très populaire, sa cote de sympathie s'est largement dégradée, s'établissant à 36% en octobre 2025, selon une enquête de l'institut Yougov, contre près 79% au printemps 2020.
Maîtresse des horloges, c'est à elle que revient la choix de la date des prochaines législatives. Elles doivent se dérouler avant le 1er novembre 2026.
"Beaucoup de réductions d'impôts sont prévues dans le nouveau budget, je pense qu'elle et le gouvernement espèrent que cela permette aux Danois d'aborder la campagne électorale sur une note positive, avec plus d'argent que jamais", explique le politologue Kasper M. Hansen, professeur à l'Université de Copenhague.
- Sans successeur identifié -
Députée depuis ses 24 ans, en 2001, Mette Frederiksen a pris en 2015 la tête de la plus grande formation politique danoise, à la faveur du départ d'Helle Thorning-Schmidt, première femme Première ministre du pays battue aux législatives.
Ancienne ministre de l'Emploi puis de la Justice, cette mère de deux enfants, aujourd'hui jeunes adultes, a réussi à unir son parti sans jamais être sérieusement contestée. Aujourd'hui encore, la presse est en mal de nommer un potentiel successeur.
"Il n'y a pas de véritable prétendant, pas de prince héritier au sein du parti, donc la situation actuelle augmentera les luttes de pouvoir internes", relève Mme Cordsen.
A la tête d'un premier gouvernement minoritaire exclusivement social-démocrate entre 2019 et 2022, cette fan d'Instagram, souvent méfiante envers la presse étrangère, a d'abord mené avec succès la bataille contre le Covid-19.
Elle a cependant trébuché sur la "crise des visons": l'abattage qu'elle a ordonné pour raisons sanitaires de l'énorme cheptel d'animaux à fourrure du pays s'est avéré illégal.
"Après cette crise, elle a su rebondir", note Mme Svane.
Son deuxième mandat est marqué par un tour de vis migratoire en matière de politique intérieure pour contrer la poussée de l'extrême-droite, parallèle à un plus fort engagement international avec un inébranlable soutien à l'Ukraine et un véritable effort financier en matière de défense.
"Elle se concentre beaucoup sur les défis internationaux, ce qui est très noble, mais ce n'est pas ce qui fait gagner des élections nationales", relève l'analyste.
A l'occasion de la COP30, la cheffe de gouvernement, bien qu'à la tête de la présidence tournante de l'Union européenne jusqu'au 31 décembre, n'a pas fait le déplacement au Brésil pour se concentrer sur la campagne des municipales.
Mette Frederiksen s'est aussi illustrée sur le Groenland, en réaffirmant la souveraineté de territoire autonome danois face aux désirs d'annexion du président américain Donald Trump.
V.Dantas--PC