-
Tour du Pays basque: Seixas, le triomphe du petit prince du cyclisme français
-
Champions Cup: à Glasgow, Toulon s'offre un exploit et une place en demi-finale
-
Les cinq précédentes victoires françaises dans une course par étapes World Tour
-
Monte-Carlo: une finale Alcaraz-Sinner pour une place de N.1 mondial
-
A l'aéroport de Beyrouth, les avions décollent et atterrissent malgré les bombardements israéliens
-
Ukraine : début officiel de la trêve pascale entre Kiev et Moscou
-
Liban: 10 morts dans des frappes, le Hezbollah qualifie les négociations directes avec Israël de "violation flagrante" de la constitution
-
Le branchement électrique des bateaux de croisière s'accélère à Marseille
-
Ouverture des négociations entre l'Iran et Etats-Unis à Islamabad
-
L'extrême droite allemande vise la tête d'une région, la rue proteste
-
A Lima, les chauffeurs de bus sous la menace à la veille de la présidentielle
-
Faut-il "arrêter d'embaucher des humains"? La Silicon Valley face à la révolution du travail avec l'IA
-
Non, le curaçao bleu n'est pas bleu
-
Femmes pompiers: d'un combat pionnier à une place assumée
-
Léon XIV en Algérie, une première historique pour un pape
-
JD Vance au Pakistan pour des négociations avec l'Iran
-
Allemagne: avec son attaque affamée, le Bayern en passe de battre un record vieux de 54 ans
-
Golf: McIlroy, phénoménal, s'envole en tête du Masters à mi-parcours
-
NBA: retour réussi pour Wembanyama, éligible aux récompenses individuelles
-
JD Vance en route pour le Pakistan pour le début de négociations avec l'Iran
-
Coup d'envoi du festival Coachella avec la popstar Sabrina Carpenter
-
Comment la Nasa a investi dans les images pour ressusciter l'enthousiasme spatial
-
Ukraine: début attendu d'un cessez-le-feu pour la Pâque orthodoxe
-
Présidentielle au Pérou: Keiko Fujimori promet expulsions de migrants et rapprochement avec Washington
-
Les Etats-Unis et l'Iran affichent leur méfiance avant les négociations au Pakistan
-
OpenAI: la maison de Sam Altman à San Francisco touchée par un cocktail Molotov
-
Présidentielle à Djibouti: Ismaïl Omar Guelleh annonce sans surprise sa réélection à un sixième mandat
-
Ismaïl Omar Guelleh, président de Djibouti pas prêt à "passer la main"
-
La maison de Sam Altman à San Francisco touchée par un cocktail Molotov, selon OpenAI
-
Mythos, l'IA trop dangereuse selon son créateur Anthropic, accusé de coup médiatique
-
Ligue 1: un président et trois points pour l'OM
-
Le Liban annonce des discussions avec Israël mardi à Washington
-
Espagne: le Real Madrid accroché par Gérone et Lemar avant le retour contre le Bayern
-
Cancer de l'ovaire: deux traitements enregistrent de bons résultats face à une forme résistante
-
Moyen-Orient: les marchés suspendus aux pourparlers au Pakistan
-
Russie : un journaliste du média indépendant Novaïa Gazeta placé en détention
-
Report du "grand oral" de Nicolas Barré pour diriger Libération, sur fond d'opposition
-
Le poids de la Chine fait pencher la balance, et ce n'est pas de l'économie
-
L'interdiction du plastique dans les cantines scolaires en question, le gouvernement entend la "sécuriser juridiquement"
-
Artemis II: comment les parachutes d'Orion doivent assurer un retour en douceur
-
Wall Street temporise avant des discussions entre l'Iran et les Etats-Unis
-
Une ONG africaine poursuit Harry pour atteinte à sa réputation
-
Ligue 1: fin de série brutale pour Monaco, battu par un Paris FC de gala
-
Ce qu'il faut retenir de la mission Artémis II
-
Biologie médicale: un réseau de laboratoires visé par une attaque informatique
-
Le cachalot échoué sur une plage de Loire-Atlantique est mort
-
Biopic sur Michael Jackson: des milliers de fans fébriles avant la première mondiale
-
Monte-Carlo: Sinner et Alcaraz en démonstration, Vacherot découvre les demies à la maison
-
Frappes israéliennes sur le Liban: 13 membres des forces de sécurité tués
-
Un enfant séquestré plus d'un an dans une camionnette
Tunisie: plus de 2.000 personnes manifestent contre "les injustices"
Au rythme de tambours, plus de 2.000 personnes, militants associatifs et politiques ou simples citoyens, ont défilé samedi à Tunis pour la défense des libertés politiques et une amélioration des conditions économiques, selon des observateurs et des journalistes de l'AFP.
Réunis "contre les injustices" sous la houlette du comité de défense d'Ahmed Souab, un avocat respecté condamné fin octobre à cinq ans de prison pour avoir critiqué le système judiciaire, les protestataires ont marché pendant plus de deux heures dans le centre de Tunis.
La manifestation, d'une ampleur inhabituelle pour ces derniers mois, a fait symboliquement étape devant le siège du Groupe chimique tunisien, rendu responsable d'une grave pollution à Gabès (sud) et devant le syndicat des journalistes SNJT, qui a déploré récemment une "répression sans précédent" des médias.
"Liberté, liberté" ont scandé les manifestants vêtus de noir, munis de sifflets et portant un ruban rouge, en majorité des sympathisants d'ONG, rejoints par des militants des grands partis d'opposition venus sans bannières.
Ils ont réclamé la libération des dizaines d'opposants, journalistes, avocats et travailleurs humanitaires, emprisonnés ces dernières années, pour des accusations de complot contre le président ou en vertu d'un décret-loi sur les "fausses informations", à l'interprétation jugée trop large par les défenseurs des droits.
- "Noirceur" -
"La Tunisie vit un contexte de noirceur sur tous les plans: on a des prisonniers politiques, des journalistes emprisonnés et même M.ou Mme Lambda, on a la cause environnementale à Gabès", a affirmé à l'AFP Saeb Souab, porte-parole du comité organisateur dont le but était d'"unifier toutes les luttes".
La marche s'est terminée près d'une piscine rénovée sur ordre du président pour montrer qu'"en six ans ce Monsieur n'a rien fait d'autre", selon M. Souab, fils de l'avocat emprisonné. Les manifestants y ont allumé des fumigènes rouges.
M. Souab s'est dit "très pessimiste à propos de la justice tunisienne", notant que son père "a été condamné en six ou sept minutes" en première instance.
Monia Brahim, l'épouse de l'activiste emprisonné Abdelhamid Jelassi, brandissait un panier en plastique comme ceux avec lesquels les proches des détenus leur apportent à manger.
La marche était encadrée par des dizaines de policiers en civils, parfois pris au dépourvu par plusieurs changements de parcours.
"Le peuple veut la chute du régime", ont lancé de nombreux manifestants, ciblant le président Kais Saied, qui s'est emparé des pleins pouvoirs par un coup de force en 2012, deux ans après son élection.
Certains portaient des pancartes "Not my president".
- "Pauvreté et inflation" -
"Y en a marre de ce président et du groupe qui l'entoure. Le pays est dans la misère, on ne peut rien acheter, le pays s'effondre, les hôpitaux sont en mauvais état", déplore auprès de l'AFP Nejia Adjmi, 63 ans, une pâtissière à la retraite.
Les Tunisiens ont vu leur pouvoir d'achat reculer ces dernières années à cause d'une forte inflation (revenue à environ 5% après un pic de 10% en 2023) en particulier sur les produits alimentaires.
"On ne peut même plus s'exprimer sur les réseaux sociaux", ajoute-t-elle, assurant être une proche de Saber Chouchane, condamné à mort puis gracié en octobre, pour avoir critiqué sur Facebook le président et la ministre de la Justice, Leila Jaffel.
Plusieurs ONG tunisiennes et étrangères ont déploré une régression des droits et libertés depuis 2021.
Amel est venue de La Goulette, une banlieue de classe moyenne, pour "manifester contre l'arbitraire". Cette psychologue à la retraite de 68 ans, qui préfère ne pas donner son nom, se dit "outrée qu'il y ait des gens emprisonnés pour un délit d'opinion".
"On ne sait pas pourquoi ils sont détenus, on leur colle des procès à la suite les uns des autres pour ne pas les libérer", dit-elle à l'AFP.
"Pauvreté, inflation, le pays est au fond du trou" et "les prisons sont pleines, il n'y a plus de liberté d'expression", s'énerve aussi Hicham Lahmer, un artisan-coordonnier de 45 ans. Il réclame le départ de M. Saied et "de nouvelles élections".
F.Moura--PC